Réflexions catholiques sur la campagne anti-Marine de Rivarol

Ceux qui ont pour habitude de lire le journal Rivarol ou de se promener sur la toile auront constaté ces derniers temps que le fossé ne cesse de se creuser entre marinistes modernistes d’une part et d’autre part toute la droite anti-moderne et/ou antisioniste dont font partie les lecteurs du journal Rivarol, les lecteurs des Intransigeants, de Boris Le Lay, d’Anne Kling, de Contre-Info et divers autres blogs antisionistes qui sont de plus en plus nombreux sur la toile par la grâce de Dieu et pour notre plus grand bonheur. Les antimodernes/antisionistes ont pris naturellement le parti de Bruno Gollnisch.

D’aucuns diront avec un air goguenard que la frange radicale autour du journal Rivarol ne représente rien par rapport à la machine mariniste. C’est possible. Et alors ? Depuis quand dans nos rangs cède-t-on la préséance au règne de la Quantité sur celui de la Qualité ? Qui du Nombre ou de la Vérité mérite le plus nos égards ? Qui du Mensonge ou du Verbe Incarné triomphera à la fin ? Cette réponse quantitative des marinistes et/ou des “pragmatiques” “réalistes” est un signe très éclairant de ce qui les anime intérieurement. Comme sont révélateurs les commentaires sur les forums qui nous traitent invariablement, nous catholiques intransigeants, d’allumés du cerveau, de fous dangereux, de fanatiques… Autant d’éloges des relativistes à ceux qui aiment la Vérité.

L’interview de Jérôme Bourbon réalisé il y a quelques semaines par nos confrères d’E-Deo, que nous remercions chaleureusement pour leur courage, est un modèle du genre. Il s’agit en définitive à nos yeux du point Goodwin, du point de “non-retour” entre les deux camps. Car oui, il existe deux camps irréconciliables. Et ce n’est pas un hasard si Marine Le Pen a décidé de porter plainte contre Jérôme Bourbon et E-Deo dès la publication des propos très incisifs et très “vrais” du rédacteur en chef de Rivarol. Soit dit en passant, c’est un très mauvais choix de la part de Marine Le Pen de porter l’affaire devant le juge. La Sainte Justice Ripoublicaine plutôt que l’honneur d’un véritable débat, encore un autre signe qui ne trompera pas les authentiques patriotes.

Cependant, nous apprenons aujourd’hui que quelques personnes très respectables plutôt favorables à Bruno Gollnisch regrettent aujourd’hui cette “division contre-productive” du camp national. Bruno Gollnisch aurait demandé lui-même à Jérôme Bourbon de mettre un frein à ses attaques et nous avons eu vent, via le blog d’Anne Kling, d’une regrettable dissension au sein même des Amis de Rivarol concernant la ligne “fanatique” prise par le nouveau rédacteur en chef du journal. Ce dernier serait trop catholique, trop intransigeant, trop radical. Aïe, il fallait s’y attendre, c’était trop beau… c’est là où le combat est le plus féroce contre son règne que le Diable aime généralement semer la Zizanie. Concédons à ce mouvement contestataire un point important : il est vrai que le journal Rivarol est à la base un journal d’ultra-droite plutôt trans-courants. Ce journal de haute tenue, animé par une pugnacité remarquable grâce à l’anticosmopolitisme féroce de ses journalistes, n’appartient pas exclusivement, loin s’en faut, à la frange catholique traditionnelle puisque des anticléricaux de génie comme Cousteau ou Rebatet y ont écrit jadis des articles magnifiques.

Personnellement, j’adore lire Lucien Rebatet, c’est revigorant au possible. Mais lorsque je constate le libertarisme outrancier, le relativisme moral qui l’anime à certains moments, je me dis qu’avec un pareil esprit, on ne peut guère construire quelque-chose de stable. On reproche à Jérôme Bourbon de critiquer Marine Le Pen pour sa dégaine de femme moderne, toujours en jeans avec sa voix caverneuse de fumeuse, de l’attaquer sur le plan de la morale. Il s’agit d’arguments “théologiques” ou “ad hominem” qui n’ont pas leur place dans Rivarol. Soit, c’est peut-être un manque de galanterie, c’est peut-être même dangereux pour la stabilité du journal, je ne suis pas dans les petits papiers de Rivarol pour trancher qui fait présentement les bons et les mauvais choix. Je regrette cependant que Maitre Delcroix se soit senti obligé de faire de la publicité autour de ces tensions internes. La liberté d’expression a un prix, celui de la discorde et, comme nous l’avons toujours affirmé ici, mieux vaut parfois une bonne censure qui empêche au Diable de venir s’insinuer par les interstices de la Sacro-sainte liberté de pensée. Donc s’il vous plait Messieurs, Mesdames, restez courtois. Ne jouez pas le jeu du démon.

Venons-en maintenant au fond du problème. Depuis que je m’intéresse aux questions politiques et à leur évolution, j’ai constaté une chose évidente. A force de reculer sur les aspects moraux et sur les principes religieux, notre famille politique est devenue de plus en plus l’ombre d’elle-même, elle est devenue un nid d’individus décadents et peu fiables. Quant au blue jeans et la libération de la femme, ce ne sont pas franchement les plus grandes inventions du XXe siècle ! Il ne faut pas être catholique pour le reconnaître ! Je sais qu’il est commode chez les militants de droite d’admettre certaines “exceptions au règlement” avec un petit sourire aux lèvres. Oh… la belle tentation que voilà d’admettre le féminisme, de lui préparer un petit nid douillet dans un recoin de son âme. La libération sexuelle est généralement un thème qu’on n’aime pas trop aborder non plus. Sur la sexualité avant mariage, la chasteté, la fidélité, le nombre d’enfants, on reste muet. Pudeur ? Que du contraire ! on ne veut pas paraître trop “puritain”. Ainsi trouve-t-on chez Rebatet de fines allusions à des petites sauteries où l’alcool et les putes font partie du décor. Amusant ? Révolutionnaire ? Pas du tout, complètement dégoûtant et avilissant ! Certes, cela pouvait faire très rebelle à l’époque où le catholicisme bourgeois et sionisé avait encore pignon sur rue. Et je comprends parfaitement la volonté chez Rebatet de briser de façon très nitzchéenne le carcan pourri et hypocrite de la bourgeoisie parisienne, qui n’avait de catholique que le nom. Mais dans leur combat, tous ces nietschéens libertariens se sont aussi trompés de cible en confondant les dérives de l’hypocrisie de la bourgeoise catholique avec l’héroïque morale catholique qui faisait justement l’honneur de l’Europe. Si Rebatet revenait aujourd’hui et qu’il voyait ce que la France est devenue, sans la morale catholique, sans Dieu, j’aime à penser qu’il s’écrierait à genoux : alors voici donc Seigneur l’argument le plus convaincant de Votre existence et de l’utilité de Votre Eglise ! Quand on voit le Diable en face et qu’on reconnaît son œuvre, on ne peut pas décemment penser que Dieu n’existe pas. C’est aujourd’hui dans les rangs des familles catholiques que l’on trouve les individus les moins dégénérés. L’arbre se reconnaîtra à ses fruits. Que les libertariens nous laissent donc notre pureté morale car c’est ce qui fait notre force !

Bien entendu. Nous souhaitons sincèrement que Rivarol continue à nous enchanter chaque semaine et nous espérons que tout cela ne va pas se terminer en un gigantesque gâchis. Mais pour parler franchement, nous ne regrettons absolument pas cette campagne anti-marine parce qu’elle est justement productive…il faut séparer le bon grain de l’ivraie. Marine pense d’ailleurs la même chose, sûre elle aussi de son bon droit, elle a choisi de “faire le ménage” comme elle dit, de mettre toutes ces antiquités au placard. C’est sans doute ce qui fait aussi sa force. Marine sait où elle va. Il était donc temps qu’on se regarde dans le blanc des yeux et qu’on se dise la Vérité. C’est plus facile de combattre aux côtés de quelqu’un qui partage nos convictions et se bat pour le même idéal que de se méfier continuellement de son coéquipier. Tant pis si nous sommes deux fois moins nombreux, Dieu nous donnera la victoire. Quant à ceux qui prétendent qu’on peut s’asseoir sur l’aspect “religieux”, que ce n’est pas essentiel…ils n’aiment pas suffisamment Dieu pour afficher pareil relativisme.

Voilà pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Jérôme Bourbon lorsqu’il déclare qu’il préfère couler son journal en perdant des abonnés marinistes plutôt que de trahir ses idées. Telles sont les paroles d’un véritable homme d’honneur. Voilà pourquoi nous accueillons pareillement avec gravité et sérieux ses propos sur la guerre civile qui vient; tandis qu’en face on préfère se railler de Jérôme Bourbon l’alarmiste “qui ne sait pas tenir un fusil mais manie bien la fourchette”. Certes, la tête me tourne parfois devant le désastre de l’heure. Je voudrais croire que les services de police vont un jour mettre un terme à ce carnaval général. En cela, je choisirais volontiers l’option réformiste. Mais je me raisonne très vite. Non, le système ne nous protégera pas et risque d’ailleurs d’être dépassé par le chaos qu’il a savamment mis en place car IL EST ALLE TROP LOIN ! Au plus haut niveau, l’”hyperclasse” est parfaitement consciente de cet état de fait. Raison pour laquelle elle ne se fait plus d’illusions et pense déjà en secret à comment elle va gérer le chaos pour conserver les rênes du pouvoir APRES.

Les marinistes, les systémistes nous accusent de nous tromper d’époque. Mais ce sont eux qui se sont trompés d’époque. Quel fou prétend-il encore gouverner dans l’avenir une jeunesse droguée au hasch, décérébrée par la musique Techno, envoûtée par le sexe libre et la pornographie internautique, amoralisée au point d’admettre les divorces à répétition et l’avortement comme un moindre mal, quel esprit inconséquent pense encore qu’une telle chienlit puisse être sauvée sans l’aide de Dieu par un renforcement dictatorial de la Gueuse et de son système judiciaire…Quelle trahison ! A contrario, Jérôme Bourbon est sans illusion. C’est une saine lucidité qui l’anime, et non la folie, lorsqu’il déclare que ce qu’il faut sauver, ce sont les dernières petites franges d’authentique sainteté, ce qu’il faut sauver avant tout ce sont les familles traditionnelles qui continuent contre vents et marée à aimer le Grand, le Bien, le Beau. Ce qu’il faut sauver c’est notre âme, c’est Dieu et son empreinte sur notre civilisation. A défaut d’intégrer Dieu dans l’équation, à défaut de prendre conscience du fossé, que dis-je du gouffre, qui sépare aujourd’hui notre société satanique de la Jérusalem céleste, on ne peut strictement rien entreprendre ! C’est cela que les systémistes réformistes ignorent. Oui, ils ont des yeux mais ils ne voient pas à quel point ce monde est laid, à quel point le Diable y a souillé la moindre parcelle d’humanité au point de la rendre inutilisable à l’avenir, sauf miracle qui appartient à Dieu et à Dieu seul. Les systémistes réformistes prétendent pouvoir sauver ce Monde et Son Prince, ils prétendent reconstruire la civilisation “occidentale” sans pierre d’angle, avec de la caillasse et de la boue ramassée dans la fosse à purin de la modernité. Désormais – et j’ai conscience de la dureté de mes paroles qui coûtent encore à la partie de moi-même qui voudrait qu’il n’en soit pas ainsi – le monde se sépare radicalement entre ceux qui acceptent le châtiment divin à venir, inéluctable, et ceux qui le refusent obstinément à cause du péché d’orgueil de l’homme sans Dieu. Seigneur Jésus, donnez leur les grâces de voir Votre Châtiment tel qu’il est !

Source : Les Intransigeants

22 commentaires concernant l'article “Réflexions catholiques sur la campagne anti-Marine de Rivarol”

  1. Quand on vous lit, vous et Rivarol, vous n’avez rien à envier à l’islam,vous êtes tous deux aussi intégristes l’un que l’autre, la seule différence qui vous sépare..les cailloux..les vôtres sont remplacés par les mots , pour l’instant.

  2. Un article sans concession, qui a de plus, le mérite d’être bien écrit. Néanmoins, je ne suis pas du tout d’accord avec la conclusion. Certes, la situation est terrible et chaque jour qui passe est une bataille de gagnée contre la véritable France et l’occident. Certes il faut défendre le peu de traditions nationales(religieuses et sociales) qui nous restent, c’est cela le combat défensif. Néanmoins, il ne faut pas oublier, ignorer ou abandonner le combat offensif qui vise à la prise de pouvoir politique en France. Sans l’aide de Dieu c’est une folie de croire que l’on ait une chance de prendre les rênes de ce pays, mais si nous n’en avons pas la volonté et si nous ne nous préparons pas à le faire, il ne se passera rien. Dieu ne va pas envoyer Saint Michel mettre un coup de pied au cul des mondialistes, nous avons le devoir de nous préparer et de communiquer pour nous faire connaitre des français. Deux citations pour illustrer mon propos : « les hommes d’armes combattront, mais Dieu donnera la victoire » (Ste Jehanne d’Arc) et « la fin est première dans l’intention, dernière dans la réalisation » (Aristote)

  3. Comme je le dis sur notre site, je suis parfaitement d’accord avec vous Pierrot. Je pense cependant qu’avant la reprise en main du pouvoir, il y aura châtiment. Il faudrait un miracle ou des décennies pour récupérer la situation actuelle qui est pourtant explosive. (Voir les événements de Lyon) Le reconnaître c’est se préparer au pire avec rigueur et détermination.

    Quant à l’autre commentaire, eh oui mon cher il faudra vous habituer. Les islamistes n’ont pas le monopole de la virilité et de l’amour de Dieu. Heureusement pour la France sinon alors nous serions vraiment foutus.

  4. Ce qui est regrettable, c’est que quelques collaborateurs, et pas des moindres, aient décidé de ne plus collaborer au journal en raison de cette prise de position radicale de Bourbon dans la campagne interne du FN.

    Allant même, pour certains, signaler leur décision dans les commentaires de NPI, site mariniste particulièrement hostile à Gollnisch.

    J’avoue avoir trouvé très décevant le communiqué alarmiste de Me Delcroix. J’attendais plus de résistance et de ténacité de sa part.

    Si Bourbon est peut-être en effet aller trop loin en qualifiant Marine Le Pen de gourgandine, ça ne mérite pas tout ce tintouin de la part des supposés amis de Rivarol. Pas plus que ça ne méritait une plainte judiciaire alors qu’un droit de réponse aurait pu être demandé.

  5. Gourgandine signifie à l’ origine « femme aux moeurs légères ». Quoi de plus vrai la concernant ?

    « Voilà pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Jérôme Bourbon lorsqu’il déclare qu’il préfère couler son journal en perdant des abonnés marinistes plutôt que de trahir ses idées. Telles sont les paroles d’un véritable homme d’honneur. » -> Tout à fait d’ accord, mais ne risque-t-il pas non plus de perdre des lecteurs parmi les soutiens de Gollnisch ?

    Pierrot, c’ est marrant mais j’ ai l’ impression d’ avoir déjà entendu ton discours quelque part… 😉

  6. peut on blamer Jerome Bourbon d’appeller […] une gourgandine ? une […] qui tente de s’emparer d’un poste dont elle est parfaitement indigne au detriment d’un homme honnete et peut etre providentiel au moment ou notre pauvre pays est a l’agonie . quelle tristesse !
    [Merci d’éviter désormais les injures publiques sur notre blog, qu’elles soient justifiées ou non – NDCI]

  7. En toute honnêteté, je suis bien triste d’apprendre tout ça.

    Il faut dire les choses comme elles le sont : Je crois que Jérôme Bourbon a un réel problème de communication, qui fait que le moindre désaccord semble le rendre hystérique. C’est d’ailleurs un véritable point commun qu’il partage avec Marine Le Pen, et c’est peut être la raison pour laquelle il n’insiste pas trop sur un de ses résultats : Avoir fait le vide partout où elle passe. (Le groupe FN du conseil régional d’île de France avait été atomisé quand elle y était élue, et quand elle est arrivée dans le Nord, il y a eu des départs en foison…)

    Force est de reconnaître que Jérôme Bourbon semble faire aussi bien, sinon mieux : Très peu après son arrivée, Grégoire Duhamel partait. D’une part, je le regrette car j’aimais sa plume (il agrémentait ses articles de citations en latin, ce qui lui donnait un style très particulier…), mais ce n’était que le début : Me Eric Delcroix, l’ancien avocat du professeur Faurrisson et président de l’association des amis de Rivarol avait manifesté quelques désaccords et finalement est banni. Maintenant on apprend que Camille Galic, ancienne rédacteur en chef, qui a porté l’hebdomadaire pendant des décennies, allant jusqu’à s’occuper de l’imprimerie, est interdite d’articles… Apparemment, elle est également révoquée décrits de Paris. Je me demande d’ailleurs qui va la remplacer et même si le numéro du mois de décembre va paraître. Elle qui lui a donné les clés de la maison, on peut penser qu’elle en a gros sur le coeur. Par solidarité, Jean-Paul Angelelli n’écrit plus non plus. Des membres historiques de Rivarol, ne reste plus que l’excellente Chard (pour combien de temps ?)

    Où va-t-il aller comme ça ? Et la campagne interne au FN n’a rien à voir là dedans, toutes les personnes citées sont plus haut sont favorables à Bruno Gollnisch. S’il y avait des dissensions sur la façon de s’exprimer et de formuler les choses, rien ne peut expliquer qu’on en arrive à un tel résultat. Le seul problème est que Jérôme Bourbon est caractériel, qu’il ne supporte pas la moindre contradiction, qu’il ne sait pas gérer les conflits. Et se comporter comme il le fait avec Camille Galic ressemble plus au comportement de Brutus avec César, qu’au comportement saint attendu d’un catholique, conscient qu’il a un héritage à gérer et à transmettre.

    Car là est le problème : Concrètement Rivarol ne doit rien à Jérôme Bourbon par contre lui doit tout à l’hebdomadaire. Il arrive les caisses sont pleines, le nombre de lecteurs est important. Son comportement risque de faire disparaître tout cela. Et d’ailleurs, c’est bien là où je trouve déplacé la critique des intransigeants déplacée

  8. Suite de mon commentaire que j’ai envoyé par fausse manoeuvre :

    Car là est le problème : Concrètement Rivarol ne doit rien à Jérôme Bourbon par contre lui doit tout à l’hebdomadaire. Il arrive les caisses sont pleines, le nombre de lecteurs est important. Son comportement risque de faire disparaître tout cela. Et d’ailleurs, c’est bien là où je trouve déplacé la critique des intransigeants : Si quiconque n’est pas d’accord avec Lucien Rebatet, eh bien liberté à lui de ne pas s’engager dans un journal avec qui il y a des points de divergences. A ce moment là, la personne en désaccord en crée un autre et chacun chez soi. Mais tel ne fut pas le comportement de Jérôme Bourbon, qui finalement capte l’héritage légué, sans vouloir le transmettre. Un peu comme les allogènes qui arrivent en France, et qui ne se reconnaissent pas dans sa culture millénaire, voire même qui veulent la combattre… Un tel comportement, qui est l’opposé même du nationalisme, est totalement répréhensible.

    Ceci étant dit, j’espère que tout le monde sera assez intelligent pour se réconcilier, que tout reviendra en ordre, et que cette dispute ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

  9. Eris, vous avez la dent dure envers Bourbon. Vous êtes-vous enquis de sa version des faits ou vous basez-vous uniquement sur celle du (spécial) Delcroix ?

  10. Eris, de quoi je me mêle? Tu ne dois pas connaître Jérôme Bourbon pour parler ainsi de lui. Marine Le Pen se situe en dehors du camp nationaliste. Une sainte violence est légitime.

  11. J’ai exposé mon avis sur la campagne anti-marine, pas sur le comportement de Bourbon dont j’ignore tout en définitive.

    Les arguments d’Eris s’ils sont vrais méritent effectivement que le rédacteur en chef de Rivarol se remette en question.

  12. C’est une plaisanterie? Jérôme Bourbon a permis une croissance du nombre d’abonnés depuis son arrivée. Renseignez-vous avant de parler ingénument!

  13. Disons qu’il ne faut pas s’enflammer, et surtout ne pas jeter de l’huile sur le feu, car le mieux serait quand même une réconciliation générale.

    Précisons cependant plusieurs choses :

    Le problème n’a rien à voir avec la campagne actuelle au sein du FN. Les personnes ici sont quasiment toutes en faveur de Bruno Gollnisch, qui était d’ailleurs, rappelons le, l’invité du dernier pot des amis de Rivarol. A ce titre, il avait été ovationné par tout le monde. Donc non, le problème n’est pas ici lié au congrès du FN (ou s’il l’est, c’est vraiment de loin). Le problème c’est le comportement de Jérôme Bourbon qui gère mal les aléas. Le pire (ou le plus rigolo, c’est selon…), c’est qu’il y a des similitudes entre le caractère de Marine et celui de Bourbon.

    Et pas seulement d’ailleurs au niveau du caractère. Les principales craintes des anti-marinistes est que celle-ci fasse main basse sur l’appareil du FN pour en faire un instrument au service de ses ambitions, au lieu de défendre les valeurs qu’a toujours défendues ce parti. Même s’il n’y a rien de tangible, les craintes sont alimentées par plusieurs éléments : Au parlement, elle a été membre du groupe France-Israël, où elle siègeait à côté de Gaubert, président de la LICRA… Elle a voulu faire un voyage en Israël, voyage qui n’a pas eu lieu car certains gauchistes-sionistes s’y sont opposés, mais ça n’enlève rien à son intention et on est en droit de se demander qu’est-ce qu’elle allait y faire. Elle n’a jamais soutenu son père quand icelui était victime d’un lynchage de toutes les ligues de vertu, alors qu’il n’avait que défendu des opinions. Pour toutes ces raisons, Marine soulève un tas d’inquiétudes légitimes. Pensons à un militant du FN, qui a toujours défendu ses idées et qui voit aujourd’hui que son parti les renie pour servir des ambitions personnelles… Il se sentirait floué. Eh bien, pour Rivarol, c’est exactement la même chose.

    Rivarol, qui est l’hebdomadaire le plus ancien de notre famille politique, qui a été fondé par des personnes qui ont échappé de justesse à l’épuration (pas toutes d’ailleurs, et pensons par exemple à Brasillach, qui aurait pu être un excellent journaliste pour ce titre, mais qui ne l’a pas été, ayant été épuré alors qu’on ne lui reprochait que ses écrits…). Ce titre, que le système a toujours voulu éliminer, mais qui a néanmoins pu survivre grâce à des personnes dévouées à 100 %, se voit désormais menacé par une crise interne, crise sans précédent. Là encore, il faut penser à celles et ceux qui ont permis que ce titre survive. Or, Bourbon se comporte tel un petit tyran, interdisant d’articles les anciens comme Me Delcroix, l’ex-avocat de Faurisson, de Michel Lajoye et bien évidemment de Rivarol à qui il demandait toujours des honoraires très faibles, bien en deça de ce qu’il aurait légitimement pu demander. Mais la cerise sur le gâteau, c’est qu’il se brouille même avec celle qui était à sa place il y a encore quelques mois et qui lui a donné les clés de la maison… Eh bien, il est évident que ces anciens se sentent floués comme pourrait se sentir floué le militant historique du FN qui voit que son parti est confisqué pour des ambitions personnelles. Je rajouterai que tout cela doit bien amuser les marinistes, car le présent conflit ne concerne que des personnes qui soutiennent Bruno Gollnisch, Bruno Gollnisch qui doit d’ailleurs doit bien être embêté par la tourure des événements.

    D’ailleurs, je dirai ici que l’actuel conflit ne doit rien changer pour le congrès du FN, et il faut que nous soutenions tous Bruno, totalement étranger à ce conflit.

    Maintenant le mieux serait qu’il y ait une réconciliation, même si cela laissera toujours des traces. Cela est possible si les gens font preuve d’intelligence. Je remarque que Me Delcroix le fait, puisqu’il a reporté le pot des amis de Rivarol pour éviter un pugilat public, pugilat dont nos ennemis n’auraient pu que s’en délecter… Désormais, il faudrait une réunion autour d’une bonne choucroute avec Camille Galic, Me Delcroix et Jérôme Bourbon pour tout remettre à plat et essayer de recoller les morceaux…

    —————————–

    Pour répondre à Stéphane 57, je dois dire que je ne connais pas personnellement Jérôme Bourbon (pas plus d’ailleurs que Camille Galic ou Maître Delcroix), mais je l’ai déjà entendu à un dîner ou à des conférences qu’il a pu donner. Cependant se brouiller consécutivement avec l’ensemble des anciens (Galic, Delcroix, de Diesbach, Angelelli,…) toutes des personnes sympathiques et agréables, il y a forcément un problème. La seule qui subsiste est la dessinatrice Chard, mais vu comme c’est parti, je me demande pour combien de temps…

  14. Pour clore le débat, je voulais surtout soutenir la ligne « Bourbon » qui me semble plus combattive. Ses articles visent juste à chaque fois. Je crois aujourd’hui que l’avenir n’est plus aux demi-mesures.

  15. @ Eris

    Je crois qu’il est faux de dire que Bourbon a interdit d’articles Delcroix. D’abord, rappelons qu’en réalité celui-ci n’écrivait que rarement et qu’à ce titre il est inexact de le présenter comme un pilier du journal.
    Bourbon a refusé que soit inséré un communiqué de Delcroix incendiaire et insultant, que vous avez peut-être lu sur le net. Quoi de plus logique ?
    Il faut peut-être aussi rappeler que (comme je l’ai lu sur le forum natio) l’association des amis de Rivarol n’est là que pour soutenir le journal. Pas pour lui dicter sa ligne ! Aussi, si le président de cette association n’aime pas la ligne, il passe la main, logiquement.
    Là, Delcroix veut faire un esclandre, nuisible au journal pour le coup.
    Delcroix (et d’autres peut-être, mais là encore on reste dans la supputation tant qu’ils ne se sont pas déclarés) voudrait que Rivarol reste neutre, ou à peu près, dans la compétition Gollnisch/Marine. C’est tout, et ce n’est pas compatible avec la ligne du nouveau directeur, qui n’a – soit dit en passant – pris personne en traître puisque que son style (polémique, comme jadis) et ses idées étaient bien connus quand il fut nommé.

  16. En complément de mon commentaire, les déclarations de J. Bourbon à des journalistes concernant cette affaire :

    En ce qui concerne Camille Galic et son éviction des Ecrits de Paris (le mensuel de Rivarol), M. Bourbon assure qu’“à partir du moment où elle m’avait dit que, compte tenu de l’orientation du journal, elle ne souhaitait pas pour le moment collaborer à Rivarol, il y a eu une tension qui est montée dans les locaux que nous partageons. Il valait mieux prendre un peu de champ, au moins jusqu’au congrès du Front.”

    Pour M. Bourbon, “Eric Delcroix est libertin. Il est pour la loi Veil, pour le Pacs. Moi je suis catholique et nationaliste, on ne peut pas s’entendre. C’est un peu la Nouvelle droite libertine, athée, neo-païenne qui se réclame de la philosophie libertine des Lumières. C’est son droit, mais j’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé. Il y avait des combats communs comme le révisionnisme, mais ça ne suffit pas.”

    “J’ai toujours été plus proche de l’aile radicale que de l’aile modérée”, indique encore M. Bourbon qui “assume la crise”. “Je ne suis pas un gamellard”. “Je n’ai pas de parts sociales au journal, on peut m’éliminer si on veut. Je préfère me retrouver au chômage avec une femme et trois enfants en bas âge, plutôt que d’abdiquer mon idéal.”

    Et Jérôme Bourbon qui revendique la virulence de ses écrits estimant que Rivarol est un “journal d’opinion”, renouvelle ses attaques violentes contre Marine Le Pen – qu’il nomme “la Carla Bruni de la droite nationale”, et contre le congrès du FN qu’il qualifie de “succession génétique”. “Pour moi, Marine Le Pen est un démon, c’est l’ennemie absolue à tout point de vue, sur le plan moral, sur le plan politique, sur le plan intellectuel. C’est une catastrophe absolue, je n’ai aucune confiance en elle. C’est une révulsion totale, qui est réciproque d’ailleurs.” Pour lui, les proches de la vice-présidente du FN, sont “une bande de dégénérés”.

  17. Eddie Constantine :

    Qui dit ménage, dit diminution des effectifs. Il n’est pas garanti que le front mariniste gagne plus de nouveaux électeurs qu’il ne perdra d’anciens électeurs. Pour augmenter ses scores électoraux, il est nécessaire de gagner des voix sans perdre celles déjà acquises.

    D’où la nécessité de rassembler et de fédérer son camp avant toute chose.

  18. Plus je lis Jérôme Bourbon et plus je suis convaincu qu’il a un problème d’ordre psychiatrique. Ainsi, si j’en crois Stéphane 57.

    Eric Delcroix est libertin. Il est pour la loi Veil, pour le Pacs. Moi je suis catholique et nationaliste, on ne peut pas s’entendre. C’est un peu la Nouvelle droite libertine, athée, neo-païenne qui se réclame de la philosophie libertine des Lumières. C’est son droit, mais j’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé. Il y avait des combats communs comme le révisionnisme, mais ça ne suffit pas »

    D’une part, tout cela est du n’importe quoi, Eric Delcroix est marié, a une vie totalement honorable et ces propos, s’ils ont réellement été tenus relèvent de la diffamation. Par magnanimité, il n’enverra sans doute pas une nouvelle citation à comparaître, mais il le pourrait.
    Mais le pire, c’est que Bourbon va lui même fricoter avec les néo-païens et athées et pas plus tard que samedi prochain (le 20 Novembre).

    http://www.terreetpeuple.com/tp-dans-nos-provinces/lorraine-luxembourg/fete-du-marteau-2010-en-lorraine.html

    Je ne sais devant quelle idole il va se prosterner, mais quoiqu’il en soit, il y a pêché dans l’air. Peut être a-t-il prévu de se confesser le lendemain, mais dans ce cas, il doit savoir que se confesser si l’intention n’y est pas, cela ne sert à rien…

    Du reste, ce qui est important dans cette affaire, c’est de noter la contradiction qu’il y a dans ses discours, et surtout dans ses actes…
    A croire qu’il veut imiter Marine dans une vie pas pleinement catholique.

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