L’abbé Laguérie, supérieur de l’Institut du Bon Pasteur, adresse un message moins timide et beaucoup plus clair que celui de l’Église de France concernant le second tour de l’élection présidentielle :
Il y a belle lurette que les consignes de vote des évêques de France n’ont plus aucune valeur morale ni simplement… humaine. Ils n’ont jamais été infaillibles en ce domaine (ça se saurait) et ont égaré les fidèles presque à tous les coups. En 1968, ils laissent passer la contraception sans broncher et même, au lieu de soutenir le pape Paul VI (Humanae Vitae), ils le critiquent ouvertement. En 1975, ils ne bougent pas le petit doigt contre la légalisation de l’avortement au point que Simone Veil avouera elle-même que sa loi criminelle ne serait pas passée s’ils avaient simplement osé parler clair. Une petite dizaine d’entre eux descendra dans la rue au moment de la loi Taubira sur le mariage homosexuel (les autres approuvent ?) mais toujours au nom des droits de l’homme et jamais au nom de l’Évangile, du droit naturel, de la politique (Gestion de la Cité).





La carte des résultats publiée par le ministère de l’Intérieur a suscité nombre d’analyses. Une, cependant, semble avoir échappé à la sagacité des commentateurs, à moins que son caractère particulier n’ait induit une censure… Pourtant, elle est riche d’enseignements, tant sur la sociologie du vote et son évolution probable que sur les événements civilisationnels que nous allons connaître dans la décennie qui vient.

