En conférence de presse dans son théâtre parisien, La Main d’Or, l’humoriste, dont le spectacle Le Mur a été interdit en France, s’est expliqué.
« Je pense avoir poussé le débat aux limites du rire. »
« Il n’y a plus d’affaire Dieudonné », dit-il. « Je pense que ce n’est pas au Conseil d’État de soupeser des blagues, mais je me suis conformé aux arrêtés », ajoute Dieudonné M’bala M’bala. « J’espère que les choses vont se détendre. »
Il confirme préparer un nouveau spectacle, Asu Zoa. Il précise que son nouveau scénario abordera « l’histoire de l’Afrique qui m’a emmené de cette Afrique à cette France avec toutes mes rencontres ».
Face aux journalistes, il affirme « laisser la justice s’exprimer. Place au rire et au spectacle », ajoute l’humoriste. « Cette affaire est terminée. J’ai dérangé du monde et je continuerai à le faire par le rire. »
Une étonnante évolution pour celui qui appelait encore il y a peu à la révolution…
Est-ce une manœuvre pour détendre un peu l’ambiance, avant un retour en force des blagues subversives ?
A-t-il reçu une menace très lourde venant de très haut ?
Il plane, pour nous, un certain mystère…



Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de la République, vient de rendre, suite à l’appel de Manuel Valls, une décision historique en cassant la décision du juge administratif de Nantes (qui venait de suspendre l’arrêté préfectoral interdisant le spectacle de Dieudonné).
Alors que le gouvernement prétexte de fumeux « troubles à l’ordre public » (qu’il cherche en fait à susciter) pour interdire les spectacles de Dieudonné comme parfois les manifestations nationalistes, il faut noter que depuis un an, les ministres ne peuvent se déplacer en France sans qu’il y ait des troubles.
L’ultra-mondialiste Christophe Barbier, directeur du journal L’Express, omniprésent dans les studios télé et radio, est un individu influent et emblématique de la caste politico-médiatique dominante.