• 1883 : le RP Vincent-de-Paul Bailly et le comte Henri de l’Epinois font paraître le premier numéro du quotidien La Croix, journal catholique (« radicalement catholique » même), antiparlementaire, qui sera farouchement antidreyfusard et même antisémite.
En 1890, par exemple, La Croix s’offusquait qu’on le soupçonne d’avoir la moindre complaisance envers les Juifs et se vantait même d’être « le journal catholique le plus anti-juif de France »…

Aujourd’hui, ce titre sous perfusion financière est un insipide papier gaucho-moderniste : c’est peut-être l’embarras qui le pousse désormais à en faire « des tonnes » dans l’idéologie dominante ?
• 1895 : la France regroupe ses colonies de l’Ouest africain créant une unité administrative, l’Afrique occidentale française, qui réunit, jusqu’en 1958, le Sénégal, la Mauritanie, le Soudan, la Haute-Volta, la Guinée française, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Dahomey. Sur le même principe, en 1910, sera créée l’Afrique équatoriale française, avec le Gabon, le Moyen-Congo, l’Oubangui-Chari et le Tchad.

► conseil de lecture : Mémoires d’Empire, un formidable recueil d’articles sur la colonisation française, les guerres coloniales et la décolonisation.
• 1940 : de Londres où il est en mission, le général de Gaulle téléphone au président du Conseil français Paul Reynaud à Bordeaux pour lui faire part de la proposition la plus extraordinaire de l’histoire des relations franco-britanniques : la fusion des deux nations !
« Que la France et la Grande-Bretagne ne soient plus deux nations mais une seule union franco-britannique […] Tout citoyen français jouira immédiatement de la citoyenneté en Grande-Bretagne, tout sujet britannique deviendra un citoyen de la France. » prévoit le texte déjà signée par Churchill.
Le même jour, De Gaulle rentre en France, pour repartir finalement le lendemain, faute d’avoir obtenu ce qu’il espérait, car Reynaud dût démissionner entretemps et le Maréchal Pétain veut obtenir un armistice pour limiter la catastrophe en cours.
• 1941 : le « Chevalier Paul », contre-torpilleur de la Marine française, est coulé par des avions-torpilleurs britanniques, dans le cadre de la guerre anglo-gaulliste contre les forces armées françaises du Levant (dite « campagne de Syrie » dans l’historiographie gaulliste). Il avait participé à la campagne de Norvège et à une opération contre l’Italie en 1940.
Après que ses canonniers détruisirent un avion ennemi, le Chevalier Paul, touché par une torpille, sombre lentement, laissant à son équipage le temps d’évacuer. Il n’en sera pas de même lors du torpillage du Souffleur, dix jours plus tard.
