Le 4 mai, lors d’une réunion d’information sur le coronavirus, le président turc Recep Erdogan a utilisé l’expression de « rescapés de l’épée », dans une rhétorique paranoïaque dont il est familier.
Ce terme très péjoratif désigne de façon assez inhumaine les survivants des grands massacres commis envers les minorités chrétiennes spécialement, par les Turcs entre 1894 et 1924…
L’utilisation de cette expression par le conquérant et vindicatif Erdogan, qui semble se prendre pour un nouveau sultan, est scandaleuse mais aussi inquiétante…

De Uzay Bulut, journaliste turc, sur Gatestoneinstitut :
« « Nous ne permettrons pas à des rescapés de l’épée de mener des activités [terroristes] dans notre pays », a-t-il dit. « Leur nombre a beaucoup diminué mais il en existe toujours ».
« Rescapés de l’épée » (kılıç artığı en turc) est une insulte courante à l’encontre des survivants des massacres perpétrés contre les chrétiens – Arméniens, Grecs et Assyriens – dans l’ex-Empire ottoman puis en Turquie.
Qu’un chef d’Etat comme Erdogan emploie publiquement cette expression a de quoi alarmer. Non seulement parce qu’il insulte les victimes et les survivants de massacres, mais parce qu’il met également en danger l’actuelle communauté chrétienne turque déjà en butte à des « pressions » ou les attaques physiques sont monnaie courante.



« L’Afrique qui sombre économiquement, socialement et politiquement accuse le Covid-19 d’être la cause de son naufrage alors qu’avec « seulement » 47581 cas et 1862 décès pour 1 milliard 400 millions d’habitants au 5 mai 2020 (OMS), elle était humainement épargnée.





