• 878 : chute de Syracuse, alors la capitale byzantine de la Sicile, qui tombe aux mains des arabo-musulmans, après un siège de neuf mois. Abandonnée par le pouvoir central byzantin, elle est mise à sac par les Arabes. Cet événement constitue un moment important de la conquête musulmane de la Sicile.

• 1420 : après plusieurs défaites françaises (dont le désastre d’Azincourt en 1415), signature de l’inique Traité de Troyes en faveur de l’Angleterre, à l’instigation du duc de Bourgogne profitant des troubles mentaux du roi de France Charles VI. La partie de la France sise au nord de la Loire – à l’exception du Comté de Champagne – est occupée par les troupes anglaises. Paris reçoit pour gouverneur le duc de Bedford, frère du roi anglais. Le traité prévoit qu’à la mort de Charles VI, le trône passera au roi d’Angleterre, déniant au dauphin français le droit légitime d’en hériter. C’est le faîte de la puissance anglaise durant la Guerre de Cent-ans.
Mais pendant ce temps, à Domrémy, modeste village de Lorraine, une petite fille de huit ans grandit dans les vertus…
• 1810 : mort, en exil en Angleterre, à 81 ans, du chevalier d’Eon, qui fut officier, diplomate et agent secret français avant de se fâcher avec les autorités françaises. Il joua un rôle important dans la diplomatie officielle et surtout dans la diplomatie parallèle de Louis XV. À partir de 49 ans, il prétendit avoir toujours été une femme se faisant passer pour homme, et vécut ensuite 32 ans vêtu en femme, suscitant une grande curiosité. Son autopsie révèlera finalement que c’était bien un homme.
• 1871 : l’armée républicaine entre dans Paris et entame les combats de rue contre la Commune, débutant la Semaine Sanglante.
• 1919 : mort, à 41 ans, du Breton Victor Segalen. Médecin de la marine, romancier, poète, il fut un ethnographe, sinologue et archéologue de renom.
• 1927 : parti de New York, Charles Lindbergh atteint Paris en trente-trois heures avec le Spirit of St Louis, après un voyage sans escale au-dessus de l’Atlantique Nord, sans radio et « uniquement aux instruments ». Une foule immense l’accueille à l’aéroport du Bourget.
• 2013 : mort de Dominique Venner, à l’âge de 78 ans.
Il fut combattant volontaire en Algérie face au FLN, puis quelques années ardent militant nationaliste (et emprisonné pour résistance à la trahison gaulliste en Algérie), avant de devenir européiste et férocement antichrétien, de renoncer au combat politique et de faire partie des figures de proue de la tendance dite « Nouvelle Droite ».
Il fut l’auteur de nombreux articles et livres d’histoire : certains de valeur, d’autres souffrant d’un biais anti-national et antichrétien (sans parler de ses cahiers personnels et certains essais).
Il fit paraître aussi de nombreux livres de qualité sur les armes à feu, dont il était un grand connaisseur, et sur la chasse.
Il se suicida d’une balle dans la tête devant le maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence de visiteurs, y compris jeunes. Cancéreux, celui qui avait déjà laissé comprendre dans certains écrits qu’il préférerait le suicide à l’humiliation de la vieillesse, laissa une lettre manifestant la portée qu’il prêtait à son geste : « Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. […] »
Cette profanation objective de Notre-Dame n’eut pas les effets escomptés, mais horrifia la société française, et signala surtout une forme d’hubris.