C’était un 24 avril : insurrection irlandaise

Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, à Dublin, un groupe d’Irlandais du Sinn Fein et de l’IRB se soulève contre le colonisateur britannique, à l’initiative de Sir Roger Casement et James Connolly. Ils forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Parmi eux, Sean Mac Bride, qui deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix !

L’insurrection annonce l’indépendance de l’Irlande du sud, cinq ans plus tard. Eamon de Valera, rescapé de l’insurrection, deviendra le premier président de la nouvelle République…

Les insurgés espèrent que les badauds vont se rallier à l’insurrection. Las, ils sont conspués par la foule qui commence à se rassembler devant le bâtiment. Qui plus est, ils s’abstiennent d’occuper le Château, résidence du vice-roi et siège du gouvernement général, bien qu’il n’ait pas de défenseurs. C’est l’échec.

L’armée britannique amène de l’artillerie lourde et bombarde consciencieusement le centre de Dublin. Après cinq jours de résistance, les insurgés capitulent sans conditions. Bilan humain : une soixantaine de morts parmi les insurgés, une centaine parmi les assaillants et plus de deux cents parmi les civils, environ 3.000 arrestations.

Contre toute attente, la férocité de la répression va retourner l’opinion publique en faveur des insurgés et transformer les condamnés en martyrs de la cause irlandaise. Même le gouvernement américain, pressé par sa communauté irlandaise, s’y met et plaide l’indulgence auprès de Londres.

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Verdun… Qui s’en souvient ?

« Aucune bataille n’a autant marqué la mémoire des Français que celle de Verdun.

Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises.

Puis, l’infanterie allemande monte à l’assaut. Certains soldats sont équipés d’un lance-flammes. C’est la première fois qu’est employée cette arme terrible.

Le chef d’état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de «saigner l’armée française» par des bombardements intensifs.

Les poilus résistent héroïquement au premier choc, en dépit de la perte du fort de Douaumont. Très vite, le commandant de la IIe Armée, Philippe Pétain, organise la riposte. Il met en place une liaison avec Bar-le-Duc, à l’arrière. En 24 heures, 6.000 camions montent vers le front en empruntant cette «Voie sacrée». L’assaut allemand est repoussé et la brèche colmatée.

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C’était un 3 juin…

1098 : les Croisés libèrent la cité d’Antioche des infidèles.

1425 : le pape Martin V impose par la bulle Sedes apostolica aux juifs de porter un insigne distinctif et leur interdit les emplois publics.

1785 : après les remontrances du clergé au roi, le Conseil d’État interdit la réédition des œuvres de Voltaire. Le duc d’Orléans (franc-maçon et futur Philippe-Egalité), accoutumé à braver l’opinion religieuse, rend cet arrêt illusoire en permettant, dans l’enceinte de son palais, la vente des ouvrages proscrits.

Perte des deux provinces : Le Souvenir, statue à Nancy.

1871 : l’Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées par le Reich allemand.

1937 : mort dans un accident d’avion du général Mola, chef de l’armée nationaliste du nord de l’Espagne.

1940 : la Luftwaffe bombarde Paris : 254 morts et 650 blessés.

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