C’était un… 28 février

1760 : mort au combat contre les Anglais, à 32 ans, de François Thurot, corsaire de Dunkerque qui s’était couvert de gloire face à la perfide Albion.

1791 : à Paris, environ quatre cents nobles, armés de pistolets et poignards, interviennent au palais des Tuileries pour protéger le roi Louis XVI et sa famille, alors qu’une menaçante émeute de sans-culottes a lieu à l’est de Paris, à Vincennes et dans le faubourg Saint-Antoine. Mais le roi – sous la pression du funeste La fayette, commandant de la Garde nationale, et voulant éviter que le sang ne coule – leur demande de se retirer après avoir laissé leurs armes sur place. Ceci est vécu comme une humiliation.
La presse, atteinte de paranoïa révolutionnaire, brodera sur une imaginaire conspiration des « Chevaliers du poignard », tandis qu’une partie de la noblesse, déçue par l’attitude du roi, optera pour l’action militaire de l’extérieur.


Les nobles présents aux Tuileries sont brutalement désarmés, le 28 février 1791.
Eau-forte de 1815 d’après le dessin de Jean-Louis Prieur le Jeune (1759-1795)

• 1794 : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne. Voir ici le détail et la liste des 110 petits enfants assassinés.

1937 : assassinat par les communistes du jeune militant patriote Jean Créton, 20 ans, qui reçut une balle devant un meeting du Parti social français que les Rouges attaquaient, près de Sedan.

1964 :
les cardinaux et archevêques français demandent à De Gaulle que soient recherchés les « disparus » (milliers d’hommes et de femmes européens réduits en esclavage par le FLN) en Algérie – dont il se moque – et accordée une large amnistie, laquelle serait un « grand acte de solidarité et de réconciliation nationale ». De Gaulle n’accordera l’amnistie aux résistants patriotes de l’Algérie française incarcérés qu’en 1968, sur l’insistance de Massu auprès de qui il s’était rendu en Allemagne, paniqué par les événements de Mai.

1975 : assassinat de Mikis Mantakas, 22 ans, jeune nationaliste grec qui était venu suivre des études de médecine à Rome dans les années 70. Très vite, il avait rejoint le grand parti nationaliste de l’époque : le Mouvement Social Italien (MSI) et il y fut particulièrement actif dans sa branche étudiante, le Front d’Universitaire d’Action Nationale.
Mais ce jour, à un moment de grande tension entre l’extrême-gauche et les nationalistes italiens, un commando gauchiste casqué, armé de barres de fer et de bouteilles incendiaires s’attaqua au local du MSI situé à la Via Ottaviano, à deux pas du Vatican. Les militants nationalistes repoussèrent les agresseurs et les poursuivirent sur la place voisine. À ce moment, un des extrémistes de gauche se mit à tirer et toucha le jeune Mikis qui était en première ligne. Il futsoigné sur place mais décéda quelques heures plus tard à l’hôpital. L’auteur de cet assassinat, Alvaro Lojacono, deviendra plus tard un membre de l’organisation terroriste « Brigades Rouges » et sera impliqué dans plusieurs assassinats (dont celui d’Aldo Moro). Il sera condamné pour le meurtre de Mikis mais, réfugié en Suisse, ne purgera pas sa peine de prison. Mikis Mantakas, jeune Grec venu mourir en Italie pour une certaine conception de l’Europe, est devenu un symbole de sacrifice et d’engagement chez les nationalistes européens.

2000 : décès, à 101 ans, du général Jean Vallette d’Osia, qui avait été fameux pour son rôle dans la résistance en Haute-Savoie, et qui s’était rapproché publiquement de Jean-Marie Le Pen à la fin de sa vie.

2013 : Benoît XVI devient le premier, dans l’histoire de la papauté, à renoncer de plein gré à sa charge. Une innovation tonitruante pour Joseph Ratzinger, qui, après avoir été un activiste moderniste durant le concile Vatican II, fut souvent considéré comme un pape conservateur. Disant redevenir « simple pèlerin », il promet « obéissance inconditionnelle » au prochain Saint-Père, et se sépare de ses mocassins rouges…
Les doutes seront tenaces quant aux raisons réelles de cet abandon de poste.
Le 1ᵉʳ janvier précédent, l’utilisation des terminaux pour cartes bancaires avait été rendue impossible, par une décision de la Banque d’Italie, jusqu’au 13 février : une mesure de rétorsion extrême (au motif de prétexte de normes antiblanchiment insuffisantes).