Messe du 3e dimanche de Carême – textes et commentaire

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel), avec commentaire.

« La sainte Église, qui, au premier Dimanche de Carême, nous a proposé la tentation de Jésus-Christ au désert pour sujet de nos méditations, afin de nous éclairer sur la nature de nos propres tentations, et sur la manière dont nous en devons triompher, nous fait lire aujourd’hui un passage de l’Évangile de saint Luc, dont la doctrine est destinée à compléter notre instruction sur la puissance et les manœuvres de nos ennemis invisibles. Durant le Carême, le chrétien doit réparer le passé et assurer l’avenir ; il ne pourrait se rendre compte du premier, ni défendre efficacement le second, s’il n’avait des idées saines sur la nature des périls auxquels il a succombé, et sur ceux qui le menacent encore.  »

Dom Guéranger

INTRODUCTION puis COMMENTAIRE de DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres) :

« […] Nous serions assurément les plus aveugles et les plus malheureux des hommes, si, environnés comme nous le sommes d’ennemis acharnés à notre perte et très supérieurs à nous en force et en adresse, nous en étions venus à ne pas songer souvent à leur existence, peut-être même à n’y réfléchir jamais. Tel est cependant l’état dans lequel vivent un nombre immense de chrétiens de nos jours : tant « les vérités sont diminuées parmi les enfants des hommes ». Cet état d’insouciance et d’oubli sur un objet que les saintes Écritures nous rappellent à chaque page, est tellement répandu, qu’il n’est pas rare de rencontrer des personnes aux yeux desquelles l’action continue des démons autour de nous n’est rien autre chose qu’une croyance gothique et populaire qui n’appartient point aux dogmes de la religion. Tout ce qu’en racontent l’histoire de l’Église et la vie des Saints est pour eux comme s’il n’existait pas. Pour eux, Satan semble n’être qu’une pure abstraction sous laquelle on aurait personnifié le mal.

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C’était un… 7 mars

203 : martyre, à Carthage, de Perpétue (une patricienne, qui n’était que catéchumène) et Félicité (sa servante). Âgée de 22 ans, Perpétue était mère d’un tout jeune enfant. Félicité était enceinte et accoucha d’une fille en prison. Mais ni l’une ni l’autre ne cédèrent aux menaces et aux supplications pour qu’elles apostasient, ni ne faiblirent lorsque, le 7 mars, elles pénétrèrent dans l’amphithéâtre de Carthage et avancèrent la main dans la main vers les taureaux qui devaient les immoler. Elles sont citées au canon de la messe. Leurs reliques sont en l’église Notre-Dame de Vierzon (Berry).

1274 : mort, à 49 ans, de saint Thomas d’Aquin, philosophe exceptionnel (continuateur d’Aristote) et plus grand théologien catholique, alors qu’il se rendait au Concile de Lyon.

St Thomas d’Aquin entouré d’Aristote et Platon.

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C’était un… 6 mars

961 : victoire byzantine lors du siège de Chandax, point culminant de la campagne byzantine de reconquête de la Crète ; l’île était alors, depuis les années 820, le siège de l’émirat de Crète, qui disparaît.

1204 : les troupes de Philippe Auguste s’emparent par ruse, après six mois de siège, de Château-Gaillard, l’énorme forteresse normande construite par Richard Cœur de Lion et qui défendait la vallée de la Seine. La conquête de la Normandie lui est alors possible.

Les ruines actuelles de Chateau Gaillard

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C’était un… 5 mars

493 : Théodoric, roi des Ostrogoths, pénètre en vainqueur dans Ravennes, dont il fera sa capitale, après plusieurs mois de siège. Cette place était défendue par Odoacre, roi des Hérules, qui s’était rendu maître de toute l’Italie, après avoir dépouillé Augustule, dernier empereur d’Occident.

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La blague récurrente de la « meilleure baguette de Paris »

Le lauréat de « la meilleure baguette de Paris »  a été encore attribuée à un non Français, d’origine très exotique, c’est encore mieux. La politicienne communiste – traîtresse à son peuple et à pas très intelligente – Nathalie Arthaud en est très réjouie :

Ce qu’elle oublie de préciser, c’est que le président de l’obscur jury, lié à la mairie de Paris, qui désigne ce lauréat n’est autre qu’un militant communiste…


Quand on connait le respect historique des communistes pour les procédures équitables et honnêtes, et en plus leur volonté actuelle de faire disparaître le peuple historique de la France, on a le droit d’émettre pour le moins des doutes sur la valeur de ce prix de la meilleure baguette…

 

Loi sur l’euthanasie : le président de l’ADMD tombe le masque

Généralement, les partisans du meurtre légal des malades ou des déprimés (« euthanasie ») qui essaient de faire passer leur loi, actuellement discutée au Parlement, la présentent comme une loi d’exception, un ultime recours pour des cas exceptionnels.
On connaît la chanson, on l’a déjà entendue au moment de la libéralisation de l’avortement ; il faut vraiment être niais pour y croire.

Et, justement, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité – l’organisation la plus connue dans le combat pour l’euthanasie et le suicide assisté, et qui au passage est quasiment une officine maçonnique – vient d’affirmer benoîtement dans un entretien : « Et si demain en France il y avait 10% des décès consécutifs à une aide à mourir, quel serait le problème ? »

Concrètement, il évoque 65 000 euthanasies par an, soit 1 toutes les 8 minutes.
Une loi d’ultime recours pour des cas exceptionnels ?
10 %, c’est 1 mort sur 10. Ce n’est pas une loi d’exception. C’est un basculement. Une rupture.

C’était un… 3 mars

1924 : le réformateur Mustapha Kemal « Atatürk » abolit le califat ottoman en Turquie.

1930 : inondations du Tarn dans le sud-ouest de la France, qui tuent des centaines de personnes.

1941 : les Chartreux reçoivent l’autorisation de se réinstaller à la Grande Chartreuse et dans leurs divers établissements.

1943 : dans la nuit, la Royal Air Force britannique bombarde approximativement les usines Renault à Boulogne-Billancourt. L’île Seguin est en flammes. Des centaines d’immeubles sont touchés. On comptera plus de 400 morts et près de 1500 blessés. Les Américains récidiveront les mois suivants.

1960 : en Algérie, « tournée des popotes », jusqu’au 5, de De Gaulle, qui rencontre les militaires engagés contre les terroristes du FLN et expose aux officiers sa politique.
Il y multiplie les déclarations de fidélité : « La France restera en Algérie, j’en réponds… » ; « La formule politique ? On verra plus tard. Je ne la connais pas, et personne ne la connaît. De toute manière une victoire militaire est nécessaire avant la consultation du peuple. Mais les Européens d’ici sont chez eux. Ils doivent y rester. L’Algérie française ? Oui. Mais ce sont des mots. Cela ne tranche rien, et l’indépendance réclamée par Ferhat Abbas et sa bande c’est une fumisterie » ; « Je répète que je ne précise pas sous quelle forme la France restera en Algérie, mais je suis sûr qu’elle y restera. » « La France ne doit pas partir. Elle a le droit d’être en Algérie. Elle y restera. »

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Les Américains soutiennent peu l’opération militaire lancée par Trump et Netanyahou contre l’Iran

Comme nous le rappelions précédemment, l’opinion publique américaine « à droite » est de plus en plus divisée quant à l’alignement inconditionnel de la politique étrangère américaine sur les intérêts israéliens :

Fatale entre autres à l’ayatollah Khamenei et à quelque quarante cadres de la République islamique d’Iran, l’attaque israélo-américaine, survenue ce samedi, ne semble pas avoir emporté l’assentiment des Américains. C’est ce que montre un premier sondage Reuters-Ipsos, réalisé du 28 février au 1er mars. Selon l’étude d’opinion, 43 % des Américains désapprouvent les frappes militaires américaines contre l’Iran, tandis que 27 % les approuvent. Trois personnes sur dix ne peuvent se prononcer. Comme de coutume, les résultats reflètent la polarisation électorale américaine : 55% des républicains s’exprimant en faveur de l’attaque, contre à peine 7% des démocrates. (source)

Évidemment, si les choses se passent impeccablement pour les USA (succès dans les objectifs, pas ou très peu de pertes), l’opinion est susceptible d’évoluer.

« Le Monde » s’enfonce dans le fanatisme et le fantasme du non-remplacement

Un certain Philippe Bernard, éditorialiste du Monde – journal de plus en plus grossièrement militant – se livre, dans un texte sans intérêt et farci d’inexactitudes, à une belle démonstration d’aveuglement volontaire, de négation du réel :

Tout le monde constate le changement stupéfiant de population à l’œuvre en France (dont le peuple n’a quasi pas changé depuis plus de 2500 ans) – désormais 40 % des naissances ne concernent pas des Blancs – mais ces faux journalistes continuent à faire semblant de ne pas voir.
Avec leur théorie du « non remplacement », ils sont bien moins excusables que les « platistes », car le réel est sous leurs yeux ; ils sont répugnants, car ils insultent et essayent de démoniser (« haineux », « Hitler »…) ceux qui ne partagent pas leur dogme et ne font que constater le réel.
Quel naufrage intellectuel et moral…

C’était un… 2 mars

986 : mort, après 31 ans de règne, de Lothaire, roi des Francs. Il trépasse subitement, laissant son royaume prospère et tendu vers la récupération de la Lotharingie face à l’Empire.

1755 : mort, à paris, à l’âge de 80 ans, de Louis de Rouvroy, duc de saint Simon, grand mémorialiste et observateur impitoyable du siècle de Louis XIV.

1922 : le pape Pie XI, dans sa lettre apostolique Galliam, Ecclesiæ filiam primogenitam (« France, fille aînée de l’Église », titre dont est parée traditionnellement la France par les papes), proclame Jeanne d’Arc « sainte patronne secondaire de la France », tout en réaffirmant la Vierge comme patronne principale. La pucelle d’Orléans avait été béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920.

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C’était un… 1er mars

1794 : deuxième bataille de La Roche-sur-Yon, lorsque plus d’un millier de Vendéens essaient de prendre la ville, mais échouent face aux troupes républicaines.

1815 : Napoléon, qui s’est enfui de l’île d’Elbe, débarque à Golfe Juan avec une escorte d’un millier d’hommes, dans l’espoir, chimérique en apparence, de reprendre possession de l’Empire.
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Deuxième dimanche de Carême – textes et commentaire

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel), avec commentaire.

La Transfiguration du Christ, sur le mont Thabor.

« Le contraste est grand entre la gloire du Christ au Thabor et l’anéantissement de son agonie et sa passion ; mais c’est le mystère même de la rédemption qui veut que le Christ porte le châtiment de nos péchés, connaisse la souffrance et la mort pour nous entraîner dans sa résurrection. Nous-même, avant de suivre le Christ dans sa gloire, nous avons à subir l’épreuve de cette vie ; dans des conditions de faiblesse qui demandent le constant secours de la grâce (Coll.), nous devons garder nos corps et nos âmes dans la pratique d’une vie sainte, susceptible de plaire à Dieu (Ep;  post-comm.). »

Dom Guéranger

 

INTRODUCTION PUIS COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres) :

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Attaque israelo-américaine sur l’Iran

Trump a lancé une attaque contre l’Iran :

Trump prend le pari le plus risqué de sa présidence en lançant une opération militaire majeure contre l’Iran. Avec Israël pour seul allié, les pays arabes et les Occidentaux ayant décliné de participer à l’opération, le président américain vient de déclencher au Moyen-Orient une nouvelle guerre aux objectifs vagues et mal définis, contre l’un des pays les plus peuplés de la région. « L’armée américaine a lancé une opération militaire de grande envergure en Iran », a annoncé Trump dans une vidéo enregistrée diffusée dans la nuit [de vendredi à samedi] alors que les premières salves de missiles Tomahawk atteignaient leurs cibles en Iran. « Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes que représente le régime iranien, un groupe cruel composé d’individus très durs et terribles ». […] (source)

L’Iran riposte,  autant qu’il peut :

Après avoir été frappé, l’Iran a riposté en s’attaquant à Israël, mais également aux pays abritant des dispositifs militaires américains. C’est le cas des Émirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït ou encore de la Jordanie, où des bombardements ont eu lieu. (source)

L’objectif est bien sûr de détruire le régime islamique iranien, dont le principal tort est d’être irréductiblement hostile au maintien de l’Etat israélien, né brutalement en 1948. Ce vendredi matin, un spécialiste de géopolitique interrogé par France Info expliquait que Trump avait été traîné par Netanyahou, le Premier ministre israélien, dans cette guerre, mais l’entretien est introuvable sur leur site désormais…

La réalité des frappes manifeste déjà une cruauté trop banale, avec une cinquantaine d’enfants tués lors du bombardement d’une école :

Parmi les premières réactions aux Etats-Unis, signalons celle de la femme politique et figure de la droite nationale Marjorie Taylor Green, ex élue au Congrès ayant démissionné en janvier 2025 à cause de désaccords croissants avec Trump, et qui fut une passionaria du mouvement « MAGA » :

Nous avons crié « Plus de guerres étrangères, plus de changement de régime ! » Nous l’avons répété main dans main, discours après discours. Trump, Vance, et pratiquement toute l’administration, ont fait campagne sur ce thème, promettant de faire passer l’Amérique avant tout et de rendre sa grandeur à l’Amérique. […] Des milliers et des milliers d’Américains de ma génération ont été tués et blessés dans des guerres étrangères interminables et absurdes, et nous avons dit « ça suffit ». Mais nous libérons le peuple iranien. S’il vous plaît. L’Iran compte 93 millions d’habitants ; qu’ils se libèrent. Mais l’Iran est au bord de se doter de l’arme nucléaire. Oui, bien sûr. On nous a rabâché ce discours pendant des décennies, et Trump nous a tous assuré que ses bombardements de l’été dernier avaient tout anéanti. C’est toujours un mensonge et c’est toujours « L’Amérique en dernier ». Mais cette fois, c’est la pire des trahisons, car elle vient de l’homme et de l’administration mêmes que nous pensions différents et qui avaient dit « ça suffit ». Nous pensions que la victoire remportée en 2024 serait enfin le moment de faire passer l’Amérique en premier. Et nous pensions que cela désignait l’Américain moyen, homme et femme, et leurs enfants. Pas les élites. […] Pendant des années, nous avons exigé la publication des dossiers Epstein, réclamant transparence et justice pour des milliers de victimes, femmes et enfants, de la part des hommes les plus riches et les plus puissants du monde. Nous avons dû nous battre contre Trump lui-même pour y parvenir, même après avoir fait campagne sur ce sujet. Et personne n’a été arrêté, et il est probable qu’il n’y en aura jamais. Aucune responsabilité, aucune justice. Au lieu de cela, nous aurons une guerre contre l’Iran menée par Israël, qui aboutira à l’instauration d’un régime en Iran. Une autre guerre étrangère pour un peuple étranger, pour un changement de régime étranger. Pour quoi? Est-ce que cela réduira l’inflation causée par notre gouvernement ? […] Une guerre contre l’Iran permettrait-elle de réparer notre système de santé et de rendre l’assurance maladie abordable pour les Américains ? […] Une guerre avec l’Iran empêchera-t-elle l’IA de remplacer votre emploi ? Non. Est-ce que la guerre avec l’Iran vous permettra d’acheter une maison plus facilement ? Non, mais vous verrez des vidéos TikTok de magnifiques penthouses une fois Gaza reconstruite. […] La guerre contre l’Iran contribue-t-elle à ce que les familles américaines restent unies et survivent ? Non, absolument pas. Mais quelques heures après le début de la guerre avec l’Iran, on a appris qu’une quarantaine de jeunes filles innocentes, des écolières, avaient été tuées en Iran par des bombes israéliennes. Et ils s’en moquent, ils ont tué des milliers d’enfants innocents à Gaza, et apparemment notre administration pro-paix s’en moque aussi. Et, puisqu’ils ne résolvent pas les problèmes de l’Amérique, il est clair qu’ils ne se soucient pas non plus de nos enfants. Maintenant, on va gaver l’Amérique de toutes les « nobles » raisons qui ont poussé le président « pacifiste » américain et son administration pro-paix à entrer à nouveau en guerre cette année, après seulement un an au pouvoir. C’est à couper le souffle, mais MAGA. » (source)

La droite nationale américaine se fracture petit à petit entre ceux qui estiment que les intérêts israéliens et américains coïncident et qu’il faut continuer à aider ce pays vaille que vaille, et les autres qui ont pour slogan « l’Amérique d’abord ».

En France, elle se divise aussi entre sionisme farouche (Cnews, BVoltaire, Valeurs actuelles, etc.) et a-sionisme (l’antisionisme étant à présent quant à lui très minoritaire, sauf chez la droite radicale).

Pour un exemple de la 2e attitude, le communiqué de Thomas Joly, président du Parti de la France :

Les frappes israéliennes et américaines intervenues aujourd’hui constituent une grave surenchère dont les peuples du Moyen-Orient paieront une fois encore le prix.Sous prétexte de sécurité ou de stabilité, c’est en réalité une nouvelle déstabilisation régionale qui se met en place au mépris de l’équilibre déjà fragile de la zone.
L’alignement systématique des États-Unis sur la stratégie militaire israélienne interroge profondément : une grande puissance ne peut durablement se comporter comme le relais des choix belliqueux soi-disant « préventifs » d’un autre État.
La riposte iranienne contre des bases américaines de la région démontre déjà l’effet inverse recherché : l’escalade appelle l’escalade, et la guerre nourrit la guerre.
Oui, la chute du régime des Mollahs serait une espérance pour le peuple iranien. Mais l’Histoire récente nous enseigne qu’aucun peuple n’a jamais été « libéré » par des bombardements étrangers.
L’Irak, la Syrie, la Libye portent encore les cicatrices d’un interventionnisme occidental aveugle, convaincu d’apporter la démocratie et n’ayant semé que le chaos.
L’Occident doit cesser d’encourager ou de suppléer les velléités agressives du gouvernement israélien vis-à-vis de ses voisins.
La France et l’Europe doivent retrouver une voix indépendante : celle de la désescalade, de la souveraineté des nations et du refus des aventures militaires sans issue politique.

C’était un… 28 février

1760 : mort au combat contre les Anglais, à 32 ans, de François Thurot, corsaire de Dunkerque qui s’était couvert de gloire face à la perfide Albion.

1791 : à Paris, environ quatre cents nobles, armés de pistolets et poignards, interviennent au palais des Tuileries pour protéger le roi Louis XVI et sa famille, alors qu’une menaçante émeute de sans-culottes a lieu à l’est de Paris, à Vincennes et dans le faubourg Saint-Antoine. Mais le roi – sous la pression du funeste La fayette, commandant de la Garde nationale, et voulant éviter que le sang ne coule – leur demande de se retirer après avoir laissé leurs armes sur place. Ceci est vécu comme une humiliation.
La presse, atteinte de paranoïa révolutionnaire, brodera sur une imaginaire conspiration des « Chevaliers du poignard », tandis qu’une partie de la noblesse, déçue par l’attitude du roi, optera pour l’action militaire de l’extérieur.


Les nobles présents aux Tuileries sont brutalement désarmés, le 28 février 1791.
Eau-forte de 1815 d’après le dessin de Jean-Louis Prieur le Jeune (1759-1795)

• 1794 : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne. Voir ici le détail et la liste des 110 petits enfants assassinés.

1937 : assassinat par les communistes du jeune militant patriote Jean Créton, 20 ans, qui reçut une balle devant un meeting du Parti social français que les Rouges attaquaient, près de Sedan.

1964 :
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