C’était un… 2 janvier

366 : les Alamans passent le Rhin et mènent un raid de saccage et pillage en Gaule romaine, après avoir défait les troupes impériales.

872 : fondation, par le roi de France et empereur Charles le Chauve, de Compiègne, édifiée sur le modèle de Constantinople. Il la nomme Carlopolis, de son nom.

1492 : fin de la Reconquista, avec la prise de la ville de Grenade, en Andalousie, au terme de plusieurs années de combat mené par les rois catholiques, avec l’aide de nombreux chevaliers gascons.
La péninsule ibérique est entièrement libérée du joug mahométan après 880 ans de guerre.

La capitulation de Grenade, par Francisco Pradilla y Ortiz : Boabdil remettant les clès de Grenade à Ferdinand II d’Aragon, et Isabelle Ire de Castille.

Grenade était le dernier bastion musulman mais, deux ans avant à peine, ce royaume s’étendait de la Sierra à la mer.
Si les occupants avaient été plus malins, ils auraient inventé l’expression « vivre-ensemble » pour justifier leur invasion et leur présence…

Carte chronologique de la Reconquista :

Pour en savoir plus si la réalité de cette présence islamique et de cette cohabitation très difficile, pénible et sanglante entre communautés fort différentes, on pourra lire l’ouvrage de Sefarin Fanjul, Al-Andalus, l’invention d’un mythe, travail érudit qui tord le cou au fantasme (ou à la propagande des islamistes et des cosmopolites) d’un royaume musulman en Europe, l’Andalousie, où le « vivre-ensemble » se passe au mieux, pour la paix et le bonheur de tous.

Voir aussi :
C’était un 18 avril : le martyre de saint Parfait, ou la tolérance d’Al Andalus…

1512 : fondation en Camargue de la confrérie des Gardians, terme provençal désignant les gardiens de taureaux ou de chevaux. Placée sous le patronage de Saint Georges, elle organisera régulièrement des jeux inspirés des tournois du Moyen Âge.

1950 : homme de droite nationaliste, partisan du maréchal Philippe Pétain mais aussi de la Collaboration, le célèbre physicien Georges Claude, est libéré à l’âge de 79 ans, après une campagne de presse de l’Académie des sciences. Cet inventeur industriel de grand renom avait notamment créé le tube à néon et mis au point la fabrication de l’oxygène liquide à partir de l’air et commercialisé par la société L’Air liquide.

1956 : le mouvement poujadiste fait une stupéfiante percée électorale, avec 11,5 % des suffrages (2 500 000 voix) aux élections législatives et fait entrer 52 élus à l’Assemblée nationale (« sortez les sortants ») dont Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a 27 ans et c’est le plus jeune député de France. Il renoncera à son mandat parlementaire pour s’engager et rejoint l’expédition franco-britannique à Suez (octobre) avec le 1er REP, puis il gagnera l’Algérie où il arrivera au début de la bataille d’Alger.

1959 : à Cuba, les « Barbudos » (« barbus ») de Fidel Castro et d’Ernesto Che Guevara, soit environ 2 000 hommes, entrent dans La Havane.

1977 : Émilien Amaury, ancien résistant, fondateur et patron du Parisien libéré, meurt d’un accident de cheval, dans des conditions pas tout à fait éclaircies.
Il était dans un dur bras de fer avec le syndicat communiste de la distribution de la presse. Après lui, ce journal populaire de droite passera progressivement très à gauche.

1982 : mort, à la Roche-sur-Yon, d’Henry Charbonneau, militant nationaliste et journaliste. Cadre des Camelots du roi avant-guerre, il rejoignit la Cagoule. Pendant la guerre, il fut proche de Joseph Darnand. Il s’engagea dans la Légion tricolore, fut un cadre de la Phalange africaine et le rédacteur en chef de Combats, journal de la Milice française. En 1944, il échappa de peu à la condamnation à mort, mais écopa de dix ans de travaux forcés.
Des années 1950 jusqu’à sa mort, il poursuivit son activité journalistique en collaborant à L’Aurore, à Carrefour, à Valeurs actuelles, et au Parisien Libéré.
Il écrivit un livre, Pour la milice, Justice!, préfacé du général Lavigne-Delville, qui fut tout simplement interdit.
À la fin des années 60, il fit paraître Les Mémoires de Porthos ou le roman noir de la droite française, vaste fresque des milieux nationalistes des années 20 aux « bagnes républicains » de « l’Épuration ». Ouvrage assez fameux.
Il adhéra ensuite à Ordre nouveau et au Parti des forces nouvelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.