C’était un… 19 juin.

1097 : fin du siège de Nicée et prise de la ville, sur les Turcs, par les croisés, lors de la première croisade. C’est la première grande victoire face aux infidèles.

► Pour des livres corrects sur les croisades, voir ici.

1631 : mort, à 46 ans environ, de la peste (il soignait les malades), de François Garasse. Apologète et écrivain polémiste jésuite redouté, il combattit avec fougue et véhémence l’antijésuitisme, le jansénisme, le gallicanisme et le libertinage de l’époque.

1790 : l’Assemblée décrète la fin de la noblesse héréditaire, des titres, des livrées et des armoiries. Louis XVI la promulgue, par lettre patente, le 21 juin. Le clergé perd aussi de nombreux privilèges.

1867 : Maximilien Iᵉʳ, qui avait été proclamé empereur du Mexique en 1864, est fusillé à Querétaro, après avoir héroïquement et vainement tenu tête aux armées de Juarez.

1883 : mort d’Heinrich Denzinger, prêtre allemand. Auteur de nombreux ouvrages de théologie, il laisse une œuvre majeure, l’Enchiridion symbolorum (1854), une collection de textes catholiques qui a fait l’objet de très nombreuses rééditions. Cet ouvrage de référence, qui propose une compilation facilement accessible du Magistère, est aussi appelé simplement « le Denzinger » (abréviation : DZ). Il est disponible ici.

1953 : accusés d’espionnage au profit de l’URSS, Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique, à la prison de Sing-Sing, aux Etats-Unis. Jusqu’au dernier moment, ils clamèrent leur innocence, et furent soutenus par la gauche américaine ainsi que, en France, par les personnalités et journaux de gauche (mais pas seulement). En 1995-96, des télégrammes soviétiques chiffrés interceptés durant la guerre par les services américains ont été déclassifiés par la NSA, prouvant leur état d’espions.

1965 : renversement d’Ahmed Ben Bella en Algérie. Prise du pouvoir par l’armée, conduite par le colonel Houari Boumediene. Les loups du FLN se dévorent entre eux.

1970 : mort, à 84 ans, de Jacques Hébertot (André Daviel), directeur du théâtre du boulevard des Batignolles qui porte son nom. Originaire de Rouen, directeur dans sa jeunesse de la revue L’Ame normande, il prit en 1920 la direction du Théâtre des Champs-Élysées et fut l’un des derniers mécènes de la vie théâtrale. Maurrassien, il lança aussi dans les années cinquante l’hebdomadaire Artaban qui entendait réunir les patriotes, et fit partie en 1968 du Comité pour la célébration du centenaire de Charles Maurras.

1987 : mort, à 71 ans, de Michel de Saint Pierre, journaliste et écrivain, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, puis engagé en faveur du traditionalisme catholique et de la droite.
► Thierry Bouclier lui a consacré une biographie.

1994 : mort, à 89 ans, du philosophe catholique belge Marcel de Corte, néothomiste, ancien professeur à l’Université de Liège et collaborateur de la revue Itinéraires.
► on peut trouver ici les ouvrages de cet auteur majeur du XXe siècle.

1999 : mort, à 90 ans, d’Henri d’Orléans, « comte de Paris » et prétendant au trône de France depuis 1940. Il a œuvré pendant longtemps dans le but de rétablir la monarchie, et De Gaulle lui a longtemps fait faussement espérer une issue favorable à ce projet.
À la tête d’un patrimoine considérable, il n’en laisse volontairement pas grand-chose à ses héritiers, sinon des inimitiés. « Je ne vous laisserai que la haine et des larmes pour pleurer » leur avait-il annoncé…

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