
C’était un… 31 août
• 881 : à Sancourt-en-Vimeu, Louis III (Ludwig), roi des Francs, inflige aux Vikings la seule défaite sérieuse qu’ils aient jamais essuyé au cours de leurs conquêtes. Ses soldats composeront dans la foulée le Ludwigslied (chanson de Louis), dernier texte connu rédigé en francique.
« Je connais un roi, nommé le seigneur Louis / Qui sert Dieu volontiers, et que Dieu récompense, je le sais. »
• 1539 : promulgation de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, prise par François Ier, qui aura des conséquences importantes pour l’unification du royaume. Tous les actes de justice seront désormais rédigés en français et non plus en latin. La langue d’oïl devient donc l’unique langue administrative. Par ailleurs, l’ordonnance prescrit aux curés de tenir le registre des baptêmes et des sépultures. Il crée ainsi l’état civil.

• 1811 : mort, à Paris, de Louis-Antoine de Bougainville, célèbre navigateur français, auteur du Voyage autour du monde.
Religion : « douze distinctions vitales pour penser en vérité et évangéliser avec force » (face à l’islam notamment)
Conférence du père Louis-Marie O.P. (de la communauté traditionnelle d’Avrillé), donnée lors du Forum Jésus-le-Messie, à Paris, le 4 octobre 2025.
(les tracts qu’évoque le père en préambule sont visibles ici).
« La distinction est le premier principe de la logique, le remède premier contre la confusion, la condition sine qua non pour disposer d’une pensée claire et d’un raisonnement valide. Ainsi faut-il distinguer :
I. Vérités naturelles et vérités surnaturelles. Les vérités naturelles sont celles auxquelles l’intelligence humaine peut parvenir par ses propres forces, en remontant des effets aux causes, par exemple : de l’existence du monde à celle de Dieu (Cf. Rm 1.20). Les vérités surnaturelles sont celles auxquelles l’intelligence humaine ne peut pas parvenir par ses propres forces, mais seulement en accueillant avec confiance, avec foi, ce que Dieu, qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper, nous révèle de ce qu’Il est seul à connaître, comme Sa vie intime, faite de connaissance et d’amour, le projet de la Création, celui de notre salut, etc. « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. (Mt 11.27 ; Ep 3.9) »
C’était un… 30 août
• 526 : mort, à Ravenne (nord de l’Italie), de Théodoric le Grand, fondateur du royaume ostrogoth, qui englobait l’Italie, la Rhétie, la Dalmatie et la Sicile. Il avait tenté sans succès de reconstituer l’empire d’Occident, par la fusion des Romains et des Goths. Véritable préfiguration de l’empereur Charlemagne, il s’appliqua à faire revivre le Sénat, les fonctionnaires, le préfet du prétoire et partagea également les responsabilités politiques entre Romains et barbares. Il appela comme ministres et conseillers les derniers grands représentants de la culture latine, comme Cassiodore, Boèce ou Symnaque. Sous son règne, l’Italie retrouva une prospérité oubliée depuis plus d’un siècle. Son tombeau se situe dans la Rotonde à coupole monolithe qui est un des chefs-œuvre de Ravenne.
• 1483 : à Plessis-les-Tours, mort du roi de France, Louis XI, considéré comme fondateur de la monarchie absolue. C’est Charles VIII qui lui succède.
• 1918 : tentative d’assassinat, à Moscou, de Lénine par la socialiste révolutionnaire Fanny Kaplan. Le leader des soviets est blessé de deux balles. Kaplan est fusillée. Amplification du régime de terreur : 512 otages sont fusillés. Création du Goulag, le 8 septembre.
14e dimanche après la Pentecôte (textes et commentaire)

« L’Épître et l’Évangile nous enseignent aujourd’hui que l’on ne peut servir à la fois deux maîtres, c’est-à-dire la chair et l’esprit.
L’esprit, ou la grâce mise en nous par l’Esprit-Saint, nous porte aux choses surnaturelles et saintes. La chair, ou l’homme avec ses instincts mauvais et charnels, nous fait commettre tous les péchés.
Occupons-nous de nos intérêts temporels sans préoccupation exagérée, car un tel souci est outrageant pour notre Père du ciel. »
Dom G. Lefebvre
TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgique – disponible ici avec ses autres livres)
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C’était un… 29 août
• 1475 : à Picquigny (actuel département de la Somme), Edouard IV d’Angleterre et Louis XI signent un traité qui marque, enfin, la fin de la guerre de Cent ans (qui dura en réalité 116 ans).
Elle avait débuté avec les prétentions du roi anglais Édouard III Plantagenêt, qui avait revendiqué la couronne de France et défié Philippe VI de Valois.
À la vue de la longueur de la période concernée, il y a peu de batailles, qui engagent rarement plus de 10 000 hommes, et elles font souvent peu de victimes du fait de l’habitude de l’époque d’épargner les prisonniers pour en tirer une rançon. Cependant, à Poitiers ou à Azincourt, les Anglais victorieux, voulant affaiblir durablement la chevalerie française, méprisent les lois de la guerre et massacrent les prisonniers, ce qui a pour conséquence de saigner fortement la noblesse française. Certains auteurs ont estimé que 40 % de la chevalerie française disparaît lors de la bataille de Poitiers (1356), et au moins 70 % à Azincourt.
Cette dure période fut marquée aussi par les méfaits des « grandes compagnies » (bandes de mercenaires désœuvrés qui pillent le royaume) et surtout de la grande peste de 1349, qui tuera près d’un tiers de la population de l’Occident.
Elle aura aussi vu l’apparition de sainte Jeanne d’Arc, qui changea le cours des choses alors que la situation française semblait désespérée.
• 1526 : bataille de Mohacs, où Louis II, roi de Bohême et de Hongrie est défait par le sultan ottoman Soliman le Magnifique. Ce dernier parcourut alors toute la Hongrie et emmena plus de cent mille habitants en esclavage.
• 1941 : mort d’Honoré d’Estienne d’Orves, capitaine de frégate et résistant royaliste et catholique (bref, « d’extrême-droite » comme diraient aujourd’hui les médias) est fusillé par les Allemands au Mont-Valérien.
• 1971 : dans un entretien au New York Times, Georges Pompidou, alors président de la République, avoue son aversion pour la Résistance et son romantisme : « I hate all that business ».
Son oncle, qui s’était engagé dans la Légion des Volontaires français contre le bolchevisme, avait eu une grande influence sur lui.
• 1976 : Mgr Marcel Lefebvre, bravant Paul VI, célèbre une grand-messe traditionnelle à Lille, devant 7 à 8 000 fidèles. C’est une étape cruciale du mouvement de résistance traditionaliste catholique.
C’était un… 28 août :

• 430 : mort de saint Augustin, le plus illustre des pères de l’Eglise et plus grand théologien jusqu’à saint Thomas d’Aquin.
Né d’une mère chrétienne très pieuse (sainte Monique) et d’un père romain païen, il se passionna d’abord pour la philosophie, avant de devenir manichéen. Puis il se convertit au christianisme, à 32 ans, après sa rencontre avec saint Ambroise, grand évêque de Milan. Après sa conversion, il devint évêque d’Hippone (actuelle Algérie).
Ses écrits, comme Les Confessions (qu’il faut lire, qu’on soit chrétien ou non) ou La Cité de Dieu, sont réputés pour leur profondeur philosophique et théologique, exprimant une sagesse issue de sa réflexion sur la foi, la morale et l’existence. Son style, souvent rhétorique et accessible, avec un humour subtil, parvient à captiver son audience, ce qui a contribué à leur popularité durable.
► voir ici, quelques livres de et sur saint Augustin.
• 1789 : dans le cadre de la discussion sur les futures institutions du royaume, l’Assemblée constituante aborde la question du veto royal. Jusqu’alors, les députés votaient en général de leur place. Ils vont se regrouper pour la première fois. À droite du président de séance se regroupent les partisans du veto, à gauche ses adversaires. Les historiens considèrent que la classique division droite/gauche est née ce jour-là.
C’était un… 27 août
• 387 : mort, à 55 ans environ, de Sainte Monique. Cette veuve chrétienne d’origine berbère romanisée priera longtemps pour le retour à la foi catholique de son fils, Augustin, qui deviendra l’un des plus importants théologiens de l’histoire, et qui lui rendra hommage dans ses Confessions.
► à son sujet, on peut lire la solide biographie d’Anne Bernet.
• 1576 : mort du peintre italien Tiziano Vecellio, dit Le Titien, considéré comme le plus grand peintre de Venise, à l’égal d’un Raphaël.
• 1664 : Colbert fonde la Compagnie française des Indes orientales, avec pour but de donner à la France un outil de commerce international avec l’Asie, et de concurrencer ses puissantes semblables anglaise et surtout néerlandaise. La déclaration annonce l’importance de cet outil, car elle aura « droit de propriété sur les terres occupées, droit de justice souveraine, droit de battre monnaie, d’armer des navires de guerre et de commerce, droit d’esclavage ».
• 1793 : insurrection contre-révolutionnaire de Toulon.
Les Fédéralistes, qui avaient pris le pouvoir local aux Jacobins lors d’une insurrection, sont supplantés par les royalistes, bénéficiant du soutien de la flotte toulonnaise (restée majoritairement fidèle au roi).
Les insurgés se sont rebellés à l’annonce de la reprise de Marseille par les Républicains et de la répression sanglante qui s’en est suivie, et seront soutenus par les Britanniques et d’autres.
Ils feront proclamer Louis XVII (le très jeune fils de Louis XVI) roi de France et hisser le drapeau blanc à fleur de lys.
Les Républicains feront le siège de la ville, et le jeune Napoléon s’y illustrera contre les royalistes…
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C’était un… 26 août
• 1346 : à la bataille de Crécy (Picardie), l’armée d’Angleterre – venue pour saccager et piller les terres proches des rivages de la Manche – remporte une victoire écrasante sur l’armée de Philippe VI de France. La chevalerie (dont de hauts seigneurs) et l’infanterie françaises et leurs alliés accusent des pertes très importantes, du fait de l’indiscipline et des lacunes du commandement, et victimes des tirs des archers gallois. Cette grande bataille inaugure vraiment la guerre de Cent Ans.

• 1648 : la journée des barricades ouvre la Fronde, quand Paris s’insurge contre le gouvernement de la reine Anne d’Autriche, et de son Premier ministre, le cardinal Mazarin.
Comment des antifas ont passé une semaine en cavale après avoir tué Quentin
Du journaliste non-conformiste Jean Bexon :
« La nuit est tombée, il vient de quitter le corps inerte de sa victime dont la tête a été fracassée en pleine rue.
Le 12/02 Dimitry V., militant Jeune garde, a directement éteint son téléphone.
Il ne le rallumera que deux fois durant sa semaine de fuite.
Il emprunte occasionnellement celui de la mère de sa copine, toutes deux proches de la Jeune garde, fondée par Raphaël Arnault (Lfi).
Ensemble, ils ont monté une légende béton. Partir dans la résidence secondaire de sa copine et de sa mère dans la Drôme.
Au moins 40 morts dans une attaque de gangs à Haïti, ce pays pourri

La situation sécuritaire (mais aussi économique, sanitaire et écologique) est toujours pire dans ce pays, le plus pauvre des Amériques, qui fut le premier Etat noir indépendant. Autrefois, la « perle des Antilles », sous administration française, c’est devenu un vaste et miséreux coupe-gorge.
« Environ quarante personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une attaque menée par des membres de gangs armés à Kenscoff, a indiqué à l’AFP Massillon Jean, maire de cette commune située dans les hauteurs de la capitale Port-au-Prince.
«Nous avons dénombré une quarantaine de cadavres. Les recherches se poursuivent. Certaines personnes sont toujours portées disparues», a déclaré l’édile, évoquant «une nuit de terreur». Les membres de gangs «ont fait une incursion dans un camp de déplacés situé dans une église. Ils ont exécuté plusieurs personnes. On recense des morts et des dizaines de blessés. Certaines personnes ont été enlevées», a-t-il ajouté. […]
Pays le plus pauvre des Amériques, Haïti traverse depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s’est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements d’enfants. Sur environ 11 millions d’habitants, près de 1,5 million est déplacé dans le pays à cause des violences, selon une estimation en juin de l’Organisation internationale pour les migrations, qui a souligné que les attaques ne concernaient pas uniquement la capitale. […] » (source Figaro)
Il y a quelques temps, le Monde avait voulu mettre cette situation lamentable sur le dos de… la France !
Nous avions déconstruit cette propagande haineuse et mensongère en rappelant quelques vérités ici.
25 août 1270 : mort de Saint Louis

Le roi de France Louis IX était âgé de 56 ans.
C’était au cours de la 8ᵉ croisade (sa seconde). Il espérait convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d’Égypte. Les Croisés s’emparèrent facilement de Carthage mais l’armée fut victime d’une épidémie.

Louis IX mourut le 25 août sous les remparts de Tunis, de dysenterie vraisemblablement (de peste selon certains). Son corps fut étendu sur un lit de cendres en signe d’humilité, et les bras en croix à l’image du Christ.

Considéré comme un saint de son vivant, Louis IX fit l’objet d’une vénération dès sa mort. Des miracles étaient réputés avoir lieu sur le passage de sa dépouille et un service d’ordre dut être mis en place près de son tombeau pour canaliser la foule de ceux qui venaient implorer son intercession.
Le XIIIe siècle reste dans l’histoire française comme le « siècle d’or de Saint Louis ».
La France, centre des arts et de la vie intellectuelle, y atteint son apogée aussi bien économiquement que politiquement, mais aussi quant au degré de perfection de sa civilisation, dont nous sommes à présent loin…
Saint Louis commandait la plus grande armée et dirigeait le plus grand royaume d’Europe. Sa réputation de sainteté et de justice était déjà bien établie de son vivant et on le choisissait régulièrement comme arbitre pour régler les querelles entre grands d’Europe. Le roi était considéré comme le primus inter pares (le premier parmi ses pairs).
Saint Louis est généralement considéré comme le modèle du prince chrétien.
Quelques livres à son propos ici.
C’était un 24 août 1944 : massacre de 76 Français au Grand Bornand
Histoire d’équilibrer un peu le travail de mémoire, penchons-nous sur cet épisode sanglant où des Français (a priori) mirent à mort des Français après une parodie de procès. Dont un père et ses deux fils attachés aux poteaux, côte à côte. Le plus jeune assassiné avait seize ans.
Rappelons que « l’Epuration » a fait beaucoup plus de morts français que l’Occupation (10 à 20 fois plus).
Ici les victimes furent 76 Savoyards, qui, pendant la 2ᵉ Guerre mondiale, s’étaient engagés par patriotisme généralement – eh oui, on pouvait trouver ce sentiment derrière des choix très divers à cette époque – dans la Milice (service d’ordre au service de la Révolution nationale du Maréchal Pétain).


« Au matin du samedi 19 août 1944, des miliciens savoyards incorporés dans la Franc-Garde, depuis l’ordre de mobilisation lancé par Joseph Darnand, quittent leur cantonnement annécien de La Commanderie par la route d’Albertville. Dans la nuit, les chefs départementaux Yves Barbaroux et Jacques Chambaz ont rencontré les chefs de la Résistance : les francs-gardes se rendent avec les honneurs de la guerre, ils conservent leurs armes et seront traités en prisonniers de guerre.
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C’était un 23 août : prise de Rome par Alaric
« Le 24 août 410, Alaric, roi des Wisigoths, fâché que l’empereur Honorius n’eût pas versé le tribut demandé, s’empare de Rome.
Pendant trois jours, ses troupes vont piller et massacrer à qui mieux mieux.
Alaric lui-même enlève une princesse promise à un grand destin, Galla Placidia !
Certes, depuis de nombreuses années, la Ville éternelle était délaissée par l’empereur d’Occident au profit de Ravenne et n’était plus que l’ombre d’elle-même. L’événement n’en revêt pas moins une grande importance symbolique aux yeux des intellectuels de l’époque, tel saint Augustin.
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13e dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

« Les Juifs voulaient imposer la loi mosaïque aux chrétiens ; saint Paul montre que ce n’est pas elle qui donne la sainteté aux âmes, puisque, avant la loi, Abraham, le père du peuple juif, fut sanctifié par sa foi en Jésus. Tous ceux donc, juifs ou païens, qui entrent dans l’Eglise et mettent leur foi dans les mérites de la passion du Christ seront sauvés. Le divin sauveur, en effet, guérit tous les lépreux, juifs ou samaritains, qui recourent à Lui. « Lève-toi, dit Jésus à ce dernier, c’est ta foi qui t’a sauvé ». C’est lui qui par son Eglise rend la santé de l’âme à tous ceux, juifs ou païens, qui viennent à Lui.
Parmi les dix lépreux guéris, il y en eut un qui eut foi au Christ. Et sa foi lui obtint le salut. Nous aussi, pécheurs, nous devons attendre de Jésus-Christ le salut. Nous rappelons aujourd’hui à Dieu l’Alliance qu’il a scellée avec nous. Alliance et salut restent de pures libéralités de sa part. Nous sommes incapables de sortir, par nos mérites, du péché dont nous sommes prisonniers. Seule nous libère la foi au Christ. Et cette espérance donne plus de sécurité que ne le ferait une confiance humaine. »
(extraits de missels).
COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgique – disponible ici avec ses autres livres)
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