C’était un… 2 juin.

177 : mort, à Lyon, de sainte Blandine, saint Pothin et quarante autres martyrs. Blandine, jeune esclave, âgée de 15 ans environ, est d’abord torturée, lors d’une persécution, sous Marc Aurèle. Mais elle refuse d’abjurer sa foi.  Elle est alors, avec des dizaines de compagnons, livrée dans l’arène aux bêtes fauves, mais celles-ci refusent de s’en prendre à elle. Elle est ensuite flagellée, puis placée sur un gril brûlant, puis encore livrée dans un filet à un taureau qui la jette en l’air avec ses cornes. Elle est finalement égorgée par le bourreau. Elle est la patronne de Lyon.

Le martyre de sainte Blandine. Jules Comparat (1886), tympan de l’église Sainte-Blandine de Lyon.

455 : les Vandales entrent dans Rome et en entament le pillage.

1098 : les Croisés prennent aux Turcs seldjoukides l’importante ville d’Antioche (sur la côte, à la frontière des actuelles Turquie et Syrie), après huit mois d’un siège difficile (famine, attaques…).

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1216 : le prince français Louis, fils et héritier du roi Philippe II Auguste, et futur Louis VIII « le Lion », s’empare de Londres et se fait proclamer roi d’Angleterre avec le soutien des barons anglais révoltés contre Jean Sans Terre. Mais il ne peut se faire sacrer, faute d’archevêque présent.

1780 : jusqu’au 7, émeutes anticatholiques à Londres, initiées par l’agitation haineuse de Lord George Gordon (aristocrate qui finira converti au judaïsme), en réaction à l’assouplissement des lois anticatholiques dans le royaume (en vue de favoriser le soutien des sujets catholiques dans la guerre en cours contre la France). Plusieurs chapelles catholiques sont brûlées. Les incendies tueront plusieurs centaines de personnes. La police aura tué près de 300 émeutiers et 25 chefs émeutiers seront pendus, mais Lord Gordon est acquitté.

1987 : mort, à 83 ans, de François Perroux. Reçu major de l’agrégation de droit en 1928, il devint un économiste remarqué.
Il joua en 1940 un rôle actif dans la fondation de l’École nationale des cadres d’Uriage, et dans celle de la revue Économie et humanisme, puis codirigea la revue de grande qualité intitulée la Communauté française, favorable à la Révolution nationale mais tout en s’en démarquant un peu, et collabora à la revue Idées. Il rédigea avec Yves Urvoy plusieurs fascicules de doctrine qui firent autorité entre 1942 et 1944. Après la guerre, il s’orienta sur des voies plus conformistes.
Ce lecteur assidu mais critique de Marx sera nommé à la nouvelle chaire de théorie économique de Science Po Paris en 1946, puis à la Chaire d’analyse des faits économiques et sociaux du Collège de France, de 1955 à 1974, et au Conseil économique et social en 1959.
Dans son Dictionnaire de la politique française, Henry Coston affirme qu’« il fut l’un des penseurs les plus appréciés de l’État français [du Maréchal Pétain]. »

 

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