
Le navire transportera 78 000 tonnes (contre 40 000 tonnes pour le Charles de Gaulle) et mesurera 310 mètres, ce qui en fera le plus gros navire de guerre jamais construit par notre pays. Il sera alimenté par deux énormes réacteurs nucléaires conçus sur-mesure.
Il sera également équipé du même radar SeaFire 500 de Thalès que les nouvelles frégates FDI, qui permet de traquer 1000 cibles aériennes et navales en temps réel dans une bulle de 500km autour du navire. Le navire aura aussi quatre catapultes électromagnétiques (technologie encore supérieure aux catapultes à vapeur pressurisée CATOBAR actuelles) permettant de projeter des avions encore plus lourds en carburant et armement. Le seul bémol étant que ces catapultes seront fabriquées par les Américains de General Electrics, seuls à maîtriser cette technologie avec les Chinois… Le navire embarquera par ailleurs une suite de tubes lance-missiles VLS et de très nombreux drones et munitions-drônes télé-operées : ce devrait être un vrai « porte-drônes ».
On a appris ces jours-ci qu’il se nommerait le « France Libre »…
On reste donc dans la lignée thématique du « Charles de Gaulle », nom de sinistre mémoire pour les patriotes un peu instruits.
Les marins l’appelleront donc probablement affectueusement le « France ».
Il aurait préférable qu’il se nomma par exemple le « Richelieu », surtout que c’est le 400e anniversaire de la Marine nationale, créée par le Cardinal et ministre de ce nom.
Mais on a échappé au pire, au « Simone Veil », « Robert Badinter », « François Mitterrand » ou au « Gisèle Pélicot »…
Cela dit, – sous un certain angle – il est parfaitement contradictoire, et hypocrite, de la part du personnel politique de choisir l’expression de « France libre » alors que depuis plusieurs décennies, il manifeste une idéologie euro-mondialiste et a transformé la France en simple province de l’Union européenne.
Macron lui-même a relancé encore récemment son idée de partager la force nucléaire militaire française avec l’Allemagne…