• 1794 : dans le contexte des « colonnes infernales » qui mettent à feu et à sang la Vendée, massacres de la forêt de Vezins.
Le vaillant général Stofflet avait établi son quartier général dans ces bois (mais il ne s’y trouvait pas ce jour-là) ; sous des huttes, il y avait aussi organisé une espèce d’hôpital et un grand refuge pour les populations des villages alentour. La dixième colonne infernale, sous les ordres de Crouzat, qui, le 25 mars 1794 au matin, après avoir perpétré un premier massacre à La Poterie, entra dans la forêt de Vezins, guidée par un traître ; bien que pris par surprise, il y eut néanmoins quelques Vendéens qui purent s’enfuir et qui relatèrent plus tard ce dont ils avaient été les témoins.
Tous ceux qui furent découverts furent impitoyablement massacrés : les malades et les blessés sur leurs grabats, les deux prêtres qui les assistaient, les vieillards et les enfants qui pensaient être à l’abri dans ces taillis, les femmes et les jeunes filles sur lesquelles les « bleus » se livrèrent aux outrages que l’on imagine avant de les mettre à mort. On estime à 1200 (certains auteurs vont jusqu’à 1500) le nombre des victimes de ces massacres.
• 1962 : massacre de la rue d’Isly, à Alger : une centaine de manifestants – hommes, femmes, enfants – furent abattus (certains achevés à terre) et plusieurs centaines furent blessés par les balles des gendarmes mobiles du pouvoir gaulliste, alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Voir précisions ici.
