C’est sous le hashtag #BayrouGate que l’affaire refait surface sur les réseaux sociaux. le 2 avril dernier, un ancien assistant parlementaire UDF, Nicolas Gregoire, diffusait une tribune sur son « parcours dans les bas fonds de la politique. Emplois fictifs, extorsion, agressions sexuelles, tout y était, version François Bayrou. »
Il explique notamment avoir travaillé deux ans pour l’UDF, tout en étant payé par deux emplois fictifs, à l’Assemblée nationale, et au Sénat. Si le silence des grands médias est assourdissant, l’histoire est largement reprise par les patriotes. Néanmoins, l’auteur n’est absolument pas de sensibilité nationale (voir son compte Twitter ici).
Nicolas Gregoire a donné un lien avec divers preuves, dont un contrat de travail et une fiche de paye : ici.
Emploi fictif. Le terme resurgit de scandale en scandale. Pendant presque deux ans, j’ai eu deux emplois fictifs. A l’Assemblée nationale, et au Sénat. Je percevais un salaire, des fiches de paie, pour une activité que je n’exerçais pas. Jamais personne ne s’en est ému. Pourquoi suis-je le seul, en vingt ans, à l’avouer sans contrainte ?
Durant mon séjour rue de l’Université, bordée par l’Assemblée, quadrillée de partis politiques et refuge de l’ENA, je n’ai vu mes parlementaires, Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guellec, que trois fois. Pour signer mes contrats. Pour travailler une matinée à trier du courrier. Et enfin, vidé et amer, en perte totale de repères, pour demander à être licencié.
Fraîchement diplômé en journalisme européen, c’est un peu par hasard que j’ai rejoint l’équipe de Force démocrate, jeune parti d’un petit nouveau plein d’ambition : François Bayrou.
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