• 1794 : les Républicains commandés par le général Huché massacrent les habitants du bourg de La Gaubretière ; plusieurs centaines d’hommes, femmes et enfants sont tués par cette « colonne infernale » au nom de la République.
« Ils étaient peut-être 10 000, n’ayant pour mot d’ordre que la mort et l’incendie. […] Plus de 500 personnes furent tuées ! Voici les détails les plus marquants : Mme Le Bault de la Touche chez laquelle l’état-major tenait ses réunions, on lui trancha la tête que l’on jeta dans un bassin plein d’eau. Son corps fut lancé au milieu des flammes avec ceux de ses quatre domestiques qui ne voulurent pas l’abandonner et partagèrent son sort. M. Morinière, sa femme, deux domestiques et une de mes tantes furent traités avec la dernière barbarie. Sur leur refus constant de crier « Vive la République », ils eurent la langue arrachée, les yeux crevés et les oreilles coupées avant de recevoir le coup de la mort. M. de la Boucherie, sa femme, et Mlle de la Blouère, sa sœur, furent suspendus par le menton à des crampons de fer, au milieu de leur cuisine, et consumés dans cet état par l’incendie qui réduisit leur maison en cendre. […] Deux hommes pris dans les jardins de M. Forestier, périrent par le sauvage supplice du pal, au lieu même de leur arrestation. Le cœur saigne encore à la pensée de tant d’horreur. » (témoignage de Pierre Rangeard, habitant)
• 1936 : mort, à Leningrad, du physiologiste russe Ivan Pavlov, qui mit en évidence les réflexes conditionnés. Ses recherches passionnèrent évidemment les Bolcheviques. En 1921, Lénine avait signé un décret spécial afin de lui permettre de poursuivre ses études sur la programmation du comportement dans les meilleures conditions possibles. Il avait notamment obtenu la livraison, en grand nombre, de singes anthropoïdes. Une bonne partie de la psychiatrie soviétique stalinienne et post-stalinienne, visant à assimiler l’homme à un simple rat, découle de ses travaux.
• 1977 : l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, située dans le 5e arrondissement de Paris, à côté de la maison de la Mutualité, est prise par des prêtres catholiques traditionalistes, menés par Mgr Ducaud-Bourget. Ceux-ci réclamaient depuis des années, en vain, un lieu de culte pour célébrer la messe de toujours, et étaient contraints de louer des salles pour le faire. L’église, dans la débâcle d’après Vatican II, était peu fréquentée alors. Malgré les protestations du diocèse, les traditionalistes y resteront, et la gestion de l’édifice (vaste et doté d’un riche patrimoine artistique) échoira, de fait, à la Fraternité saint Pie X, qui y célèbre les sacrements dans leur forme traditionnelle et y enseigne le catéchisme traditionnel.
