C’était un… 18 février

1455 : mort de Fra Angelico, religieux dominicain et illustre artiste italien. Il a cherché à associer les principes picturaux de la Renaissance (constructions en perspective et représentation de la figure humaine) aux anciennes valeurs médiévales de l’art (fonction didactique et la valeur mystique de la lumière).
► on peut trouver ici d’utiles recueils de ses œuvres.

Détail des « scènes de la vie du Christ » par Fra Angelico

1546 : mort, à 62 ans, de Martin Luther, moine révolté et défroqué qui avait fondé sa religion (dite « Réformée », le protestantisme), en rupture avec l’Eglise, fracturant la Chrétienté.
► à son sujet, on peut lire la petite biographie de l’abbé Gleize ou l’ouvrage plus volumineux d’Alain Pascal : la Réforme, cette révolution.

1563 : François, duc de Guise, l’un des meilleurs généraux du roi Henri II, est mortellement blessé. Commandant l’armée du roi, vainqueur des huguenots à Rouen et à Dreux les mois précédents, il avait décidé alors d’aller à Orléans, tombée aux mains des protestants. Sur le chemin, il tomba dans une embuscade et fut touché par un coup de pistolet tiré par un gentilhomme protestant. Il mourut quelques jours plus tard.

1587 : la reine d’Elisabeth d’Angleterre (ayant instauré l’anglicanisme religion d’État) fait décapiter la catholique Marie Stuart (reine d’Écosse, et qui fut aussi éphémère reine de France), après dix-huit ans d’emprisonnement. La reine poussa l’ignominie jusqu’à lui refuser un prêtre catholique.

• 1685 : l’explorateur René-Robert Cavelier de La Salle établit la première colonie française au Texas.

Louis de Frotté

1800 : le comte Louis de Frotté, chef chouan courageux et acharné, qui négociait sa reddition et disposait de sauf-conduits, est – au mépris de ce qui était conclu – arrêté et fusillé à Verneuil, sur ordre de Bonaparte, en même temps que six de ses officiers.
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Guerres de Vendée : Reynald Secher prépare un documentaire sur la Virée de Galerne

L’historien Reynald Secher a projeté de réaliser un documentaire historique et télévisé sur la Virée de Galerne. Cette virée, c’est celle que les vendéens, après la défaite de Cholet, vont entreprendre sur la rive droite de la Loire, en terre chouanne. Du 18 octobre au 23 décembre 1793, après avoir franchi le fleuve, ils vont poursuivre leur campagne jusqu’à Granville, avant de regagner la Loire. Ils seront massacrés avant de la franchir, au Mans d’abord, puis à Savenay, ainsi qu’en témoigne d’ailleurs un protagoniste de l’époque, le général républicain Westermann :

« Il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… »

Le documentaire construit à partir du récit d’un témoin de cette marche tragique s’articule autour d’interventions d’historiens et de responsables d’associations qui entretiennent la mémoire de ces événements.

En cette année anniversaire de la Contre-Révolution, le souvenir de cette geste vendéenne, épopée hors du commun qui finira en tragédie, sera l’occasion de revenir sur l’extermination délibérée, planifiée et légiférée dont seront ensuite victimes les vendéens du sud de la Loire, alors même qu’ils ne représentaient plus aucun danger pour la république. Un ressort idéologique à cette extermination de masse : la volonté de bâtir un homme nouveau. Des événements sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir au cours de cette année…