Les plantes que nous mangeons se ressemblent de plus en plus. Selon la FAO (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), 150 variétés de plantes seulement nourrissent la plus grande partie de l’humanité, alors que l’homme a cultivé jusqu’à 10 000 variétés différentes de légumes. Depuis le début du siècle dernier, les trois quarts environ de la diversité génétique des plantes cultivées ont été perdus à tout jamais.
Haricot du Saint-Sacrement
Et à l’échelle de la France ? La toute jeune association Graines de vie, qui lance un vaste projet de sauvegarde des variétés en voie de disparition, a comparé le catalogue 2014 du grainetier Vilmorin avec celui datant de 1900. Elle publie ses résultats dans l’infographie ci-dessus.
Le haricot du Saint-Sacrement (Graines de vie)
La plupart des variétés connues au début du XXe siècle ont disparu. Les variétés nouvelles sont le plus souvent hybrides, ce qui veut dire qu’elles sont issues du croisement de deux parents de la même espèces mais au patrimoine génétique différent et complémentaire. Cela les rend plus résistantes à la sécheresse et au gel par exemple ; plus grosses, plus colorées ou plus faciles à cultiver.
Mais le consommateur y perd du goût et, surtout, cette chute de biodiversité rend les cultures très vulnérables face à un nouveau ravageur ou une nouvelle maladie : il suffit d’un plant affecté pour qu’ils se répandent facilement dans tout un champ.
Le potiron bleu de Hongrie (Graines de vie)
L’association Graines de vie ne vous laisse pas sur votre faim et raconte sur son site les passionnantes histoires des légumes qu’elle veut préserver, du haricot du Saint-Sacrement au potiron bleu de Hongrie en passant par la sucrine du Berry.
Source : Rue89



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