
Ce n’est pas un complot, puisque tout se passe au grand jour : une volonté existe de créer une gouvernance globale dont l’avènement sera facilité par l’agglomération en régions où des Etats souverains cèdent leurs prérogatives nationales à des organismes régionaux telle l’Union européenne. L’UE en est en effet le premier exemple, mais pas le seul, souligne Alex Newman pour The New American dans un article de synthèse qui permet de faire le point. Fabriquer le Nouvel Ordre Mondial – ainsi le dénomment ses propres partisans – à partir d’un nouvel ordre régional, cela passe principalement par des accords de libre-échange dont la mise en place et l’extension continuent, pour aller vers l’intégration politique.
Leur dénominateur commun ? Ces accords de libre-échange de plus en plus étendus dans l’espace vont de pair avec la création de nouvelles bureaucraties supranationales et surtout de cours de justice chargées de contrôler le respect de leurs dispositions par leurs signataires. Le patchwork qui se forme ainsi – que ce soit en Europe, en Amérique ou à travers l’Union africaine ou l’Union eurasiatique – se distingue par le fait que les différentes zones se chevauchent. Ce que l’on vante aujourd’hui comme un bienfaisant multilatéralisme, qu’on s’exprime depuis Davos ou Moscou, devient ainsi un réseau de plus en plus serré, toujours plus facile à intégrer définitivement sous l’autorité de l’ONU ou de quelque autre organisme encore à créer. La nouveauté aujourd’hui, c’est la résistance de certains pays et une désaffection croissante de la part des peuples, dont on dénonce les tentations « populistes ». Continuer la lecture de « Le Nouvel Ordre Mondial s’appuie sur le nouvel ordre régional »