
Nouveau coup de théâtre judiciaire, lundi soir, dans cette sinistre saga.
Alors que plusieurs centaines de personnes marchaient à Paris en faveur de Vincent Lambert, qui n’était plus alimenté et hydraté depuis le matin, la nouvelle est tombée : la cour d’appel de Paris exigé la reprise de l’alimentation de Vincent Lambert !
Les prières de nombreux catholiques qui s’étaient mobilisé contre cette mise à mort d’un handicapé – une première appelée à faire jurisprudence – ont été exaucées.
Se fondant sur le droit, la cour a « ordonné à l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation » de Vincent Lambert. Le CDPH, comité de l’ONU, avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que la suspension de l’arrêt des traitements préconisée par le CIDPH « est dépourvue de caractère contraignant ».
Me Jean Paillot, l’un des deux avocats des parents de Vincent Lambert, a souligné qu’il ne s’agissait que d’une « décision provisoire » d’une « durée de six mois, permettant au comité de l’ONU d’étudier le dossier ».













Ils sont sortis par milliers, les habitants de Liverpool qui ont voulu rendre un dernier hommage au petit Alfie Evans, 23 mois, mort le 28 avril dernier par une décision de justice alors que ses parents ont vu rejeter par les tribunaux leur demande de pouvoir le faire soigner dans une clinique du Vatican. Massés le long de la route du cortège funèbre, une population majoritairement féminine a applaudi au passage du petit cercueil blanc décoré aux couleurs bleue et violette d’» Alfie’s Army » et de petits soldats. Larmes, émotion, détermination : on était venu de près et de loin – comme cette femme partie le matin même d’Ecosse à 5 heures pour pouvoir dire « au revoir » au courageux petit bonhomme – pour marquer une vraie solidarité avec les proches qui se sont tant battus pour que son droit de vivre soit reconnu… En vain.