Nouvelle encyclique : exit le latin comme langue officielle de l’Eglise

Le site espagnol, Infovaticana relève un fait peu remarqué ailleurs mais hautement significatif, relatif à l’Encyclique Magnifica Humanitas : il s’agit de la première encyclique qui ne possède pas de version en latin. Il développe une réflexion intéressante autour de l’usage du latin (qui a entre autres l’avantage d’être une langue fixée, car « morte », avec donc des mots dont le sens n’évolue pas) par le Vatican, à laquelle on peut ajouter que ce choix apparaît comme un nouveau désaveu de Benoît XVI lequel avait en 2012 publié le motu proprio « Latina Lingua » instituant une « Académie Pontificale de Latinité » afin de promouvoir l’utilisation du latin au sein de l’Eglise.

« Alors qu’une grande partie du débat s’est concentrée sur le contenu de l’encyclique, un autre détail apparemment mineur est passé presque inaperçu : pour la première fois dans l’histoire moderne, une encyclique papale a été publiée sans édition latine officielle.

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1er dimanche après la Pentecôte : fête de la Très Sainte Trinité (textes et commentaire de la messe)

[en fin d’article deux belles prières :  de saint Augustin et de sainte Elisabeth de la Trinité]

« Le dogme fondamental auquel tout se ramène dans le christianisme est celui de la sainte Trinité, au nom de qui tous les chrétiens sont baptisés. » (Dom G. Lefebvre).
Une vérité mystérieuse touchant à la nature de Dieu, qu’Il nous a révélée, et que nous ne pourrons contempler et mieux pénétrer qu’au Ciel.

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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C’était un… 30 mai.

727 : mort, de la gangrène, à 70 ans environ, de saint Hubert. Né à Toulouse au sein de l’aristocratie franque, ce descendant de Clovis s’adonnait à une vie mondaine et superficielle auprès de la cour mérovingienne.
On raconte que, féru de chasse, il n’avait pu résister à sa passion un Vendredi saint et était parti sans aucune compagnie. Il se trouva alors face à un cerf extraordinaire, blanc, portant une croix lumineuse au milieu de ses bois. Il le pourchassa longtemps sans que la bête se laissât rattraper ni se fatiguât. Au bout d’un moment, l’animal s’arrêta et une voix tonna, intimant à Hubert de se convertir, auprès de l’évêque saint Lambert de Maastricht. Après quoi Hubert changea de vie, et devint évêque de l’ancien diocèse de Tongres et de celui de Maastricht. Il est le saint patron des chasseurs.

1431 : mort, sur le bûcher, de sainte Jeanne d’Arc ; voir ici.

1574 : mort, de maladie, à 23 ans seulement, du roi de France Charles IX. Aidé de sa mère Catherine de Médicis, il avait succédé à son frère François II, à l’âge de 10 ans, et mourut sans enfant mâle. Son règne fut marqué par les guerres de Religion.

1778 : mort de François-Marie Arouet, dit Voltaire, écrivain brillant et « philosophe » antichrétien forcené, qui eut une influence aussi considérable que néfaste sur son temps.
On peut se procurer une solide biographie de lui par l’abbé Ulysse Maynard ici, ainsi que deux livres évoquant certains aspects peu connus du bonhomme, par Xavier Martin : Voltaire méconnu et par Marion Sigaut : Voltaire, une imposture au service des puissants.

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30 mai… 1431 : mort de Sainte Jeanne d’Arc ; son cœur resté intact miraculeusement, après le bûcher

Ce jour est la fête religieuse de sainte Jeanne d’Arc.
En effet, elle mourut brûlée vive un 30 mai, sur la place du Vieux-Marché à Rouen. Elle avait préalablement demandé une croix, de l’eau bénite, et invoqué Saint Michel, puis sainte Catherine, qui jadis lui étaient apparus. Elle cria à plusieurs reprises : « Jésus ! Jésus ! ».
Elle n’avait que 19 ans. Béatifiée en 1909, elle fut canonisée par Benoît XV le 9 mai 1920.

D’après les témoignages, le cœur de la sainte fut l’objet d’un miracle : dans l’impossibilité de le consumer, le bourreau l’a jeté dans la Seine.

Concernant sa mort et ce fait, voici la déposition de frère Isambard de la Pierre, dominicain ayant assisté aux événements :

« À son dernier jour, Jeanne se confessa et communia. La sentence ecclésiastique fut ensuite prononcée. Ayant assisté à tout le dénouement du procès, j’ai bien et clairement vu qu’il n’y eut pas de sentence portée par le juge séculier. Celui-ci était à son siège, mais il ne formula pas de conclusion. L’attente avait été longue. A la fin du sermon, les gens du roi d’Angleterre emmenèrent Jeanne et la livrèrent au bourreau pour être brûlée. Le juge se borna à dire au bourreau, sans autre sentence : « Fais ton office ! »

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29 mai 1453 : chute de Constantinople, tueries, viols et sacrilèges. La fin d’un monde

Le 29 mai 1453, l’Empire romain d’Orient (« Empire byzantin ») s’effondrait avec la chute de Constantinople.
Celle-ci fut accompagnée de massacres des civils, viols et sacrilèges commis par les sectateurs de Mahomet.
Ce n’était que le début d’une longue nuit d’esclavage et de destruction culturelle.

« Durant toute cette journée, les Turcs firent, par toute la cité, un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux. … Georges Phrantzes dit aussi que, « en certains endroits, le sol disparaissait sous les cadavres et que l’on ne pouvait passer par les rues ».

« … Ils volent, dérobent, tuent,… font captifs femmes, enfants, vieillards, jeunes gens, moines, hommes de tous âges, de toutes conditions ».

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28 mai… 1794 : la République massacrait encore des Français et rasait un village (et pour quel motif !)

Nous aimons rappeler aux républicains – donneurs de leçons impénitents -, l’histoire de leur Régime.

Ce 28 mai donc, Étienne Christophe Maignet, chargé de la lutte contre la « contre-révolution » en Auvergne, fit incendier le village de Bédoin, au pied du mont Ventoux, et massacrer une bonne partie de sa population.

Quel acte extraordinaire pouvait-il justifier de telles représailles ?

Simplement l’arrachage, quelques semaines plus tôt, d’un « arbre de la liberté »…

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C’était un… 28 mai

576 : mort, à 80 ans environ, de saint Germain de Paris, également appelé Germain d’Autun (où il était né).  Évêque de Paris en 555, il fonda une abbaye qui portera ensuite son nom, la future abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Charitable à l’extrême, il vécut ascétiquement jusqu’à la fin de sa vie, observant veilles et jeûnes monastiques et se passant de feu l’hiver.

1291 : les croisés sont chassés de Terre sainte.

Ce jour, en Palestine, les 200 000 hommes du sultan El Achraf Khalil réduisent par leur surnombre, après des combats acharnés, les dernières défenses de Saint-Jean d’Acre.
La ville était tombée le 18, mais la citadelle des Templiers résistait encore héroïquement.

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C’était un… 27 mai.

735 : mort, à 62 ans environ, de Bède le Vénérable. Docteur de l’Eglise, grammairien et traducteur, son œuvre la plus célèbre, l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais, lui a valu le surnom de « Père de l’histoire anglaise ».

1498 : Louis XII, « le père du peuple », est sacré roi en la cathédrale de Reims.
Comme le veut la tradition, le roi prononce les quatre serments traditionnels :
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C’était un… 26 mai

1445 : Charles VII crée les « Compagnies d’ordonnance », les premières unités militaires permanentes (et donc professionnelles) à disposition du roi de France.

1815 : bataille d’Aizenay, où les royalistes de Vendée laissent plusieurs dizaines de morts face aux impériaux.

1865 : la reddition de la dernière armée confédérée de Shreveport, près de la Nouvelle-Orléans, conclut la fin de la guerre de Sécession. Le général Lee s’était rendu le 9 avril.

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C’était un… 25 mai :

1085 : en pleine Reconquista, les chrétiens dirigés par le roi Alphonse VI de Castille reprennent Tolède aux musulmans.

1720 : à Marseille, un navire marchand apporte du Proche-Orient la peste. C’est la dernière grande épidémie de cette maladie en France : elle tuera 30 000 à 40 000 Marseillais sur 80 000 à 90 000, puis, en Provence, elle fera entre 90 000 et 120 000 morts sur une population de 400 000 habitants environ. De solides cordons sanitaires établis aux frontières empêchent la propagation dans les autres provinces françaises.

Extrait de « Vue du Cours », huile sur toile de Michel Serre – 1720.

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Bonne fête de Pentecôte ! (+ textes de la messe commentés)

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La Ste Vierge et les apôtres recevant l’Esprit-Saint lors de la Pentecôte

La Pentecôte est l’une des plus grandes fêtes chrétiennes.

Elle commémore le don – promis par le Christ avant Son Ascension – de l’Esprit-Saint aux apôtres ; le Christ achève là la fondation de l’Église.
Par suite, chaque chrétien est appelé à recevoir l’Esprit-Saint.

En grec, pentêkostê signifie « cinquantième », car l’événement est survenu cinquante jours après Pâques.

En France, avant la Révolution, la semaine qui suivait la Pentecôte était chômée.
Les autorités républicaines ont maintenant depuis des années en ligne de mire le lundi de Pentecôte, qui reste largement chômé.
Chrétien ou simplement Français non renié, il faut s’efforcer, autant que possible, de ne pas travailler ce lundi et de ne pas faire de courses (pour ne pas faire travailler les autres, comme pour les dimanches et autres jours fériés).

« Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. » (chant de l’Allélulia à la messe).

L’hymne de circonstance est bien sûr le Veni Creator (paroles en français en fin d’article) :

« L’envoi du Saint-Esprit sur les apôtres ouvre une ère nouvelle dans l’histoire du monde. « Envoyez votre Esprit, et vous renouvellerez la face de la terre » : l’Église est fondée et l’Esprit du Christ, donné d’une façon permanente à l’Église, agit en elle comme une force puissante ; c’est lui qui l’inspire et la dirige dans la prédication de l’Évangile et qui lui permet d’accomplir dans le monde, jusqu’à la fin des temps, l’œuvre de rédemption et de sanctification acquise par le Christ.
Le récit des Actes des apôtres rappelle les faits du jour de la Pentecôte ; il en indique déjà la signification et la portée universelle. La séquence de la messe décrit toutes les richesses de l’action de cet esprit, que Jésus avait promis à ses apôtres de leur envoyer. […] »

Dom G. Lefebvre

Pour lire la longue et belle introduction que Dom Guéranger propose pour cette fête, cliquer ici.

 

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER :
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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C’était un… 23 mai :

Jeanne d’Arc capturée devant Compiègne. Lithographie de 1890

1430 : au soir, de Compiègne assiégée (elle était entrée subrepticement la veille dans cette ville fidèle au roi de France), Jeanne d’Arc sort à la tête d’un groupe d’hommes et attaque le camp bourguignon.
Leurs ennemis ayant réussi à esquiver l’attaque, les Français voient le danger et se replient dans Compiègne. Auprès de Jeanne, il ne reste plus que quelques hommes, dont son frère Pierre d’Arc. La Pucelle, tombée de cheval, est capturée par les capitaines bourguignons.
Prisonnière, elle tentera plusieurs fois de s’échapper (une fois, elle sauta de la muraille d’un château et tomba dans les fossés, se blessant sérieusement : on la retrouva inanimée), avant d’être vendue aux Anglais six mois plus tard.

► Pour des livres concernant sainte Jeanne d’Arc, voir ici.

1498 : en conflit avec le pape et d’autres clercs, Jérôme Savonarole périt pendu, son corps étant brûlé ensuite et ses cendres dispersées afin que personne ne puisse s’en constituer de relique.
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C’était un… 21 mai

878 : chute de Syracuse, alors la capitale byzantine de la Sicile, qui tombe aux mains des arabo-musulmans, après un siège de neuf mois. Abandonnée par le pouvoir central byzantin, elle est mise à sac par les Arabes. Cet événement constitue un moment important de la conquête musulmane de la Sicile.

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Décès du professeur Lozac’hmeur

Jean-Claude Lozac’hmeur est mort le 2 avril, dans sa ville de Saint-Malo, à l’âge de 85 ans, muni des sacrements de l’Eglise (il était traditionaliste).
Médiéviste celtiste, professeur émérite de Rennes II, il était un spécialiste du cycle arthurien et avait proposé une lecture décryptée de la légende du Graal qui y laisse entrevoir un fond gnostique.
Il était aussi un fin connaisseur de certains aspects de la franc-maçonnerie (il s’était signalé sur ce sujet par deux ouvrages : Fils de la Veuve et les Origines occultistes de la franc-maçonnerie).
► On peut retrouver ses livres ici.

Et voici une émission dans laquelle il avait été reçu, en 2015, par Emmanuel Ratier :

C’était un… 20 mai

325 : à l’initiative de l’empereur romain Constantin Iᵉʳ, se réunit à Nicée (en Asie mineure) le premier concile œcuménique (c’est-à-dire universel) de l’Histoire, d’une portée majeure. L’arianisme (niant la pleine divinité du Christ) y sera condamné en tant qu’hérésie.

526 : un tremblement de terre détruit Antioche, causant 250 000 mort.

1521 : prise de Pampelune, par une armée franco-béarno-navarraise. La ville (partagée depuis des siècles entre habitants pro-castillans et habitants francs favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française) avait été conquise par l’Espagne en 1512. C’est ce jour, à la fin du siège, que le jeune Ignace de Loyola, soldat servant la couronne espagnole, est gravement blessé lorsqu’un boulet de canon français lui brise la jambe. Ses méditations, au cours de sa longue convalescence, le mettent sur le chemin de la conversion, et transforment le soldat en prêtre d’élite, qui fondera par la suite la Compagnie de Jésus.

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