4e Dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos aïeux), avec leur commentaire.

La Pêche miraculeuse, par Raphaël (1515)

« L’ Évangile de la pêche miraculeuse est le symbole des conquêtes de l’Église et la réalisation de la parole de Jésus à St Pierre : désormais tu seras pêcheur d’hommes !
La confiance en Dieu, au milieu des luttes et des souffrances de cette vie, est la pensée qui domine la messe de ce dimanche. Saint Paul nous rappelle que ces luttes et ce souffrances n’ont qu’un temps ; elles sont liées à la situation d’attente qui est la nôtre et celle de  toute la Création avec nous, jusqu’au jour marqué pour la pleine manifestation de la gloire des enfants de Dieu. Entretemps, Dieu nous vient en aide ; il nous attire à lui, nous soutient, nous pardonne et nous relève. »

Dom G. Lefebvre

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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Le profil intéressant du magistrat qui a condamné le directeur d’un magazine de droite

Le tribunal de Bobigny

Le magazine droitier Frontières et son directeur de la publication Erik Tegner viennent d’être lourdement condamnés (plusieurs dizaines de milliers d’euros et 6 mois de prison avec sursis) par le tribunal correctionnel de Bobigny.

Il leur est reproché d’avoir, dans un numéro hors-série paru en janvier 2025, publié une enquête évoquant une soixantaine d’avocats défendant avec ferveur les étrangers en délicatesse avec la loi française…  Elle indiquait les nom, prénom et ville d’exercice de ces militants idéologiques qui profitent en passant d’un business juteux financé par les impôts, or ce sont là des informations parfaitement publiques.

Mais le tribunal a considéré que le ton accusatoire de l’article exposait sciemment ces avocats à des risques de harcèlement, menaces ou violences en ligne.

Évidemment, quand ce sont des militants ou contributeurs anonymes à des sites de droite qui sont désignés à la vindicte (avec identité, employeur, etc.)  par des sites d’extrême-gauche ou même des gros médias comme Le Monde, ça ne pose pas de problème…

Or, le président du tribunal qui a prononcé cette choquante sanction, un juge arabe nommé Youssef Badr, se révèle être un activiste pro-immigration multipliant les prises de positions à gauche dans les médias…

« J’ai voulu être magistrat (…) car j’ai toujours pesté contre les contrôles au faciès et ayant grandi en banlieue, alors pour avoir un impact sur les choses il faut être magistrat » a-t-il par exemple expliqué.
Or un juge ne « cherche pas à avoir un impact sur les choses », mais à effectuer impartialement et justement son métier de juge.

Bref, un exemple parmi d’autres de l’état de pourrissement de la justice française, entre gauchisme et grand-remplacement hostile.

Echec total d’assimilation : le fils de Zidane renie la France

C’est assez fort symboliquement.

L’Algérien à papiers français Zinedine Zidane, champion de football dans l’équipe de France, avait été promu au rang d’icône nationale de l’assimilation et de la fierté de la « France black-blanc(?)-beurre », particulièrement au moment de l’hystérie de la coupe du monde de 1998.

Voici que son rejeton, élevé en France (né d’une mère franco-espagnole, donc métis), qui pratique lui aussi la balle au pied à titre professionnel, s’exprime sur sa véritable allégeance nationale : « je suis heureux de défendre mon pays ». Et, surprise, ce n’est pas la France !

Surprise du moins pour les gogos qui croient à l’assimilation (qui était déjà difficile dans les années 70…).
En attendant, quelle ingratitude de ces gens qui doivent tant à la France.

Rendez les papiers !

Léon XIV dit que le vrai problème avec la Fraternité saint Pie X est Vatican II

Interrogé par des journalistes à la sortie de Castel Gandolfo, le Léon XIV a évoqué l’avenir des relations entre Rome et la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Il a laissé entendre qu’il envisageait une ultime démarche pour tenter d’éviter des sacres épiscopaux sans son mandat, avant de frapper par l’excommunication :

« J’envisage de faire un nouvel appel en disant : ne faites pas cela, essayons de vivre la communion de l’Église. Mais c’est leur choix. Il faut réaliser ce que cela signifie pour eux et pour l’Église. Certes, la division parmi les chrétiens est un point douloureux. Cependant, ils refusent d’accepter certains éléments fondamentaux de l’Église [sic], à commencer par plusieurs points du Concile Vatican II. S’ils prennent cette décision, je le regrette mais nous devons avancer. […] »

Tout en recevant avec les honneurs n’importe qui, par exemple la pseudo « archevêquesse » et Primat (faut-il dire « primate » ?) de l’Eglise anglicane, Léon XIV a refusé de recevoir le supérieur de la Fraternité Saint Pie X, qui réclame un entretien depuis plus d’un an. Au lieu de cela, Léon XIV le renvoie vers le cardinal Tucho Fernandez, auteur de textes hérétiques et érotomanes.
Il veut se rapprocher de tout le monde, mais combat, comme ses prédécesseurs (à l’exception, partiellement, de Benoît XVI) les catholiques traditionalistes.

Sa petite phrase aux journalistes à Castel Gandolfo est intéressante, comme le remarque Mgr Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, devenu traditionaliste :

La véritable raison de la menace d’excommunication pesant sur la FSSPX n’est pas la consécration de nouveaux évêques sans mandat pontifical, mais le refus du Concile Vatican II (comme dans mon cas). Prévost déplace le focus de la question, confirmant ainsi qu’il utilise de manière instrumentale les sanctions canoniques. Les consécrations épiscopales ne sont qu’un prétexte.
[…] Ces déclarations aux journalistes à Castel Gandolfo confirment que l’excommunication prononcée par l’église conciliaire et synodale est un brevet d’orthodoxie catholique. […] »

PS : à propos de Vatican II, pour ceux qui voient mal le problème, on peut lire une analyse synthétique ici notamment.

C’était un… 19 juin.

1097 : fin du siège de Nicée et prise de la ville, sur les Turcs, par les croisés, lors de la première croisade. C’est la première grande victoire face aux infidèles.

► Pour des livres corrects sur les croisades, voir ici.

1631 : mort, à 46 ans environ, de la peste (il soignait les malades), de François Garasse. Apologète et écrivain polémiste jésuite redouté, il combattit avec fougue et véhémence l’antijésuitisme, le jansénisme, le gallicanisme et le libertinage de l’époque.

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C’était un 18 juin…

1429 : Jeanne d’Arc remporte la victoire de Patay, près d’Orléans. C’est un événement majeur de la guerre de Cent Ans.

La victoire de Patay (Lionel Royer – basilique du Bois-Chenu, à Domremy)

1635 : bien que découverte par des Espagnols, la Martinique est occupée par deux Français, L’Olive et Duplessis, qui y plantent, ce jour, l’écusson du roi de France.

1815 : bataille de Waterloo, remportée par Wellington et Gerhard von Blücher.

Dans les Contemplations, Victor Hugo rapporte comment Nathan Rothschild gagna, en cette occasion, plus de trente millions de livres (averti de l’issue avant la bourse de Londres, il fit courir une rumeur de défaite et acheta à la baisse tout ce qu’il put trouver de rente) :
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« L’appel du 18 juin » ou l’histoire d’une imposture

On peut rappeler en cette date que :
– de Gaulle n’a jamais été officiellement général et a été mis à la retraite, non pas par Vichy, mais par le gouvernement du président Lebrun, au grade de colonel ;
– de Gaulle a bien entendu travaillé pour les Anglais qui souhaitaient récupérer des personnalités politiques de premier plan, mais ont dû l’utiliser faute de mieux ;
– Juridiquement de Gaulle est un déserteur, et il a été condamné pour cela ; et pendant qu’il discourt en Angleterre, des soldats français se battent encore, et meurent.
– S’il avait eu un poste au sein du gouvernement de Vichy l’histoire eut été bien différente. Mais le maréchal Pétain (qui était parrain de l’un de ses enfants) s’en méfiait.

L’appel du 18 juin qu’on entend de nos jours, le texte officiel, n’est pas l’original (que très peu ont entendu) mais c’est une version revue et corrigée qu’on apprend dans les manuels scolaires depuis 1958 : c’est tout simplement un faux. L’histoire officielle, notamment la légende gaullienne, est largement bidonnée.
A propos du Maréchal Pétain et du général de Gaulle, nous conseillons particulièrement le livre du colonel Le Pargneux, excellente synthèse pour remettre les choses à l’endroit.

Affiche « A tous les Français…» dite « Appel du 18 juin », imprimée par J. Weiner Ltd, Londres, Novembre 1940. © Musée de l’Armée/RMN-GP.

Le texte ci-dessous, de 2010, n’a rien perdu de sa valeur.

« Le 18 Juin 2010 va être célébré le 70ème anniversaire du célèbre appel de Londres de Charles de Gaulle. Or la version officielle, qui va être lue à la BBC, est un faux, comme le démontre le général d’aviation Le Groignec, compagnon de Saint-Exupéry, dans son livre paru en 2004 Philippiques contre les Mémoires gaulliens (Nouvelles Editions latines).

Le texte prétendu être celui de l’appel du 18 Juin commence par cette phrase : « Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n’est perdu …. »

Or, historiquement, Charles De Gaulle n’a pu prononcer cette phrase insultante pour le Maréchal Pétain et le général Weygand pour les deux raisons suivantes :
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C’était un… 17 juin

1689 : à Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de la Visitation – jouissant depuis plusieurs années d’apparitions du Christ qui lui parle particulièrement de la dévotion à son Cœur Sacré –, a une nouvelle vision, durant laquelle Jésus-Christ lui demande :
« Fais savoir au Roi de France, l’aîné des fils de mon Sacré-Cœur, qu’il consacre sa personne, sa famille et son royaume à mon Sacré-Cœur, et qu’il fasse peindre mon Cœur sur ses étendards et armes, afin que je le protège et que je fasse triompher son règne de tous ses ennemis. »
Cette demande restera lettre morte du côté de la monarchie : un siècle plus tard, la Révolution française débute.

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Brève mais efficace analyse de « Magnifique humanité »

L’abbé Gleize propose une analyse qui nous a paru intéressante, soulignant les graves faiblesses de la première encyclique de Léon XIV et remontant aux sources de la vision du monde moderniste et tristement horizontale qu’elle manifeste.

« Le catholique attend du Pape qu’il lui dise en quoi l’usage de l’intelligence artificielle est moralement bon et en quoi il ne l’est pas, par rapport à une morale qui se définit en référence à la Loi de Dieu.

La toute première Lettre encyclique du Pape Léon XIV est datée du 15 mai 2026, un an après l’élection au Souverain Pontificat de Robert Francis Prevost. Totalisant 245 paragraphes, le texte du nouveau Pape n’est ni plus ni moins long que les Encycliques de son prédécesseur immédiat. Comme il l’explique au § 3 du chapitre 1, Léon XIV a voulu prendre occasion du cent-trente-cinquième anniversaire de l’Encyclique Rerum novarum de Léon XIII publiée en 1891 pour prolonger à son tour « cette réflexion sur la société, sur l’économie et sur la politique que nous appelons aujourd’hui la Doctrine sociale de l’Eglise ». Et cela devrait avoir déjà de quoi jeter la consternation dans les rangs des catholiques, ou du moins de quoi aggraver encore la perplexité dans laquelle se trouvent les pauvres fidèles depuis plus de soixante ans que s’est déroulé le concile Vatican II.

Une conception nouvelle de la doctrine sociale

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Un suicide présumé de magistrat

Olivier Nagabbo, 59 ans, avait été procureur de la République adjoint à Grenoble avant de rejoindre Lyon en 2021. Vendredi dernier, c’est lui qui avait requis dans le procès en appel du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Etienne.

Il a été retrouvé mort au pied de son domicile grenoblois, après une chute du 6e étage. La piste du suicide est privilégiée par les enquêteurs. (Le Figaro)

C’était un… 16 juin :

1883 : le RP Vincent-de-Paul Bailly et le comte Henri de l’Epinois font paraître le premier numéro du quotidien La Croix, journal catholique (« radicalement catholique » même), antiparlementaire, qui sera farouchement antidreyfusard et même antisémite.
En 1890, par exemple, La Croix s’offusquait qu’on le soupçonne d’avoir la moindre complaisance envers les Juifs et se vantait même d’être « le journal catholique le plus anti-juif de France »…

Aujourd’hui, ce titre sous perfusion financière est un insipide papier gaucho-moderniste : c’est peut-être l’embarras qui le pousse désormais à en faire « des tonnes » dans l’idéologie dominante ?

1895 : la France regroupe ses colonies de l’Ouest africain créant une unité administrative, l’Afrique occidentale française, qui réunit, jusqu’en 1958, le Sénégal, la Mauritanie, le Soudan, la Haute-Volta, la Guinée française, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Dahomey. Sur le même principe, en 1910, sera créée l’Afrique équatoriale française, avec le Gabon, le Moyen-Congo, l’Oubangui-Chari et le Tchad.

► conseil de lecture : Mémoires d’Empire, un formidable recueil d’articles sur la colonisation française, les guerres coloniales et la décolonisation.

1940 : de Londres où il est en mission, le général de Gaulle téléphone au président du Conseil français Paul Reynaud à Bordeaux pour lui faire part de la proposition la plus extraordinaire de l’histoire des relations franco-britanniques : la fusion des deux nations !

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Présents à Liège depuis le temps de saint Ignace, les néo « jésuites » quittent la ville

Cette société d’illustre mémoire sur le long terme, mais de triste mémoire quant aux XXe et XXIe siècles, communique :

« Présents à Liège depuis le temps de saint Ignace, les jésuites feront leurs adieux à la Cité Ardente.
Toutes les personnes liées à l’espace Loyola, à la chapelle Saint-Joseph, ainsi que les élèves, anciens élèves, enseignants et fidèles sont invité.e.s à se rassembler pour remercier la communauté pour leurs décennies de service. »

La Compagnie de Jésus est en train de disparaître, comme de nombreuses autres communautés. Les générations ne se sont pas renouvelées comme le manifeste cette photographie. La volonté des modernistes, qui triomphèrent lors du concile Vatican II, de s’aligner sur le monde pour lui plaire, n’a séduit personne en dehors d’eux-mêmes, au contraire.

Ce n’est pas tragique, car le pire est déjà arrivé. En effet, la Compagnie de Jésus a versé dans le modernisme il y a bien longtemps, et cette ancienne élite catholique a été l’une des premières à sombrer dans le progressisme et même l’apostasie : autant que ce scandaleux spectacle s’arrête.

Ps : ainsi ces dernières années, le supérieur général Arturo Sosa avait déclaré ne pas croire au diable dans plusieurs entretiens (« le diable existe en tant que réalité symbolique et non en tant que réalité personnelle ») ou encore avait proposé de changer la doctrine du mariage en remettant en cause l’interprétation obvie du Nouveau Testament.

C’était un… 15 juin.

923 : bataille de Soissons. Épisode crucial opposant les armées de Charles III le Simple, roi carolingien soutenu par les Normands, et de Robert Iᵉʳ, comte de Paris, roi élu par des notables de Francie occidentale révoltés (et aïeul d’Hugues Capet), près de cette ville fortement symbolique pour ces deux partis francs issus de Clovis. Après un combat acharné, au cours duquel périt Robert, les troupes de Charles III doivent se replier : il ne parviendra pas à reconquérir l’ouest de la Lotharingie, et le remplacement de la dynastie carolingienne par celle des robertiens (qu’on nommera ensuite les capétiens) approche.

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