• 576 : mort, à 80 ans environ, de saint Germain de Paris, également appelé Germain d’Autun (où il était né). Évêque de Paris en 555, il fonda une abbaye qui portera ensuite son nom, la future abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Charitable à l’extrême, il vécut ascétiquement jusqu’à la fin de sa vie, observant veilles et jeûnes monastiques et se passant de feu l’hiver.
• 1291 : les croisés sont chassés de Terre sainte.

Ce jour, en Palestine, les 200 000 hommes du sultan El Achraf Khalil réduisent par leur surnombre, après des combats acharnés, les dernières défenses de Saint-Jean d’Acre.
La ville était tombée le 18, mais la citadelle des Templiers résistait encore héroïquement.

Dix mille chevaliers chrétiens sont massacrés : « on marchait sur les morts comme sur un pont ».
Saint-Jean d’Acre était l’ultime bastion de ce qui fut le royaume franc d’Orient.

Sa chute met un point final à l’ère des croisés presque deux siècles après la prédication du pape Urbain II.
► Par-delà la légende noire sur cette formidable épopée, on trouvera ici des livres corrects sur les croisades.
Le « royaume franc d’Orient », la solution aux problèmes du Proche-Orient ?
• 1754 : attaque de Jumonville Glen, dans l’actuel État de Pennsylvanie (États-Unis). Une unité de la milice de Virginie, une des treize colonies britanniques d’Amérique du Nord, commandée par George Washington, alors âgé de 22 ans, attaqua par surprise et en surnombre trente Français qui bivouaquaient. Ces derniers n’avaient pas placé de sentinelles, car ils étaient en mission diplomatique et se considéraient en ambassade ; il n’y avait d’ailleurs pas de conflit ouvert. 10 Français furent tués, et 21 autres emmenés comme prisonniers par Washington et ses hommes, qui contrairement à la morale commune de l’époque n’enterrèrent pas les morts, ce qui choqua beaucoup. Washington fut accusé d’assassinat (il signera des aveux en ce sens après sa capture en juillet, et se rétractera plus tard). La réputation de celui qui sera trente-cinq ans plus tard le premier président des États-Unis en fut un moment ternie et cet épisode fut une étape vers la Guerre de Sept ans.
• 1871 : les derniers combattants de la Commune, femmes et enfants compris, sont conduits en haut du cimetière du Père Lachaise et alignés contre un mur, puis fusillés par les troupes « versaillaises ». Une terrible répression suivra, faisant 20 000 morts et 8 000 déportations au bagne. La gauche internationaliste à la suite de Marx, la « gauche nationale » (par exemple PPF) ainsi qu’une frange de la droite nationaliste ont longtemps rendu, chaque année, un hommage à ces morts au pied du « Mur des Fédérés ».
• 1889 : fondation de l’entreprise Michelin, futur géant industriel, par André et son frère Édouard Michelin. Elle sera dans les années 30 le principal bailleur de fonds de « la Cagoule » (« l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale ») ; selon une liste de la police clermontoise en 1938, 10 membres sur 12 de la direction de Michelin auraient été suspects de liens avec cette organisation nationaliste secrète.
• 1926 : au Portugal, coup d’État et révolution nationaliste, qui met fin à la Première République, et conduira à l’installation en 1933 de l’Estado Novo, dirigé par Antonio de Oliveira Salazar.
► concernant le Portugal national, on peut trouver de bons livres ici.
• 1957 : massacre de Melouza, pendant la guerre d’Algérie. Il est commis par le Front de libération nationale (FLN) qui assassine (au fusil, au couteau ou à la hache) 315 habitants du village de Melouza (département de Constantine), sous prétexte qu’ils soutenaient le mouvement indépendantiste Mouvement national algérien (MNA), rival du FLN. Par le biais de sa radio au Caire et de tracts de propagande, le FLN a accusé l’armée française d’avoir perpétré le massacre à sa place :
« Un drame affreux vient d’ensanglanter la terre algérienne déjà si éprouvée par les crimes sans nom d’un colonialisme aux abois. Toute la population mâle du douar de Melouza a été sauvagement assassinée. Si ce carnage s’inscrit normalement dans la longue liste des crimes collectifs organisés avec préméditation et exécutés froidement par l’armée française dite de « pacification », il dépasse de beaucoup tout ce que tout esprit sain peut imaginer. Aux crimes délibérés s’ajoute cette fois une exploitation politique savamment orchestrée. […] En fait, l’abominable machination politico-militaire tend à démontrer qu’avec le départ de la France, l’Algérie serait à feu et à sang. […] C’est pourquoi, le F.L.N. peut s’adresser solennellement à la conscience universelle pour proclamer à la face du monde civilisé son indignation devant la sauvagerie de cette tuerie dont seule l’armée française assume l’entière responsabilité. »