Pour Jean-François Copé, Jacques Bainville est un philosophe du 19e siècle…

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Le politicien cosmopolite Jean-François Copé, maire de Meaux et figure du parti de la fausse droite Les Républicains, l’a affirmé jeudi au micro de RMC/BFMTV (video ci-dessous) :

Interrogé au sujet d’un potentiel rapprochement avec Reconquête en vue des municipales à Paris, après que Sarah Knafo s’est dite «prête» à travailler avec Rachida Dati, il a assuré que son camp n’avait «rien à voir avec Sarah Knafo, ni avec (Eric) Zemmour qui, je le rappelle, est profondément antieuropéen, il en a fait son ADN. Il fait l’éloge de penseurs d’extrême droite» tels que Jacques Bainville, «qui n’est pas très connu aujourd’hui mais qui était un des philosophes de l’extrême droite du 19e siècle». (source)

Ce rat – qui a contribué à pourrir la France et qui entend encore escroquer l’électorat droitard en parlant fermement de sécurité et d’immigration – ose évoquer Jacques Bainville, en commettant deux erreurs en quelques mots :

1) Bainville est né en 1879 et est mort en 1936, il a produit son œuvre au XXe siècle, durant l’âge d’or de l’Action française dont il était proche, et certainement pas au XIXe.
2) Bainville n’était nullement philosophe : c’était un journaliste spécialiste de politique internationale, qui s’est aussi essayé à l’histoire. [on peut trouver ses livres ici]

De plus, c’était un auteur très respecté à son époque (et après), et lu avec respect et intérêt bien au-delà de la mouvance dont il était proche.

Encore un énarque inculte et un politicien « de droite » qui manie l’amalgame pour diaboliser ce qui est moins à gauche que lui. Beurk…

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C’était un… 11 janvier

1443 : mort, d’Étienne de Vignoles, dit La Hire (à cause de son caractère prompt à la colère, à l’ire). Cet homme de guerre français fut un des plus fameux compagnons d’armes de Jeanne d’Arc, et peut-être le seul à avoir tenté de la délivrer après sa capture. Le valet de cœur des jeux de carte est souvent nommé Lahire, en sa mémoire.

Gisant de Lahire, dans l’abbaye de Montmorillon, sise dans sa seigneurie (Vienne). Il sera détruit durant la Révolution.

1891 : mort, à Paris, du baron Haussmann. Préfet de la Seine de 1853 à 1870, il avait dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en approfondissant le vaste plan de rénovation commencé par ses prédécesseurs. Continuer la lecture de « C’était un… 11 janvier »

Tandis que les tarifs postaux ont augmenté de 10% environ comme chaque année…

le conseil d’administration du groupe La Poste vient de décider que Marie-Ange Debon (nouveau PDG depuis octobre) toucherait 37 500 euros brut par mois (le maximum autorisé dans les entreprises détenues par l’État).
Ce n’est pas tout : une clause dispose qu’elle touchera 450 000 euros à la fin de son mandat prévue en  2030, et que si elle était amenée à ne pas finir ce mandat, l’entreprise publique lui verserait un « parachute » de  900 000 euros…

Quels réseaux lui ont permis cela, alors que le prix public des timbres et colis augmente en moyenne de 10% à chaque 1er janvier depuis des années, pour un service toujours plus lamentable de la part de cette entreprise en perdition !?

source

« L’Allemagne, laboratoire de l’Eglise… d’aujourd’hui »

Sous ce titre, le vaticaniste Aldo Valli propose un billet dans lequel il fournit quelques données intéressantes (et affligeantes) sur l’état de l’Église en Allemagne, où l’épiscopat est l’un des plus modernistes au monde.

« […] En 2025, en Allemagne, au moins quarante-six églises et chapelles catholiques ont été formellement abandonnées et désacralisées. C’est ce que rapporte la Conférence épiscopale allemande. Toutes les fermetures ne sont pas mentionnées dans les journaux officiels des diocèses. Le nombre réel d’églises fermées pourrait donc être plus élevé.

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Deux Gitans, condamnés pour 54 vols, échappent à la prison…

Anecdote du jour, vue dans la presse locale et révélatrice de l’état de la justice française (qui condamne à de la prison ferme des auteurs politiquement incorrects) :

Deux pilleurs de stations-services jugés à Rouen pour 54 vols en 2023
Deux jeunes hommes de la communauté des gens du voyage ont été jugés devant le tribunal correctionnel de Rouen mardi 6 janvier 2026 pour une longue série de vols commis en 2023. […] (source)

Laurent Obertone commente :

« Préjudice de près d’un demi million d’euros.
10 ans de prison encourus.
Verdict : quelques mois de bracelet et de sursis.
Zéro jour en prison.
Cette « justice » est un permis de piller. »

C’était un… 9 janvier

1431 : ouverture du procès de Jeanne d’Arc, tombée aux mains des Anglais, à Rouen. Se tenant dans une prison civile et non ecclésiastique – au mépris du droit canonique –, le tribunal est présidé par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, acquis aux Anglais. À ses côtés se trouvent 120 théologiens, religieux et juristes sous pression ainsi que des membres de l’Université de Paris, autorité supérieure en matière de foi mais favorable aussi aux Anglais.
Jeanne d’Arc tient tête avec des réparties d’une sagesse déroutante.

Le procès de Jeanne d’Arc, par F. Roe, 1893

► à ce sujet, on peut lire le Procès de Rouen par le juriste Jacques Trémolet de Villers et, plus littéraire, le livre qu’a consacré Robert Brasillach au procès :
« Le plus émouvant et le plus pur chef-d’œuvre de la langue française n’a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d’une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l’occasion, en tortionnaires. »

1848 : Dans son Discours sur la question du libre-échange prononcé à Bruxelles devant les membres de l’Association démocratique, Karl Marx déclare :
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C’est à l’Algérie de rembourser ce qu’elle doit à la France et non le contraire…

Le parlement algérien

Quelques rappels de Bernard Lugan :

« Mercredi 24 décembre 2025, l’Assemblée algérienne a voté à l’unanimité une proposition de loi insultante visant à obtenir « la reconnaissance et les excuses officielles de l’État français ». Or, si les godillots parlementaires algériens avaient un minimum de décence, ils auraient, tout au contraire, dû acclamer la France, tant leur pays lui doit tant. Jusqu’à son nom qui lui fut donné par elle en 1839…
Au moment de l’indépendance de juillet 1962, tout ce qui avait été bâti en Algérie y avait en effet été construit par la France à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française.
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Le scandaleux harcèlement d’une école catholique dans l’Ain (reportage video)

Une petite école hors contrat a ouvert l’année dernière dans l’Ain : elle regroupe une quinzaine de jeunes filles pour leur proposer une instruction classique mais aussi particulièrement humaine, et variée.

Elle avait obtenu toutes les autorisations nécessaires mais se trouve harcelée sans cesse, depuis, par des associations d’extrême-gauche, par le rectorat, par la préfecture et même par le ministère de l’« Education nationale » : nombreuses inspections académiques, plusieurs arrêtés préfectoraux de fermeture, et même un recours au Conseil d’Etat par le ministère face aux victoires de l’école, à chaque fois, au tribunal administratif.
Ce qui rend fou l’extrême-gauche et la « préfète » ?
Deux choses : 1) c’est une école catholique 2) réservée aux jeunes filles, à qui elle propose un programme différencié adapté à leur sexe.

Une hérésie à l’heure de la théorie du genre et de l’égalitarisme crasse !

Cet acharnement est révélateur de la nature totalitaire du Système ; les catholiques doivent bien le comprendre : on ne les laissera pas tranquilles, ils ne peuvent pas refuser le combat politique.

C’était un… 8 janvier

1324 : à Venise, mort, à 69 ans, de Marco Polo, célèbre marchand, explorateur, diplomate, ethnologue et écrivain vénitien, précurseurs des « grandes découvertes ».
À l’âge de 17 ans, il partait avec ses père et oncle retournant en Chine, en suivant les routes de la soie et des épices jusqu’à Pékin, pendant trois ans et demi, pour retrouver le Grand Khan Kubilai et lui apporter une réponse du pape à ses demandes. En Chine, Marco Polo devint « ambassadeur-messager » de l’empereur, c’est-à-dire émissaire impérial dans tout son empire, durant 17 ans. Puis il revint à Venise, après 24 ans de voyages, chargé de « messages à tous les rois de l’Occident chrétien ». Emprisonné immédiatement par les Génois en conflit avec Venise, il rédigea le récit de ses aventures, le Livre des Merveilles, qui allait nourrir l’imaginaire des Européens pendant des générations.

1996 : mort du président socialiste de la République française (1981-1995) François Mitterrand – proche de la Cagoule dans les années 30 et décoré de la Francisque au début de la 2e Guerre –, d’un cancer de la prostate diagnostiqué dès 1981 (mais tenu secret, y compris en mentant aux Français).
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Le rude hiver de 1879, un souvenir glacé

Rappel d’un épisode historique glaçant, par Eric de Mascureau sur BV :

« À l’heure où une nouvelle vague de froid et de neige s’abat sur la France en ce début d’année, il est frappant de mesurer combien les hivers les plus rudes peuvent laisser des traces profondes dans les mémoires. En effet, parmi les épisodes les plus marquants figure sans conteste le terrible hiver de 1879, l’un des plus rigoureux de l’histoire française.

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Baroin, ministre de l’Intérieur même pas 2 mois, a profité pendant 18 ans d’une voiture avec chauffeur, et d’une protection policière

Nous évoquions il y a quelques jours le cas effarant de Daniel Vaillant.

On apprend maintenant que François Baroin, ministre de l’Intérieur pendant 50 jours seulement (du 26 mars au 15 mai 2007) a bénéficié pendant 18 ans d’une voiture avec chauffeur et d’une protection policière, pour un coût estimé à près de 6 millions d’euros pour les finances publiques.

En 2024, 14 anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur bénéficiaient encore de ces avantages.

Voitures avec chauffeur : 1,58 million d’€ par an pour 14 bénéficiaires, soit environ 112 857 € par personne et par an.
► Protection policière : 3 millions d’€ par an, soit environ 215 000 € par personne et par an, selon le ministère de l’Intérieur.
► Coût annuel moyen par bénéficiaire : environ 327 857 €. 

Tout cela est assez significatif du fonctionnement de ce régime de « copains et de coquins » comme disait JM Le Pen, décédé il y a un an exactement.

Avec un tel fromage à partager, on comprend qu’autant de rats se battent dans la « guerre des places » politiciennes !

sources : Le Parisien / Ministère de l’intérieur,
via Bastions

C’était un 7 janvier…

810 : mort de Widukind, en français Guiteclin, chef saxon qui fut l’un des plus fermes opposants à la conquête franque et à la christianisation de son peuple, donc l’un des principaux adversaires que Charlemagne rencontra durant la campagne de 777-785. À partir de 772, les Saxons avaient commencé à mener des raids en Thuringe, déjà franque. Charlemagne l’emporta finalement et organisa la Saxe comme une province franque.

1285 : mort, de maladie, de Charles Iᵉʳ d’Anjou, créateur d’un éphémère empire méditerranéen. Dernier fils du roi Louis VIII et frère cadet du roi Louis IX, il était devenu comte de Provence (par mariage), d’Anjou et du Maine. Allié à la papauté, il s’empara du royaume de Sicile en 1266 en éliminant les derniers représentants de la maison de Hohenstaufen. Il étendit son pouvoir dans les Balkans, en Albanie et en Achaïe, et devint également roi titulaire de Jérusalem en 1277. Tandis qu’il préparait une croisade contre l’Empire byzantin, la colère suscitée par la présence française déclencha les « Vêpres siciliennes » en 1282 (massacre, en une nuit, de 2 000 Français et Provençaux, y compris de femmes et d’enfants). Charles fut chassé de la Sicile par une coalition des Siciliens avec Pierre III d’Aragon, mais parvint à se maintenir dans la partie continentale de son royaume (dont Naples fut la capitale). Il accompagna son frère Louis IX à la croisade à deux reprises.

1886 : le général Boulanger devient ministre de la Guerre. Il le demeure jusqu’au 30 mai 1887, cristallisant sur son nom les activistes à la fois républicains, communards et nationalistes.

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C’était un… 6 janvier

Giotto, L’Adoration des Mages, 1304-1306, fresque, 200 x 185 cm

Epiphanie : fête, dans le monde chrétien, appelée aussi jour des Rois, célébrant la manifestation de Jésus aux « rois mages », c’est-à-dire à l’humanité entière. Avant le Concordat s’était en France une fête d’obligation, suivie d’un octave.

« Ô gloire infinie de ce grand jour, dans lequel commence le mouvement des nations vers l’Église, la vraie Jérusalem !
[…] Les Mages, prémices de la Gentilité, ont été introduits auprès du grand Roi qu’ils cherchaient, et nous les avons suivis. L’Enfant nous a souri comme à eux. Toutes les fatigues de ce long voyage qui mène à Dieu sont oubliées ; l’Emmanuel reste avec nous, et nous avec lui. Bethléem, qui nous a reçus, nous garde à jamais ; car à Bethléem nous possédons l’Enfant et Marie sa Mère. En quel lieu du monde trouverions-nous des biens aussi précieux ?
[…] Nous venons à notre tour vous adorer, ô Christ, dans cette royale Épiphanie qui rassemble aujourd’hui à vos pieds toutes les nations. Nous nous pressons sur les pas des Mages ; car, nous aussi, nous avons vu l’étoile, et nous sommes accourus. Gloire à vous, notre Roi ! »

Dom Guéranger

1412 : naissance de sainte Jeanne d’Arc, à Domrémy, village du Barrois situé entre Vaucouleurs et Neufchâteau, dans la vallée de la Meuse.

1535 : fondation de Lima, future capitale du Pérou, par le conquistador espagnol François Pizarre (Pizarro).

1794 : date (approximative) de la mort de Maurice d’Elbée, que les paysans vendéens insurgés étaient venus chercher et avaient contraint à devenir leur chef.
Bon tacticien, il fut l’un des chefs les plus importants de l’Armée catholique et royale, dont il fut élu généralissime, succédant à Cathelineau, en juillet 1793.
Au printemps, il avait sauvé la vie de prisonniers républicains de la vengeance de ses hommes, rendus furieux par les crimes des Bleus. Dans cet épisode resté célèbre, il fit réciter à ses combattants le Notre-Père, et au moment où l’on disait « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », il les interrompit et leur donna une leçon de morale qui porta ses fruits.
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C’était un 5 janvier…

Charles d’Orléans recevant hommage d’un vassal. Lettrine ornée, xve siècle, Paris

1465 : mort de Charles d’Orléans, à Amboise.
Ce prince de France – fils du frère du roi –, capturé lors de la bataille désastreuse d’Azincourt, en 1415, demeura prisonnier des Anglais durant 25 ans.
C’est pour charmer l’ennui de sa captivité qu’il devint poète, cultivant la galanterie raffinée, sous une pointe de mélancolie.
Libéré en 1440, il entreprit de conquérir le Milanais, qu’il tenait de droit par sa mère, mais ne put se rendre maître que du comté d’Asti. Il s’établit alors à Blois, où il tint une cour lettrée.
Il laisse une centaine de ballades, autant de chansons, et environ 400 rondeaux.
« Été revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
… Mais vous, Hiver, trop êtes, plein
De neige, vent, pluie et grésil
… Hiver, vous n’êtes qu’un vilain ! »

► En fin d’article, retrouvez sa fameuse Complainte de France.

1477 : Charles le Téméraire, maître de la Bourgogne et de la Flandre, trouve la mort en affrontant une coalition d’Alsaciens, de Suisses et de Lorrains, au cours de laquelle son armée est totalement détruite.

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C’était un… 4 janvier

1884 : fondation, à Londres, de la Société fabienne (« Fabian Society »), un influent groupe de pression socialiste et mondialiste. Elle a compté dans ses rangs tous les Premiers ministres travaillistes britanniques jusqu’à 2010, ainsi que les premiers chefs d’État et de gouvernement d’anciennes colonies britanniques tels que l’Inde, le Pakistan ou Singapour.
Le blason originel de la Société fabienne représente un loup caché sous une peau d’agneau. Charmant, non ?

► pour creuser, on peut lire le livre de Guy Boulianne, le seul en français sur ce sujet à notre connaissance.

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