• 1115 : fondation de l’abbaye de Clairvaux (dans l’actuel département de l’Aube) par saint Bernard et quelques compagnons, envoyés par l’abbé de Cîteaux. La personnalité de saint Bernard lui donna un rayonnement considérable.
Elle sera volée à l’Eglise par les révolutionnaires puis deviendra, sous Napoléon, une prison.
• 1453 : bataille de Martignas, à l’est de Bordeaux, quelques mois avant la fin de la guerre de Cent Ans. La cavalerie du comte de Clermont et du comte de Foix y taille en pièces les archers de l’arrière-garde anglaise du connétable Talbot, épuisés par une marche forcée alors qu’ils se repliaient vers Bordeaux. 500 à 600 archers périssent, mais le reste de l’armée anglaise parvient à se réfugier dans la ville, échappant à la destruction.
• 1673 : le comte d’Artagnan, capitaine des Mousquetaires du roi, tombe devant Maastricht, durant la guerre de Hollande.
Les troupes françaises assiégeaient Maastricht, place forte stratégique des Provinces-Unies et les combats étaient intenses. Les fortifications résistaient et chaque avancée coûtait des vies. D’Artagnan, malgré son rang et son prestige, restait au plus près de l’action.
Sa disparition marqua les contemporains. Il n’était pas seulement un officier respecté : il incarnait l’idéal du courage, de la loyauté et du dévouement.
Louis XIV exprimera sa profonde tristesse auprès de la reine, après le trépas de celui qui avait traversé pendant des décennies les intrigues de cour, les guerres et les missions les plus délicates du règne de Louis XIV.
Pourtant, sa renommée mondiale restait encore à venir. Elle lui sera donnée près de deux siècles plus tard, quand Alexandre Dumas s’inspira de sa vie pour créer le héros des Trois Mousquetaires.

• 1804 : exécution, en place de Grève, de Georges Cadoudal, trente-trois ans, dernier chef chouan, après un attentat manqué contre le Premier consul.
Ayant participé à toutes les guerres de Vendée, il est le seul chef chouan à avoir continué le combat, contre Bonaparte, l’« usurpateur ».
Ce dernier dit de lui « Celui-là est bien trempé ; entre mes mains, un pareil homme aurait fait de grandes choses… Je lui ai fait dire que s’il voulait s’attacher à moi, non seulement il aurait sa grâce, mais que je lui aurais donné un régiment. Georges a tout refusé : c’est une barre de fer. Qu’y puis-je ? Il subira son sort, car c’est un homme trop dangereux dans un parti. »
► on peut retrouver ici quelques ouvrages de qualité au sujet de celui qu’on aura qualité, pour son attitude, de « géant ».
• 1894 : à Lyon, assassinat du président de la République française Sadi Carnot, âgé de 56 ans, par un anarchiste italien. S’ensuivront des émeutes anti-italiennes dans la ville.
• 1940 : le maréchal Pétain s’adresse aux Français dans un discours fameux : « c’est vers l’avenir que, désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence […] Votre vie sera dure.
Ce n’est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle est devenue notre recours. Elle est notre patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c’est une portion de la France qui meurt. Une jachère de nouveau emblavée, c’est une portion de la France qui renaît […] Notre défaite est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié. C’est à un redressement intellectuel et moral, que, d’abord, je vous convie ».
Le matin même, il avait entendu l’archevêque de Bordeaux, Maurice Feltin, déclarer dans son homélie : « si nous avons été battus, c’est que peut-être nous n’étions plus suffisamment soutenus, au fond de nos âmes, par ce triple idéal que sont trois grandes réalités : Dieu, la Patrie, la Famille. »
► on peut retrouver ici un petit recueil de messages du Maréchal et ici, un volume plus complet.
• 1941 : le 8 juin 1941 avait débuté l’attaque des Alliés et des gaullistes contre le Liban et la Syrie occupés par les troupes françaises.
Auparavant, la Division navale du Levant que commandait l’amiral Gouton avait dû affronter, au prix de lourdes pertes, une puissante force aéronavale britannique.
À cette date, les sous-marins Caïman, Souffleur et Marsouin de la 9ᵉ Division de sous-marins de Bizerte, patrouillaient le long des côtes pour intercepter les bâtiments britanniques menaçants.
Dans la nuit du 24 au 25, le Souffleur, en surface près de Beyrouth, faisait route pour recharger ses batteries, avec à son bord 57 marins. Cinq hommes se trouvaient sur la passerelle. Quatre sillages de torpilles, lancées par le sous-marin anglais HMS Parthian, furent aperçus à bâbord. L’enseigne de vaisseau Morange, officier de quart, fit immédiatement mettre la barre toute à droite, mais le sous-marin ne put éviter l’une des torpilles : celle-ci explosa sous l’avant du kiosque et coupa en deux le sous-marin qui coula instantanément entraînant dans la mort cinquante-deux marins.
Les cinq hommes qui se trouvaient sur la passerelle furent éjectés vers la mer et tentèrent de regagner la côte à la nage située à quatre kilomètres. Seuls quatre y parviendront.
• 1950 : début de la Guerre de Corée, avec l’invasion par des troupes nord-coréennes et chinoises de la Corée du Sud. Elle fera environ 5 millions de morts, dont 54 000 Américains. L’armistice n’interviendra que le 27 juillet 1953.
Sous l’égide de l’ONU, la France y formera un bataillon, dans lequel serviront au total 3 400 volontaires. Il déplorera 287 tués dont 18 Coréens, 1 350 blessés, 12 prisonniers, 7 disparus.
► sur le sujet, on peut lire le livre de référence d’Erwan Bergot, ou le beau livre illustré des éditions Heimdal.
