• 1905 : l’équipage du Potemkine, cuirassé appartenant à la flotte russe de la mer Noire, se mutine pour protester contre les mauvais traitements subis par l’équipage. Les officiers sont massacrés. La révolte est ensuite écrasée. La mutinerie deviendra un mythe de la propagande marxiste russe, immortalisé notamment par l’un des films les plus célèbres du pouvoir bolchevique, tourné en 1925 par le cinéaste officiel du régime, S.M. Eisenstein.
• 1953 : chute de Lavrenti Beria, quelques mois après la mort de Staline, victime de ses rivaux au sommet de l’URSS. Il fut chef du NKVD de 1938 à 1945, s’illustrant par une répression féroce, des massacres méthodiquement organisés (Katyn notamment), des coups montés, un large usage de la torture (qu’il aimait pratiquer lui-même, car c’était un pervers sadique). En revanche, il ne fut, d’après son fils, pas vraiment communiste, son principal moteur étant l’ambition. Depuis 1946, il était devenu coordinateur de l’ensemble des services liés à la sûreté de l’État, une promotion qui servait aussi à Staline à disperser ses fonctions car il commençait à se méfier de son pouvoir.
Beria fut assurément un des pires criminels de l’histoire de l’humanité, tant par le nombre de ses victimes que par ses méthodes et son goût pour le crime.
• 1977 : indépendance de Djibouti (côte française des Somalis), territoire stratégique de la Corne de l’Afrique, situé sur la côte occidentale du golfe d’Aden. C’est le dernier reste de l’Empire a avoir été abandonné, l’essentiel ayant été bradé par De Gaulle. Quelques années après, en 1981, cette nouvelle république deviendra un régime à parti unique, puis dix ans après une guerre civile éclatera.

Ce territoire était devenu français à partir de 1862, à l’occasion d’un traité de paix et d’amitié perpétuelle par lequel la France achetait diverses zones.
• 1998 : décès du philosophe maurrassien Pierre Boutang, fondateur en 1947, avec François Brigneau et Antoine Blondin, de La Dernière lanterne et en 1955 de l’hebdomadaire La Nation française. Il laisse des œuvres comme Le Purgatoire, Le Secret de René Dorlinde, Apocalypse du désir, Ontologie du secret. Il avait renié une partie des fondamentaux de l’Action française mais restait nationaliste et royaliste. Il fut un métaphysicien de premier ordre.