Communiqué du CSVR

Le Comité de soutien aux victimes de la répression (CSVR) est en relation avec un certain nombre de Français qui ont été gardés à vue ces jours-ci ou qui le sont encore actuellement. Certains passent en comparution immédiate.

Ces dernières semaines les abus de pouvoir, les arrestations arbitraires, les gardes à vue interminables et injustifiées, les violences policières ont atteint un niveau intolérable, qui doit susciter une réaction massive.
Réaction de protestation pour que le Système ne se croit pas tout permis, et réaction de solidarité envers les réprimés. Il est important qu’ils se sentent soutenus moralement et qu’ils le soient aussi matériellement (pour les frais de justice).

Le CSVR peut servir d’intermédiaire entre eux et vous. Vous pouvez nous adresser vos dons sur www.csvr.fr/aider.html ou par courrier, en mentionnant « 26 mai ».

 Avec nos salutations les meilleures
Le Bureau du CSVR
CSVR / ASMA
BP 80308
75723  PARIS CEDEX 15

Quelques images d’hier

A 19s on voit un jeune se faire maintenir au sol et arrêter par les flics (qu’on a vu à maintes reprises frapper des manifestants au sol, à plusieurs, comme des racailles).
A 30s on voit d’autres manifestants venir à son secours malgré les nombreux flics en civil distribuant des coups de matraque et le délivrer. Bravo ! C’est comme ça qu’il faut faire !

Gros succès de la manifestation d’hier

Un million de participants selon les organisateurs, 150 000 selon une préfecture qui ne craint pas de mentir encore éhontément.

Photo des Invalides, alors que des manifestants partaient et d’autres arrivaient pour encore un moment :

Les pronostics politico-médiatiques, parlant d’un essoufflement et d’une résignation après le passage de la loi Taubira, ont été à nouveau déjoués.

Hier le ton était fut plus ferme, les gens étaient toujours très déterminés. Il y eut moins d’âneries au micro (l’absence de la traîtresse Barjot y étant probablement pour quelque chose) et les huées ont retenti quand c’était nécessaire.

Après la dispersion officielle, des milliers de personnes n’ont pas voulu abandonner l’esplanade des Invalides.
Des heurts notables ont éclaté avec la flicaille : grenades lacrymogènes balancées à gogo et en vain sur la foule, tirs de flashball sur les manifestants, affrontements au corps à corps, avec notamment de nombreux flics en civil très vicelards ; les CRS ont du reculer plusieurs fois, avant que les lieux se vident petit à petit. Nous y reviendrons.
Cette résistance déterminée et courageuse de nombreux jeunes Français fut réjouissante et réconfortante, alors que le pays sombre dans l’infâmie.

Il y eut près de 300 interpellations au cours de la journée, dont au moins 200 gardes-à-vue, ce qui est beaucoup.
De nombreuses arrestations et séjours au commissariat ont été réalisés dans la plus totale illégalité, avant même le début de la manifestation : la police se fout des lois elle-même, suivant « les ordres ».

Manif pour tous : la Barjot n’est pas sûre de venir !

et elle a bien raison ! Par ses comportements et déclarations, elle a depuis longtemps franchi les limites de l’admissible.
Elle pourra toujours se consoler en retournant se dandiner à la satanique « gay pride » dont elle est férue.
Fidèle à ses habitudes, elle en appelle à Valls pour réprimer les manifestants…

«Aujourd’hui, je me demande même si je vais y aller», «à cause des attaques personnelles dont [elle fait] l’objet» et «des risques de violences». «A l’heure qu’il est, et tant que nous n’avons pas des garanties sérieuses de la part de la police et des organisateurs, je mets ma participation entre parenthèses».

Défilé de Jeanne d’Arc : discours de Thibaut de Chassey

L’allocution de Thibaut de Chassey, président du Renouveau français, à l’issue du défilé du mouvement pour la fête de Jeanne d’Arc 2013, fait le point sur la situation française, et place notre combat sous l’égide la sainte de la patrie, peu perméable aux compromissions :

Deux extrémistes sèment des gendarmes

Voici un extrait du Petit Journal de Canal +.  Alors que Christiane Taubira procède à l’inauguration d’une prison, dans l’Orne, un rassemblement de la Manif pour tous a lieu devant la prison. Un peu à la marge, longeant les murs de la prison, deux manifestants, un enfant de 14 ans et son père, mettent à terre deux gendarmes et en sèment les deux autres :

Manifeste d’un Veilleur

[Tribune libre de Jean de Rouen]

Amis,

Au mois d’avril, la France a vu naître des Veilleurs. Postés en sentinelles, ils veillent sur un dépôt, sur un héritage. Car il est des lois qui ne sont pas légitimes. Lorsque le pouvoir, sous couvert de légalité, ébranle les assises d’une civilisation, bouscule les fondements traditionnels de la société, pour satisfaire des revendications idéologiques et catégorielles, il suscite naturellement un vent de révolte populaire. Nous sommes rentrés en résistance. Une résistance pacifique et résolue, dont rien ne saurait entamer la détermination, et que l’on doit désormais inscrire dans la durée .

Nous défendons le droit d’un enfant à avoir un père et une mère, à ne pas être arraché à ses origines, à pas être privé de racines. Gardiens silencieux d’un trésor qui ne nous appartient pas, nous voulons préserver les lois immuables dont la civilisation est naturellement la protectrice : les lois de la filiation, de la lignée, de l’enracinement. Aux avant-postes, sentinelles en vigie, nous serons des témoins, pacifiques et résolus, d’un héritage que nous refusons de voir disparaître. Parce que nous sommes dépositaires, et non propriétaires, nous avons le devoir de le transmettre, intact, aux futures générations. C’est encore la raison pour laquelle notre résistance actuelle n’est pas un droit : elle est un devoir !

Car il est des lois qui découlent d’un ordre des choses dont l’homme n’est pas l’auteur. Ces lois supérieures ne sont pas écrites, mais elles demeurent gravées dans le cœur de l’homme : nul législateur humain ne peut les transgresser impunément, car c’est à leur respect qu’est suspendu l’équilibre de l’homme. N’est-ce pas précisément l’enseignement de l’Antigone de Sophocle, sous le patronage de laquelle sont placés les Veilleurs ? Sommée de se justifier après avoir bravé l’interdit de la loi promulguée par Créon, loi qui interdisait de sépulture les soldats morts dans les rangs de l’ennemi, elle déclare au roi : « Je ne croyais pas que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites, mais intangibles. Elles ne datent ni d’aujourd’hui, ni d’hier : elles sont de toujours. Nul ne sait le jour où elles sont parues. Leur désobéir, n’était-ce point, par lâche respect pour l’autorité d’un homme, encourir la rigueur des dieux ? » Depuis Antigone, les peuples savent que le bien et le mal ne sont pas déterminés par la volonté humaine, fût-elle générale, et que ce qui est légal n’est pas toujours légitime. Continuer la lecture de « Manifeste d’un Veilleur »