
Ce dimanche, c’est la « solennité de la Fête-Dieu », qui avait lieu jeudi. Elle honore la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’hostie consacrée.
Retrouvez en fin de cet article la présentation et l’explication de cette fête.
« Ô combien suave est votre esprit, Seigneur; pour montrer votre tendresse envers vos enfants, vous leur donnez du ciel un pain délicieux, qui comble de biens les affamés, renvoyant les mains vides les riches dédaigneux » (Vêpres : Sag. 16,20-21; S. Luc I, 52.)
« Ô vous qui, dans votre Sacrement admirable, nous avez laissé un mémorial de votre passion, donnez-nous d’entourer les mystères sacrés de votre corps et de votre sang d’une telle vénération qu’elle nous obtienne de ressentir constamment en nous le fruit de votre Rédemption. » (Oraison)
Jadis, avant le catastrophique concile Vatican II et la crise de l’Eglise qui l’a accompagné, cette importante fête chrétienne était l’occasion de processions dans toutes les villes et villages de France. Aujourd’hui il n’y a quasi plus que les églises de la mouvance traditionaliste qui en organisent.
Ici une procession de la Fête-Dieu dans un simple village de Vendée vers 1960 :
La Séquence Liturgique du jour est le Lauda Sion ; c’est pour l’Église l’un des plus beaux chef-d’œuvre de la poésie dogmatique, où, tout en gardant l’exacte précision de la terminologie scolastique, Saint Thomas d’Aquin expose avec splendeur et enthousiasme le dogme eucharistique de la Très Sainte Transsubstantiation (c’est-à-dire l’hostie qui devient le corps du Christ, tout en gardant l’apparence du pain). Composée en 1264 à la demande du pape Urbain IV, il le fait en 24 strophes d’inégale étendue : 18 de 3 lignes, 4 de 4 lignes, et 2 de cinq lignes. C’est en quelque sorte le Credo du Saint-Sacrement. Cette Séquence Liturgique « mérite d’être méditée » (Pius Parsch). La voici et, en dessous, sa traduction :











