Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont effectué des progrès suffisants dans les négociations sur les termes de leur séparation pour passer à la seconde phase des discussions concernant leurs futures relations commerciales, a annoncé aujourd’hui la Commission européenne.
La première ministre britannique, Theresa May, avait auparavant rencontré avant l’aube le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Celui-ci a déclaré que l’accord trouvé avec le Royaume-Uni était un compromis et que la négociation avait été difficile pour l’UE ainsi que pour le Royaume-Uni. Il s’est dit sûr que les 27 autres membres de l’Union européenne décideraient d’ouvrir la prochaine phase des négociations.
Theresa May a dit s’attendre à ce que l’accord sur les modalités du Brexit soit entériné lors du Conseil européen, la semaine prochaine.



Après cinq années au cours desquelles l’ambition politique portée par François Hollande et Jean-Yves Le Drian avait permis d’acter des orientations budgétaires au profit de la capacité militaire du pays, la nouvelle majorité a choisi de réduire de 850 millions d’euros le budget des Armées de 2017. Or, ces 850 millions d’économies ressemblent à une punition pour « mauvaise gestion », la somme coïncidant au delta entre le prévisionnel et le dépensé en matière d’opérations extérieures (OPEX). Cette rigueur budgétaire ne sera pas sans conséquence, tant sur l’exposition de nos soldats, notamment en matière de renouvellement de leurs matériels, que sur notre autonomie stratégique. Sur ce point, les 850 millions d’Euros manqueront assurément à la guerre de demain. Par Alexandre Papaemmanuel, maître de conférences à Sciences Po, auditeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN)