L’Irlande prête au crime

[Tribune libre de Christine Dol, suite à la décision du gouvernement irlandais de déposer un projet de loi autorisant l’IVG dans les cas où la vie de la mère est en danger.]

Qu’on se le dise, l’Irlande, le dernier grand bastion du catholicisme occidental, se prépare au crime des innocents. Il s’y prépare. Car, suite à un scandale médiatique, la politique du pays concernant l’avortement est remise en cause. Le scandale ? Une jeune Indienne hindoue, ayant une grossesse difficile et un état de santé inquiétant. Elle souhaite un avortement, qui lui est refusé pour raison éthique. La femme mourra. L’avortement l’aurait-elle sauvé? Rien n’est moins sûr. Quoiqu’il en soit, le débat est relancé et Savita devient un symbole. L’Irlande décide donc d’alléger la loi, et s’aligne ainsi sur ses voisins européens.

« La législation doit définir clairement quand il est possible de mettre fin à une grossesse, c’est-à-dire quand il y a un danger réel et substantiel pour la vie – ou la santé- de la patiente et quand ce danger ne peut être écarté qu’en mettant un terme à la grossesse« .

N’est-ce pas difficile de juger s’il y a réel danger pour la vie de la mère, et si il est vraiment lié à la grossesse ? N’est-il pas facile d’interpréter la loi comme on souhaite l’entendre ? L’avortement ne va-t-il pas, comme dans les autres pays, être légalisé pour des cas particuliers et s’étendre en pratique à toute la population ?
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Casapound ?

Une polémique anime les milieux « d’extrême-droite » depuis quelques semaines. Elle concerne le mouvement néo-fasciste italien Casapound, célèbre pour occuper depuis près de 10 ans un immeuble au cœur de Rome, et ayant suscité un certain enthousiasme chez ses voisins européens.
Un article de F-X Rochette dans Rivarol a mis le feu au poudre : l’auteur y étrille un livre récemment paru sur le phénomène italien, écrit par l’un de ses cadres.
Favorable au débat d’idées, nous mettons à votre disposition l’article, le droit de réponse de l’auteur et la réponse du journaliste.
Les commentaires sont ouverts et vous pouvez y glisser d’autres contributions sur ce thème ! En courtoisie bien sûr.

« Une terrible post-modernité dans la maison d’Ezra

L’ouvrage est épais, dense… 370 pages compactes de lignes et de lignes interminables écrites par un fier Italien de 32 ans qui, incontestablement, ne transige pas avec la réputation de bavards qu’endossent assez justement nos voisins transalpins.

Pourtant la forme d’abécédaire choisi pour le bouquin aurait pu permettre à son auteur d’économiser en l’occurrence non sa salive mais l’encre de son imprimante qui doit être elle-aussi plus ou moins italienne… Bon, vous l’aurez compris chers lecteurs, je n’ai pas trouvé dans l’ouvrage étudié ici de l’avoine nourrissante ou je ne sais quelle source d’inspiration, ou encore une problématique à creuser, enfin quelques choses à se mettre sous la dent.
Et je dois l’avouer, c’est bien le troisième livre écrit par un Transalpin ces derniers mois qui me déçoit profondément, qui n’apporte rien ou presque de nouveau ou de pertinent à la petite bibliothèque nationaliste que nous essayons d’enrichir utilement.

Mais dans ce cas, je suis exposé à un problème d’une autre ampleur, à une question terriblement lancinante : Le livre est ennuyant, certes, la forme est assommante, mais le défaut rédhibitoire de la chose ne provient-il pas non seulement de son argumentation (et pas seulement de sa forme) mais de son objet même ?
Et je suis si anxieux devant cette conjecture que j’en oublie de citer tout simplement le titre du bouquin italien, parfois si mal traduit, qu’il en devient loufoque. Tant pis, je me jette à l’eau : Casapound, une terrible beauté est née.*

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Jésus devrait peut-être changer d’attachée de presse

[Tribune libre de Christine Dol pour Contre-info]

On ne la présente plus, car la meneuse de revue catholique qui se définit comme « attachée de presse de Jésus » ne cesse de faire parler d’elle. « Frigide Barjot » a dernièrement pris sous son aile la majorité des opposants aux « mariage pour tous » avec succès grâce à son aura médiatique. Même si beaucoup de citoyens de bon sens ne peuvent soutenir cette nouvelle conception de la famille, il est vrai que les catholiques se montrent davantage fermes.

Mais après le succès de « la manif pour tous » du 17 novembre, Frigide semble avoir pris la grosse tête et vouloir mettre Jésus au second plan… Que dis-je ? Au dernier rang, voire aux oubliettes. Car si la Barjot utilisera la foule du 13 janvier prochain, majoritairement catholique, ce n’est pas pour exprimer la simple volonté de retrait du projet de loi mais pour servir ses lubies.

Première lubie apparente : la fête, « la vraie », celle que l’on peut voire à la « gay pride », à laquelle elle se vante d’avoir participé ; raison pour laquelle elle veut de la musique, des chars, du rose et surtout pas de chapelets ni de prêtres visibles, il est vrai que ça casse un peu l’ambiance « boite de nuit géante».
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Triste Noël pour 25 millions d’Européens…

[Tribune libre] …ces travailleurs sans emploi, souvent licenciés pour cause de « délocalisation », ces victimes du mondialisme, réel prédateur de nos secteurs économiques, ce mondialisme auquel les marchands du temple vouent un réel culte  fanatique.

Souvenons-nous de la fermeture de l’usine General Motors d’Anvers (OPEL) qui ferma définitivement ses portes le 23 décembre 2010. Cette usine, la plus ancienne de G.M. en Europe, occupait plus de 12.000 ouvriers il y a 25 ans et durant son activité (l’une des plus productives du groupe) avait construit plus de 13 millions de voitures. Après Renault à Vilvorde en 1997, ce fut un second coup dur pour le secteur automobile belge…avant l’annonce de l’arrêt de l’usine Ford à Genk il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas terminé, car l’industrie automobile et l’économie de notre continent vont être confrontées aux dures réalités de la concurrence  en 2013, du fait de la surcapacité de production automobiles dans 40 usines sur la centaine installée en Europe.

Plus de 60.000 entreprises françaises auront mis la clef sous le paillasson en 2012 et ce sont des centaines de milliers de travailleurs qui auront grossi les rangs d’un chômage structurel qui, loin de se dégonfler, ne fait que croître malgré les déclarations lénifiantes des gouvernants.

Partout en Europe les difficultés s’accroissent pour l’industrie (et l’activité économique en général) mais personne ne veut stopper l’immigration sauvage qui, au grand bonheur des marchands de soupe, exerce un dumping sur le coût de la main d’œuvre et éjecte nos travailleurs du marché de l’emploi ! Continuer la lecture de « Triste Noël pour 25 millions d’Européens… »

« Comment les « hétéros » ont livré le mariage aux « homos » »

En exclusivité pour Contre-info, une intéressante tribune de Christine DOL. Matière à réflexion.

« Comment les « hétéros » ont livré le mariage aux « homos »

Les homosexuels ont voulu le droit de crier haut et fort leur différence. Leurs « strip-teases » sur des chars dans la rue ont été acceptés et applaudis. Puis le PACS, fait sur mesure pour les contenter, reconnaît officiellement leurs « unions » et leur « amour »… Au nom du droit à la différence, ils ont réclamé moult changements culturels et sociaux. Et au nom de l’égalité, ils réclament de pouvoir se marier et d’avoir des enfants comme « tout le monde ».

Le mariage?
Ringard, traditionnel, cucul, catho coincé, prison hypocrite, convention, tue-l’amour, atteinte à la liberté sexuelle, routine, maison de banlieue, marmaille etc. Cela ne correspond pas vraiment à l’appétit de liberté, de création, de vie urbaine nocturne, de développement artistique, d’ouverture d’esprit et de mœurs que prônent pourtant les adeptes de l’homosexualité.

Pourquoi ne se contentent-ils pas du PACS, ou ne souhaitent-ils pas le modifier encore?

Parce qu’il semble bien que ce qui meut réellement ce désir de « mariage » n’est pas le bonheur recherché par tout à chacun, mais la jalousie, l’envie.
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Marche pour la vie : Jean-Pierre Maugendre répond à nos questions

Renaissance Catholique organise samedi prochain, le 20 octobre, sa 22e marche de prière pour la Vie et la famille. Son président, Jean-Pierre Maugendre, a accepté de répondre aux questions de Contre-Info :

Pouvez-vous présenter en quelques mots l’association Renaissance Catholique dont vous êtes le président ?

Notre raison sociale conformément à nos statuts est d’œuvrer à la restauration d’un ordre social chrétien. Cet objet très large nous semble devoir, en fait, répondre à un quadruple défi :

-pour la culture de vie contre la culture de mort
-pour la chrétienté contre l’islamisation de la France
-pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société contre la christianophobie et sa variante laïciste
-pour l’identité chrétienne de la France contre l’utopie mondialiste

Quel sens donnez-vous à cette Marche pour la Vie ?

Notre marche est d’abord et avant tout une démarche de prière et de réparation. Nous prions aux intentions de toutes les victimes de la culture de mort : enfants tués, femmes victimes du syndrome post-avortement, vieillards abandonnés, malades euthanasiés… C’est un flot hallucinant de sang et de souffrance que charrie derrière elle la prétendue libération des moeurs, qu’il serait plus exact d’appeler un esclavage des sens et des passions.
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[Tribune libre] Les évêques n’osent plus parler de Dieu

Ci-dessous une intéressante tribune libre (plus religieuse que politique) d’un de nos lecteurs, sur le fait que les évêques de France contestent le projet de parodie de mariage homosexuelle, sans jamais prononcer le nom de Dieu. Matière à réflexion.

« Une question hante depuis quelques semaines les catholiques français : les évêques de notre pays croient-ils encore au moins en l’existence de Dieu ? Si oui, comment expliquer qu’une bonne partie d’entre eux ne mentionnent même pas Son Nom dans leurs interventions contre la dénaturation du mariage programmée par le gouvernement socialiste ?

Il y a des exceptions, notamment le cardinal Barbarin. Mais on reste étonné de la tonalité très laïque de la plupart des interventions épiscopales : pour eux, comme pour les hommes politiques franc-maçons ou les instituteurs de l’école athée, le nom de Dieu semble devenu un gros mot, une obscénité, un blasphème (car notre très tolérante République française supporte difficilement le blasphème anti-laïcité).

On dira qu’il n’est pas nécessaire d’invoquer la loi de Dieu pour noter qu’un mariage a toujours été, en tout lieu et en tout temps, l’union d’un homme et d’une femme ; pour rappeler que l’homosexualité est stérile par nature ; pour affirmer qu’un enfant, conçu d’un père et d’une mère, a besoin des deux pour son éducation.
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Le nationalisme est-il une idolâtrie ?

Nos estimés confrères du blog Les intransigeants ont, lors d’un entretien à l’hebdomadaire Rivarol, cru bon d’attaquer à nouveau le nationalisme*. Le directeur du Renouveau français – le mouvement nationaliste d’inspiration contre-révolutionnaire et chrétienne – leur a répondu par le bref texte ci-dessous (paru dans le numéro suivant) :

« Dans l’entretien paru dans le numéro du 5 octobre de Rivarol, nos amis Intransigeants dénoncent le nationalisme d’une façon très malheureuse, qui appelle réaction.

En effet, ils réduisent cette démarche à une idolâtrie de la nation, alors que ce n’est là qu’une possible mais fort rare – et bien sûr condamnable – dérive du nationalisme.
Un sain nationalisme, a fortiori un nationalisme chrétien, ne fait pas de la nation un absolu métaphysique. Il se donne simplement pour but de défendre l’héritage et le bien commun national (qui est la finalité de la « société politique » ) : c’est bien le rôle du pouvoir politique, aujourd’hui défaillant.
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Vatican II, cinquante après.

Ce concile atypique, qui a révolutionné l’Église dans divers domaines et largement contribué à la déchristianisation, fait particulièrement l’objet d’études et de controverses en cette année anniversaire.

Parallèlement, le Vatican confirme que les négociations, en vue d’un ralliement de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (principale organisation de prêtres traditionalistes), sont rompues : Benoît XVI lui-même voulant que la FSSPX accepte les textes du concile et l’enseignement pontifical qui a suivi, mais celle-ci refusant toujours.
La FSSPX ne sort pas indemne de la tentative de rapprochement qu’a mené son supérieur, Mgr Fellay, contre l’avis d’une partie importante du clergé de la FSSPX (notamment français) et des trois autres évêques de la Fraternité. L’unité de cette société est ébranlée en dépit des apparences et l’autorité de Mgr Fellay remise en cause par certains clercs, notamment le célèbre Mgr Williamson ou ce groupe de prêtres sud-américains réclamant la démission du supérieur général.
De son côte, l’Institut du Bon Pasteur issu d’une scission de la FSSPX en 2004, et évoluant sous l’autorité de Rome, traverse une crise ouverte grave (dans laquelle la question de Vatican II compte), son fondateur et supérieur étant contesté par la moitié des dirigeants (dont on peut connaître le point de vue ici) de l’institut. Ambiance…

Pour en revenir à Vatican II lui-même, vous pouvez trouver ci-dessous le point de vue traditionaliste radical de Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol :

« LES CINQUANTE ANS DE VATICAN II : UN DEMI-SIÈCLE CATACLYSMIQUE

Cinquante ans se sont écoulés depuis ce jour d’octobre 1962 qui vit la réunion dans la basilique Saint-Pierre de Rome de 2 381 évêques venus du monde entier (pays communistes excepté) à l’appel de Jean XXIII pour la cérémonie d’ouverture du « Second Concile œcuménique », qui allait s’éterniser jusqu’au 8 décembre 1965. Si l’on devait répertorier les principaux événements du XXe siècle, Vatican II y figurerait à l’évidence tant il a occasionné dans les consciences, les mœurs et les institutions des bouleversements fondamentaux dont nous n’avons pas encore pris toute la mesure. Cette assemblée d’évêques qui, à la différence des vingt conciles œcuméniques de Nicée à Vatican I, n’a pas défini ni explicité des dogmes, n’a pas procédé par canons et anathèmes, a ouvert la voie à une nouvelle religion qui porte toujours officiellement le nom de catholique mais dont la substance et les finalités ne sont plus du tout les mêmes. Est-ce un hasard si les sectateurs de Vatican II ont parlé dès le début, tel le cardinal Benelli, d’« église conciliaire » ou comme Paul VI de « nouvelle Pentecôte » ? De même, le cardinal Suenens remarquait-il que « Vatican II, c’est 1789 dans l’Eglise », tandis que le Père Congar ajoutait éloquemment que par le concile « l’Eglise avait accompli pacifiquement sa révolution d’Octobre ». Expressions qui démontrent que Vatican II marque une rupture radicale avec près de 2000 ans de catholicisme et inaugure une nouvelle religion, celle de l’humanité.

LE CULTE DE L’HOMME

Le concile a introduit une nouvelle manière de se situer par rapport à Dieu.
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Quand Estrosi feint de s’opposer au « mariage » gay…

Christian Estrosi s’exprimait aujourd’hui, au micro de RTL, sur le sujet du « mariage » homosexuel. S’il a déclaré ne pas être « favorable » à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, le maire UMP de Nice a néanmoins estimé que, si la loi était votée, il fallait « la respecter« , soulignant qu’il serait « respectueux des lois de la République » et qu’il ne s’opposerait donc pas à la célébration d’un mariage homosexuel s’il devenait légal. Christian Estrosi refuse en effet de passer pour « rétrograde sur le fond sur ce sujet« , alors même qu’il « célèbre devant Marianne les pacs signés devant les tribunaux de grande instance ».

En adoptant un discours aussi convenu, l’ancien ministre feint d’ignorer les enjeux sous-jacents à la polémique suscitée par ces maires qui refuseront de célébrer demain le « mariage » homosexuel. Car ce qui en jeu, ici, c’est évidemment le maintien de la distinction entre le légal et le légitime.
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Bruno Le Maire et « les formules à l’emporte pièce »

[Tribune libre] Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture sous la présidence de Nicolas Sarkozy, était ce matin l’invité de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1. Interrogé sur le mot de Richard Prasquier, président du CRIF, lequel avait comparé l’islamisme au nazisme, Bruno Le Maire a condamné ces propos, fustigeant « les langages d’émotion, les langages sans mesure », et leur préférant « un langage de raison », qui évite les « comparaisons qui ne sont pas acceptables ». « Toute exagération est contre-productive » explique-t-il, déclarant que « l’Islamisme radical ne se combattra pas avec des formules à l’emporte-pièce ».

Certes. Et pourtant, le discours de Bruno Le Maire suscite un certain malaise. Car enfin, ces « formules à l’emporte-pièce », ces « exagérations », ces « langages sans mesure », n’en a-t- il pas usé et abusé lui-même lorsqu’il s’agissait de combattre la droite nationale ? Comme alors il était convenu, pour disqualifier l’adversaire, de lui accoler les plus ignobles épithètes. Que de poncifs éculés n’ont-il pas été assénés, inlassablement relayés dans les médias, dans le but de discréditer dans l’opinion l’opposition nationale. La rhétorique était facile : « fasciste, nazi, raciste… » Autant d’étiquettes dont l’usage témoigne d’une attitude irrationnelle, voire pavlovienne, qui ne dispose certes pas au débat d’idée, mais qui dispense en revanche, et c’est tellement plus commode, de rechercher des arguments. Continuer la lecture de « Bruno Le Maire et « les formules à l’emporte pièce » »

Manuel Valls à propos des nouveaux terroristes : « Il ne s’agit pas d’étrangers, il s’agit de français musulmans »

[Tribune libre] Manuel Valls s’inquiète. Après le démantèlement, samedi, d’une cellule islamiste radicale, le ministre de l’intérieur a reconnu qu’en France, le premier risque terroriste était représenté par des jeunes qui y avaient grandi, moins que par des étrangers. Comment peut-il feindre cependant d’ignorer les implications d’un tel constat ? Car ces Français ne le sont pas devenus par voie de filiation, pas davantage qu’ils n’ont  recherché à être adoptés par une nation dont ils refusent obstinément l’héritage historique et culturel. Ces gens ne sont fils de France ni par le sang reçu, ni même par l’assimilation; ils ne s’inscrivent assurément pas dans la lignée de nos pères, ces héros qui ont façonné la France en faisant de leurs enfants des dépositaires. La France n’est pourtant pas un terrain vague où toutes les communautés peuvent venir planter leur tente, elle n’est pas une simple addition de catégories : elle est une terre chargée d’histoire qui fait de nous des héritiers; elle est une communauté de destin qui s’enracine dans un passé commun. Or ces terroristes, devenus français par voie migratoire puis administrative, ne sont pas issus de ce passé français, ni ne se le sont appropriés pour faire leur le destin commun que nous construisons sur le socle de notre histoire séculaire. Français de papier, ils ne le sont pas devenus de coeur.
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François Lebel (UMP), à propos du « mariage » gay : « Comment s’opposer demain à la polygamie en France ? »

François Lebel, maire UMP du 8ème arrondissement de Paris, s’oppose fermement au projet de législation du « mariage » homosexuel. Dans une tribune, déclarant qu’il ne procèdera « personnellement à aucun mariage de cette nature« , il exprime ses craintes à propos « des pires dérives » polygame, pédophile et incestueuse, auxquelles la société sera désormais exposée « si le tabou immémorial du mariage hétérosexuel vient à sauter« .

Paroles fermes, à rebours de l’idéologie destructrice des valeurs et des structures traditionnelles, laquelle domine aujourd’hui l’opinion et les médias, elles valent déjà à son auteur les invectives éculées d’une certaine presse bien pensante : « Un élu UMP dérape sur le mariage homosexuel » titre ainsi Libération. Oui, mais pour constater un dérapage, il faut d’abord admettre l’existence d’un sentier balisé, duquel on se détournerait en dérapant.
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Le réveil des esprits libres ?

Décidément, entre le Boulevard Voltaire de Robert Ménard qui, sur le terrain journalistique, entend s’émanciper du « médiatiquement correct« , et la « Droite Forte » de Guillaume Peltier qui, sur le terrain politique, désire « démocratiser les chaînes du service public » et « libérer l’information en garantissant l’embauche de journalistes de droite« , il semble qu’un vent de réaction souffle à droite, et que certains feignent de découvrir la domination culturelle de la gauche sur l’opinion, la politique, et les médias…

Il reste qu’invoquer la liberté d’expression, si chère à Robert Ménard, lorsque le rapport de force est défavorable, relève de la stratégie ; mais l’ériger en principe idéologique, c’est sombrer dans le relativisme dès lors que l’on ne voit derrière les idées que des opinions, toutes égales, et qu’on laisse ainsi entendre que la vérité en tant que telle est inaccessible, voire inexistante. Si en revanche toutes les idées ne se valent pas, qu’elles n’ont pas la même valeur, alors elles ne sauraient jouïr non plus des mêmes droits de diffusion. « Chacun voit midi à sa porte », nous rétorquera-t-on. Mais le même s’indignera que les idées nazies puissent faire l’objet d’une profusion sans entraves : une telle indignation ne suggère-t-elle pas, fût-ce tacitement, l’existence d’une échelle des valeurs ?

Là est toute la contradiction :
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Voltaire, chantre de la liberté d’expression… vraiment ?

[Tribune libre] Un lecteur nous adresse, en exclusivité, sa Lettre ouverte aux animateurs du nouveau site « Boulevard Voltaire », dirigé par Robert Ménard et qui se veut un nouveau vecteur de réinformation, en pointe dans le combat pour la liberté d’expression :

« Apparemment, pour vous, Voltaire est synonyme d’opposition à l’intolérance et au fanatisme.
Le problème, c’est que, dans la réalité, ce fut l’inverse : Voltaire fut ultra-intolérant et ultra-fanatique.
Le grand journaliste libre de cette époque, c’est Fréron.
Fréron contre qui Voltaire n’a pas hésité à requérir la censure et la prison.
Voltaire a d’ailleurs réussi : Fréron a vu son journal interdit plusieurs fois par la censure et il a même été embastillé à plusieurs reprises. Inutile de dire que Voltaire n’a jamais réclamé sa mise en liberté…
Voltaire a essayé de faire taire par la censure tous ceux qui le critiquaient.
Chacun sait que la fameuse phrase qui lui est attribuée sur sa prétendue résolution de se battre pour ceux qui ne pensaient pas comme lui est un FAUX. Non seulement il n’a jamais dit ça, mais il a démenti cette attitude par tous ses actes
La seule liberté de parole dont Voltaire se souciait, c’était la sienne propre et celle de ses amis. Les autres, il les écrasait.
Il s’est servi de Calas pour sa publicité personnelle, mais il a écrit, dans ses lettres privées, tout le mépris qu’il avait pour lui.

Bien sûr, Voltaire a brandi le mot « tolérance ». Mais c’était la tolérance pour lui seul. Non pour les autres. Fréron l’avait bien deviné, qui écrivait en 1772 :
« Si les sages philosophes du siècle, qui réclament la tolérance avec tant de chaleur et d’intérêt parce qu’ils en ont le plus grand besoin, étaient eux-mêmes à la tête du gouvernement et se voyaient armés du glaive de la souveraineté, ils seraient peut-être les premiers à sévir contre tous ceux qui auraient l’audace de contredire leurs opinions. »
Et encore :
« Jamais peut-être il n’a coulé autant de sang qu’ils en feraient couler eux-mêmes ! » Continuer la lecture de « Voltaire, chantre de la liberté d’expression… vraiment ? »