
Interrogé par des journalistes à la sortie de Castel Gandolfo, le Léon XIV a évoqué l’avenir des relations entre Rome et la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Il a laissé entendre qu’il envisageait une ultime démarche pour tenter d’éviter des sacres épiscopaux sans son mandat, avant de frapper par l’excommunication :
« J’envisage de faire un nouvel appel en disant : ne faites pas cela, essayons de vivre la communion de l’Église. Mais c’est leur choix. Il faut réaliser ce que cela signifie pour eux et pour l’Église. Certes, la division parmi les chrétiens est un point douloureux. Cependant, ils refusent d’accepter certains éléments fondamentaux de l’Église [sic], à commencer par plusieurs points du Concile Vatican II. S’ils prennent cette décision, je le regrette mais nous devons avancer. […] »
Tout en recevant avec les honneurs n’importe qui, par exemple la pseudo « archevêquesse » et Primat (faut-il dire « primate » ?) de l’Eglise anglicane, Léon XIV a refusé de recevoir le supérieur de la Fraternité Saint Pie X, qui réclame un entretien depuis plus d’un an. Au lieu de cela, Léon XIV le renvoie vers le cardinal Tucho Fernandez, auteur de textes hérétiques et érotomanes.
Il veut se rapprocher de tout le monde, mais combat, comme ses prédécesseurs (à l’exception, partiellement, de Benoît XVI) les catholiques traditionalistes.
Sa petite phrase aux journalistes à Castel Gandolfo est intéressante, comme le remarque Mgr Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, devenu traditionaliste :
La véritable raison de la menace d’excommunication pesant sur la FSSPX n’est pas la consécration de nouveaux évêques sans mandat pontifical, mais le refus du Concile Vatican II (comme dans mon cas). Prévost déplace le focus de la question, confirmant ainsi qu’il utilise de manière instrumentale les sanctions canoniques. Les consécrations épiscopales ne sont qu’un prétexte.
[…] Ces déclarations aux journalistes à Castel Gandolfo confirment que l’excommunication prononcée par l’église conciliaire et synodale est un brevet d’orthodoxie catholique. […] »
PS : à propos de Vatican II, pour ceux qui voient mal le problème, on peut lire une analyse synthétique ici notamment.