
Après les lois autorisant, facilitant et protégeant l’infanticide in utero (c’est-à-dire l’avortement volontaire), la loi Taubira pervertissant – c’est le cas de le dire – le mariage en créant une parodie homosexuelle de cette institution essentielle –, voici que vient d’être adoptée la loi permettant l’euthanasie et le suicide assisté : la France enfonce un nouveau clou dans son cercueil, et avance dans la barbarie et le crime.
On notera que les partisans de la culture de mort qui ont triomphé ici (avec, en pointe, la franc-maçonnerie), soutenus fermement par le président Macron, ont souvent invoqué « la liberté » de choisir pour promouvoir cette loi.
Et voici que leur loi prétend contraindre même ceux qui ne veulent pas tuer leur prochain (notamment les établissements de soins privés catholiques) à donner la mort !
Nous en sommes en pleine ignominie.
Le Conseil constitutionnel a été saisi mais il est raisonnable de ne pas en attendre beaucoup. Il est d’ailleurs constitué en bonne partie de gredins socialistes et macronistes qui avaient déjà exprimé leur soutien à cette loi.
De son côté, le RN (Reniement national) a d’ores et déjà annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la loi s’il obtenait les moyens ultérieurement…
Le philosophe Gregor Puppinck exprime bien les deux conceptions antagonistes qui s’affrontent sur cette question de « la fin de vie » :
« Le texte sur les soins palliatifs découle de la conception chrétienne de la dignité. Le texte sur l’euthanasie découle de la conception athée et matérialiste de la dignité […] Je crains que les deux ne puissent pas coexister ! »
️ @Gregor_Puppinck, directeur de… pic.twitter.com/lrQsc4RZ27
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) July 15, 2026
Il précise :
Derrière le débat sur l’euthanasie et les soins palliatifs, deux conceptions radicalement opposées de la dignité se confrontent, et la société est sommée de choisir entre la conception païenne, et la chrétienne:
– Le texte sur les soins palliatifs exprime la compréhension chrétienne de al dignité humaine, fondée sur la charité et le soin.
– Le texte sur l’euthanasie et le suicide exprime la conception païenne, fondée sur la volonté de puissance.
=> Deux textes, deux conceptions de la dignité :
La conception chrétienne est humble. Elle repose sur le soin, c’est-à-dire sur l’amour offert aux souffrants. Elle repose sur l’acceptation de notre condition incarnée et sur la volonté de répondre à ses limites par la vertu, par le bien.
Cette conception de la dignité repose sur la « nature humaine » partagée par tout être humain, quels que soient sa culture, sa religion, son sexe ou son état de santé. C’est pour cela qu’elle est dite « inhérente » dans les textes internationaux, et qu’elle est universelle. Cette dignité humaine est reçue avec l’existence, nous la partageons sans la posséder, et elle nous oblige mutuellement à nous comporter humainement. Chacun doit respecter en lui-même l’humanité qu’il partage avec les autres. Notre commune humanité établie une solidarité qui nous oblige mutuellement.
C’est parce que nous partageons cette humanité que nous sommes intimement blessés lorsque nous voyons un inconnu traité avec inhumanité. C’est aussi parce que nous partageons cette humanité que nous devons la respecter en nous même, et en les autres. Ce respect place une limite à notre liberté individuelle et crée un devoir envers les autres.
Ce respect place une limite à notre propre « liberté » : il nous interdit de défigurer la nature humaine dont nous sommes porteurs : il nous interdit de nous comporter comme des bêtes, d’agir sans conscience, ou de maltraiter notre corps.
Ce respect de notre commune humanité crée aussi un devoir : celui de respecter en l’autre l’humanité que nous partageons. C’est le fondement des droits de l’homme ; c’est pourquoi les textes internationaux affirment que les droits de l’homme découlent de la dignité humaine.
L’un des aspects essentiels de notre nature humaine est que nous sommes à la fois corps et esprit : nous sommes des esprits incarnés. Nous ne sommes pas de purs esprits, ni des corps inanimés ; nos corps portent et partagent notre dignité humaine. C’est par respect pour cette dignité que les premiers hôpitaux et dispensaires ont été construits. C’est par respect pour cette union du corps et de l’esprit que les pratiques qui la brisent, telles que la prostitution, l’esclavage, la vente d’organes, la GPA, et bien sûr le meurtre, sont interdites. Elles sont interdites non seulement par respect pour la personne concernée, mais plus encore par respect envers son humanité. C’est le fondement du principe juridique d’indisponibilité du corps humain. Ainsi, même si une personne consent à être réduite en esclavage ou à se prostituer, son humanité l’interdit. Notre humanité exige au contraire de la sortir de cette situation. Le respect de l’humanité est d’ordre public.
Cette conception de l’humanité et de notre dignité nous oblige à prendre soin des personnes malades, corps et âme. C’est elle qui soutient le choix en faveur des soins palliatifs, et de l’interdiction de l’euthanasie.À l’INVERSE, l’autre conception de la nature humaine oppose la volonté et le corps et tend à les séparer pour affirmer la domination de la volonté sur le corps, de l’esprit sur la matière. Selon cette conception dualiste de la nature humaine, le propre et la dignité de l’homme résident en sa volonté, en sa capacité à dominer la matière et son corps.
C’est de cette conception de l’homme qu’est issue le droit nouveau « à disposer de son corps » qui contredit directement le principe d’indisponibilité du corps humain, et requiert la légalisation du changement de sexe sur demande, de l’euthanasie, de la prostitution, et même de l’avortement et de la GPA.
Ces nouveaux droits sont en fait des pouvoirs de la personne sur son propre corps ; mais des pouvoirs destructifs.
La conception païenne est schizophrénique : elle oppose la volonté individuelle au corps, pour affirmer la puissance de l’individu.
Si la société vient à y consentir, en légalisant ces pratiques, cela signifie qu’elle a perdu la compréhension de notre humanité. Cela signifie que la société a adopté une vision dépourvue de charité de la nature humaine.