• 1378 : mort, Rome, de Grégoire XI. Né Pierre Roger de Beaufort, il est à ce jour le dernier pape français. Cardinal et prieur sans être prêtre, il avait gagné « l’estime de tous par son humilité et sa grande pureté de cœur » et fut élu rapidement et à l’unanimité par le conclave. Ordonné, sacré puis courronné pape dans la foulée, il poursuivit la réforme de l’Église entreprise par ses prédécesseurs, tenta de réconcilier les rois de France et d’Angleterre – mission vouée à l’échec –, pacifia la Castille, l’Aragon, la Navarre, la Sicile et Naples, déploya beaucoup d’efforts pour réunir à Rome l’Eglise grecque dissidente et entreprit une nouvelle croisade.
• 1482 : mort, à Bruges, des suites d’une chute de cheval, de Marie de Bourgogne. Fille unique du duc Charles le Téméraire, elle s’était retrouvée, à 19 ans, à la tête d’un duché bourguignon fragilisé. Promise par son père à tous les princes d’Europe, elle passa son règne de cinq ans à résister au roi de France qui voulait récupérer la Bourgogne. Son mariage en 1477 avec Maximilien d’Autriche orienta pour près de deux siècles la géopolitique de l’Europe. Elle fut la mère de Philippe le Beau, père de Charles Quint.
Louis XV, après la prise de Bruges en 1745, dit en considérant son mausolée : « Voilà le berceau de toutes nos guerres. »
• 1854 : face à l’expansionnisme de la Russie, la France et le Royaume-Uni lui déclarent la guerre et s’engagent dans la guerre de Crimée, aux côtés de la Turquie. Le conflit s’achèvera deux ans et demi plus tard par la défaite de la Russie, avec environ 700 000 tués (aux deux tiers Russes).






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