• 789 : le capitulaire Admonitio generalis (« exhortation générale ») de Charlemagne, étudié avec ses conseillers laïcs et ecclésiastiques, fixe les premières grandes lignes directrices de la réforme carolingienne. Il préconise notamment la création d’écoles dans chaque évêché pour tous les enfants, quelle que soit leur condition, ou la lutte contre les restes de superstition païenne.
• 1237 : mort, à 67 ans, du chevalier français Jean de Brienne (« Jean Ier »), qui fut pendant 15 ans roi de Jérusalem de 1210 à 1225, puis de 1229 à sa mort, empereur latin de Constantinople, qu’il eut à défendre farouchement.
• 1372 : libération de Niort par Bertrand Du Guesclin.
Recourant à une ruse de guerre, le connétable de France reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.
• 1534 : le roi d’Angleterre Henri VIII Tudor est excommunié par le pape, qui, ferme sur les principes catholiques, n’accepte pas son divorce avec Catherine d’Aragon et son remariage avec Anne Boleyn. Henri VIII créera alors sa religion (l’anglicanisme), faisant schisme avec l’Église.
• 1682 : Louis XIV confirme par édit la Déclaration des Quatre articles, proclamation de gallicanisme face à l’autorité du pape, qui devient ainsi loi d’État. Le pape Innocent XII refuse alors de donner l’institution canonique aux prêtres choisis par le roi pour occuper les évêchés vacants, du fait qu’ils avaient souscrit à la déclaration.
► sur ce thème, on peut lire notamment le livre de l’abbé Planté.
• 1792 : les Girondins prennent l’ascendant (pour quelques mois) sur la Révolution.
Après s’être séparé de ses ministres du club des Feuillants, tous favorables à la monarchie constitutionnelle, le roi Louis XVI appelle au gouvernement des amis du député de la Gironde Brissot, que l’on appelle Brissotins et qui seront plus tard connus sous le nom de Girondins. Ardents révolutionnaires, ils participent aussi au Club des Jacobins. À l’Assemblée législative, ils plaident pour la guerre contre l’Autriche. Le roi, pour des raisons opposées, est aussi favorable à la guerre.
► Pour des livres concernant la Révolution française, voir ici.
• 1796 : « bataille » de La Chabotterie, quand le général vendéen François-Athanase de Charette et près de cinquante de ses compagnons sont attaqués et poursuivis toute la journée par quelques six cents soldats républicains. Charette, blessé, finit par être capturé, la plupart de ses combattants tués : c’est la fin de la deuxième guerre de Vendée.
► pour des livres, bandes dessinées et DVD sur la chouannerie et les guerres de Vendée, voir ici.
• 1907 : sous la pression diplomatique et la menace d’intervention militaire de la France, le Siam (future Thaïlande) rend au Cambodge (sous protectorat français) une partie de son territoire, dont Angkor. Les Khmers récupèrent leurs temples et c’est une victoire symbolique importante pour la France.

• 1919 : fondation, à Milan, des Fasci Italiani di Combattimento (les Faisceaux italiens de combat), par des Arditi (anciens combattants d’élite), des interventionnistes de gauche, des nationalistes et des futuristes, en présence de Benito Mussolini. Avec ces groupes paramilitaires, c’est la naissance du fascisme.

► Pour des livres concernant le fascisme, voir ici.
• 1962 : début de la « bataille de Bab-El-Oued », quand, après l’annonce de la signature des accords d’Evian, l’OAS déclare ce grand quartier d’Alger, bastion de la cause française, « zone interdite » à l’armée française (chargée de faire appliquer le pseudo « cessez-le-feu »).
Les gendarmes mobiles entament ce jour-là le siège du quartier. Après trois jours de blocus, les habitants commencent à manquer de vivres. Pour tenter d’obtenir la levée du blocus, l’OAS organise donc une manifestation massive dans le centre d’Alger, qui se solde par une tuerie : près d’une centaine de manifestants civils sont mortellement mitraillés par l’armée française.
► Pour des livres autour de l’Algérie, voir ici.