C’était un… 20 mars.

1739 : Nader Chah (chef de la Perse islamique, lui-même d’une ethnie turcique), surnommé « le Napoléon de Perse », prend la ville de Delhi qu’il fait piller et ordonne le massacre de 30 000 de ses habitants.

1794 : bataille des Clouzeaux (près de La Roche-sur-Yon), lors de laquelle les Vendéens (800 hommes) repoussent une attaque républicaine (2000 hommes) visant à détruire la petite armée du général Charette. Le général républicain Nicolas Haxo y trouve la mort.

1794 : Jeanne Véron, une sœur de la Charité de Notre Dame d’Évron, dévouée à l’éducation et aux malades, est guillotinée par les républicains, qui lui reproche d’avoir « recelé les prêtres réfractaires, formellement refusé de prêter le serment de fidélité à sa patrie, et que, se trouvant domiciliée en le pays des chouans, elle les alimente et protège, et ne veut les déceler ».
Ce jour, on l’arracha à son lit d’hôpital (elle était malade) et, comme elle ne tenait plus debout, on la traîna en fauteuil roulant jusqu’à l’église paroissiale profanée où siégeait le tribunal révolutionnaire. À demi-mourante, la religieuse trouva la force de répéter fermement qu’elle n’avait fait ni ne fera aucun des serments exigés et que « la religion catholique, apostolique et romaine est la seule dans laquelle elle puisse se sauver ». Elle sera béatifiée par Pie XII en 1955.

1815 : après une marche triomphale vers Paris, Napoléon entre dans la capitale et forme un gouvernement. Il reprend sa place, pour trois mois environ, sans avoir rencontré beaucoup d’opposition depuis son retour de l’île d’Elbe.

1929 : mort du maréchal Ferdinand Foch, à 77 ans. Catholique (et avec un frère jésuite), il avait vu sa carrière militaire freinée. En mai 1917, il passa au premier plan en étant nommé chef d’état-major général de l’armée, où il joua un rôle crucial dans la coordination des efforts militaires français.
Au cours des derniers mois qui précèdent la victoire, il fut nommé commandant en chef des forces alliées sur le front de l’Ouest avec le titre de généralissime. Bénéficiant de la supériorité numérique alliée, il déclencha l’offensive finale qui conduit à la défaite de l’armée allemande et à la fin du conflit. Il perdit son seul fils, tombé au front, en 1914.

1944 : exécution de Pierre Pucheu, sur l’hippodrome d’Alger. Il s’agit d’un pur assassinat politique (relevant d’une tractation entre gaullistes et communistes) de celui qui fut ministre de la Production industrielle puis de l’Intérieur à Vichy.

Il avait quitté le gouvernement au retour de Laval, en avril 1942, et alors conseillé au Maréchal Pétain de  « négocier dans le secret avec les Alliés » et l’avait vainement adjuré de partir pour Alger le moment venu afin d’y appeler et d’y accueillir les forces anglo-américaines puis faire rentrer la France dans la guerre à leurs côtés.
Il avait, après le débarquement, rejoint clandestinement – et avec confiance – l’Afrique du Nord où il voulait s’engager dans l’armée dirigée par le général Giraud, qui lui avait assuré qu’il ne lui arriverait rien, à condition qu’il garde l’anonymat. Mais à son arrivée, Giraud a perdu du pouvoir au profit des gaullo-communistes et les Rouges, ayant reconnu Pucheu, mènent une très violente campagne en exigeant sa tête.
De Gaulle met en place un tribunal à sa botte, les témoins en faveur de l’accusé ne sont pas entendus par le juge d’instruction, et malgré une défense brillante (« Éloquent, athlétique, courageux, il est ce qu’on appelle un chef », écrit Jean Lacouture), Pucheu est condamné à mort.
Le colonel Passy commentera ainsi la sentence : « Je sortis [de la salle d’audience] écœuré et, pour la première fois depuis les jours sombres de juin 1940, plein d’une folle anxiété. Ce jour-là en effet, je sentis que les espoirs que la plupart d’entre nous avaient conçus, au sein des Forces françaises libres, seraient brutalement déçus. Je réalisai pleinement, d’un seul coup, comme par une gifle étourdissante, que ce monde meilleur, rénové par la souffrance et le combat en commun, auquel nous avions rêvé, était mort avant que d’éclore. »
Toutefois, les juges expriment le vœu que la sentence ne soit pas exécutée et plusieurs démarches (dont une de Giraud) sont effectuées en ce sens auprès du général de Gaulle. Mais ce dernier, pour plaire aux communistes, refusera d’adoucir le verdict.
Pucheu meurt chrétiennement et en ayant obtenu la faveur de pouvoir commander au peloton d’exécution (après avoir serré la main de ses membres).
► une biographie lui a été consacrée, et ses mémoires ont été publiées.

1956 : après l’autonomie interne concédée par le traître Pierre Mendès France en 1954, la Tunisie – sous protectorat français depuis 1881 – obtient son indépendance totale et Habib Bourguiba en devient le premier président.

►à propos de l’empire français à travers les siècles et les continents, nous recommandons le recueil Mémoires d’empire.

2017 : mort, à 101 ans, de David Rockefeller. Ancien président de la Chase Manhattan Bank, il dirigea l’empire de la famille Rockefeller, fondé à la fin du XIXe siècle par son grand-père, et fut cofondateur du groupe de Bilderberg et de la Commission trilatérale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.