Quelle atroce dégénérescence sociale, sous le motif, comme toujours de bons sentiments !

Noelia Castillo Ramos a été retirée à sa famille à l’âge de 13 ans en raison de difficultés sociales et personnelles. Elle a alors été placée dans un centre relevant de la protection de l’enfance en Catalogne.
Victime d’agressions sexuelles (là ou en dehors, ça n’est pas bien établi actuellement), elle en a été très affectée et en 2022, elle a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant du cinquième étage. Elle a survécu, mais est restée paraplégique, vivant depuis avec une grande dépendance et des douleurs chroniques.
Dans les années qui ont suivi, Noelia a engagé une démarche pour obtenir l’euthanasie, autorisée en Espagne sous certaines conditions, y compris pour des souffrances psychiques jugées graves et persistantes. Son père s’est opposé à cette décision et a mené un combat judiciaire jusqu’au bout, y compris devant la Cour européenne des droits de l’homme, mais elle l’a débouté tout récemment. Il plaidait que sa fille n’avait pas choisi de mourir mais qu’elle avait cessé de croire qu’on pouvait l’aider à vivre.
Hier, donc, elle a été tuée, à sa demande, par un prétendu « soignant » (la fraude des mots est ici particulièrement choquante).
L’État avait jugé ses parents incapables de la protéger. Il n’a pas mieux fait qu’eux, c’est le moins qu’on puisse dire…
Cette histoire horrible doit faire réfléchir ceux qui, en France, ne s’opposent pas au projet de loi « sur la fin de vie », qui constitue une rupture anthropologique et civilisationnelle majeure et, sous prétexte d’humanisme, mènerait forcément à l’immoralité la plus brutale et à l’inhumain.