
L’affaire Frontières prend un nouvel éclairage avec un précédent, parmi d’autres, qui mérite d’être connu.
Le 3 avril 2025, Mediapart publiait un article intitulé « Prof de maths et influenceuse islamophobe : les deux visages d’une enseignante en collège privé catholique. »
Le média révélait l’identité d’une enseignante du Finistère qui tenait un compte X (Twitter) sous pseudonyme et publiait des opinions jugées « islamophobes ».
Cette enseignante était une simple particulière, inconnue du grand public, sans aucun rôle public.
Elle a ensuite été harcelée et menacée (du vrai harcèlement, de vrais menaces, par des gens vraiment dangereux… loin des fantasmes de la gauche sur le « danger » de l’extrême droite).
Elle a porté plainte contre Mediapart pour doxxing (étalage public d’informations personnelles).
Classé sans suite.
Elle s’est constituée partie civile. La consignation demandée était trop élevée pour qu’elle puisse poursuivre.
Mediapart n’a jamais été condamné.
Rappelons maintenant ce qui vient de se passer avec Frontières.
Erik Tegnér a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 30 000 euros pour avoir nommé des avocats dans une enquête sur leur utilisation de l’argent public. Ces avocats sont des personnages publics qui militent ouvertement, accordent des interviews et figurent sur des listes électorales.
Mediapart « doxe » une enseignante anonyme qui se fait ensuite menacer : aucune condamnation, plainte classée sans suite.
Frontières nomme des avocats militants publics dans une enquête d’intérêt général : condamnation pénale sur base de la loi Samuel Paty.
C’est ça, le deux poids deux mesures. Documenté. Daté. Incontestable.
La loi Samuel Paty ne protège pas les profs quand c’est Mediapart qui les « doxe ». Elle condamne les journalistes quand ils enquêtent sur les avocats pro-migrants.