C’était un… 12 mars.

604 : mort de Grégoire Iᵉʳ, « saint Grégoire le Grand », pape depuis 590. Issu de la noblesse sénatoriale, et l’un des derniers préfets de Rome, il était devenu simple moine en 575 : « Ayant abandonné pour toujours, je le croyais du moins, les soucis du monde, nu, je m’échappai du naufrage de la vie ».
Auteur d’une abondante œuvre, il compte au nombre des quatre Pères de l’Église d’Occident.  Il remit de l’ordre dans le clergé, initia des missions, créa des écoles, fut un administrateur brillant ; il a été particulièrement calomnié par les anticléricaux (comme destructeur de la culture antique notamment) mais les accusations dont il a été victime (notamment de la part de Voltaire, menteur éhonté) ont été détruites par la science historique. On lui attribue un grand rôle dans la promotion du chant sacré de l’Église qu’on nomma en son honneur « chant grégorien ».
► on peut lire sa biographie par Anne Bernet, ses Homélies sur les Evangiles, et sa Vie de saint Benoît.

1793 : révoltés contre l’annonce de la levée en masse, 5 000 paysans se lancent à l’assaut de la petite ville de Savenay (près de saint Nazaire) –drapeaux blancs devant –, mettent en fuite la Garde nationale et tiennent la ville jusqu’à sa reprise par l’armée républicaine le 1er avril.

1925 : mort, à l’âge de 58 ans, de Sun Yat-sen, révolutionnaire chinois qui participa au renversement de la monarchie en 1911 et fut le premier président de la République, en 1912.  Tchang Kaï-chek lui succéda à la tête du Kuomintang, le principal parti, républicain et nationaliste.

1946 : mort, 49 ans, à Budapest, de Ferenc Szálasi. Militant nationaliste ayant connu plusieurs fois la prison, créateur de l’idéologie hungariste, il était le chef du Parti des Croix fléchées, nationaliste et chrétien, de style fasciste. Il dirigea éphémèrement le royaume de Hongrie, en allié du IIIe Reich, entre octobre 1944 et le printemps 1945. Capturé par les Américains et livré aux nouvelles autorités hongroises, communistes, il fut pendu dans la cour de la prison installée dans le bâtiment qui abritait la « Maison de la fidélité », siège du parti.

2022 : mort, à 80 ans, à Paris, d’Alain Krivine. Né de parents juifs issus de divers pays d’Europe, communistes, il commença tôt son engagement au PCF. Il milita ensuite en faveur du FLN, puis créa le Front universitaire antifasciste (contre l’OAS) ; il s’engagea dans le trotskisme la même année (1961). En 1966, il fonda la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), dissoute en juin 1968 par le gouvernement.
Il participa à la création, en avril 1969, de la Ligue communiste, et en fut le candidat à l’élection présidentielle de cette année-là. Cette organisation fut dissoute en juin 1973, après avoir été l’auteur de graves violences contre la police, en attaquant le meeting d’Ordre nouveau qui se tint à la Mutualité le 21 du mois.
Il se présenta aux présidentielles de 1974 (0,4%) et dans la foulée cocréa et dirigea la Ligue communiste révolutionnaire, qui relevait clairement d’une « reconstitution de ligue dissoute » mais ne fut pas inquiétée, bien que ses militants continuassent d’agresser les patriotes. Selon la boutade attribuée à Annie Kriegel, la seule raison pour laquelle les discussions à la tête de la Ligue n’avaient pas lieu en yiddish, c’était qu’un de ses chefs, Daniel Bensaïd, était séfarade. Krivine en resta un porte-parole jusqu’à la dissolution de cette organisation, début 2009. Il participa activement à la création du Nouveau Parti anticapitaliste, dont il devint membre du premier conseil politique national, sans pour autant participer à l’exécutif.
► voir aussi : Mort d’Henri Weber, militant antifrançais et meneur typique de Mai 68

►à propos du communisme, pour de bonnes suggestions de livres, cliquer ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.