
Ancien trotskyste infiltré au Parti socialiste, politicien enchaînant les mandats et fonctions (il fut Premier ministre de 1997 à 2002), il incarnait cette gauche intellectuelle qui a « façonné » la France des décennies durant.
Après son élimination au premier tour de la présidentielle de 2002 par Jean-Marie Le Pen, il eut le bon goût – rare – de quitter la vie politique, assumant son échec. S’il tenta sans succès un retour en 2007, il sut ensuite se faire discret.
Avec honnêteté, il avoua plus tard que la prétendue menace fasciste en France – brandie par la gauche avec la complicité de la fausse droite – n’était que du cinéma, un théâtre antifasciste monté pour les besoins de la cause. Un mensonge.
Ce gauchiste convaincu fut un immigrationniste assumé. Sa phrase glaçante reste dans les mémoires : « Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse que la France s’islamise ? »
Elle révèle le mépris de ces élites pour le destin de notre nation.
Sorti de sa retraite en 2024, il appela une dernière fois à faire barrage à l’« extrême-droite » aux législatives, fidèle jusqu’au bout au socialo-communisme.
Son parcours illustre les illusions et les renoncements qui ont mené notre pays au bord du précipice démographique et identitaire.
Source T. Joly