
• 814 : Charlemagne du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand » dans la nomenclature qui commence avec Clovis, né en 742 et mort le à Aix-la-Chapelle, est le membre le plus éminent de la dynastie franque à laquelle il a donné son nom alors qu’il n’en est pas le fondateur : les Carolingiens.
Fils de Pépin le Bref, il est roi des Francs à partir de 768, devient par conquête roi des Lombards en 774 et est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le , relevant une dignité disparue depuis l’an 476 en Occident.
Monarque guerrier, il agrandit notablement son royaume par une série de campagnes militaires, en particulier contre les Saxons païens dont la soumission est très difficile et violente (772-804), mais aussi contre les Lombards en Italie et les Musulmans d’Espagne.

Souverain réformateur, chrétien fervent et soucieux d’orthodoxie religieuse, homme de culture, il protège les arts et les lettres et est à l’origine de la « renaissance carolingienne ».
Son œuvre politique immédiate, l’empire, ne lui survit cependant pas longtemps. Se conformant à la coutume successorale germanique, Charlemagne prévoit dès 806 le partage de l’Empire entre ses trois fils. Après de nombreuses péripéties, l’empire ne sera finalement partagé qu’en 843 entre trois de ses petits-fils (traité de Verdun).
• 1794 : à l’âge de 21 ans, Henri de la Rochejacquelein, généralissime de l’Armée catholique et royale, est tué dans les faubourgs de Cholet par traîtrise par un soldat républicain à qui il venait de promettre la vie sauve s’il se rendait, et qui s’était mis à genoux.

Jeune officier, il refusa en 1791 de prêter le serment que l’assemblée constituante exigeait de lui et démissionna. Il choisit de défendre le trône dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI où il fut appelé en 1791. Lors de l’assaut du palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combattit pour défendre le roi, en tant que deuxième lieutenant de la Garde. Puis il rejoignit la contre-révolution vendéenne.
Appelé à sa tête, il adressa cette courte harangue aux hommes : « Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience ; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi : si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »
Afin que son cadavre ne soit point identifié, on affuble son chapeau de la cocarde prise sur son meurtrier, puis son compagnon d’armes, Stofflet, lui enlève ses vêtements et lui taillade le visage à coups de sabre en sanglotant : « J’ai perdu ce que j’avais de plus cher au monde ».
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• 1960 : à Paris, saisie du Charivari, de Rivarol, d’Aspects de la France par le pouvoir gaulliste. Perquisitions au siège de Jeune Nation, du MP13 et de la Restauration nationale.
• 1965 : mort, à Paris, du général Maxime Weygand, qui joua un grand rôle lors des deux guerres mondiales. Il était membre de l’Académie.
Après-guerre, il fut un héraut de la droite nationale et catholique.
Il fut notamment président d’honneur de l’Association universelle des Amis de Jeanne d’Arc ainsi que de l’Association universelle des Amis de Jeanne d’Arc
De Gaulle, qui le détestait, refusa la célébration des obsèques aux Invalides.
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