C’était un… 21 février

1848 : publication du Manifeste du Parti communiste par les bourgeois allemands Karl Marx et Friedrich Engels.

►à propos du communisme, pour de bonnes suggestions de livres, cliquer ici.

1916 : presque un an après les terribles combats des Éparges et de Woëvre, début, avec l’attaque allemande, de la bataille de Verdun.

L’idée maîtresse du général Falkenhayn est d’attirer l’armée française dans une sorte de gigantesque abattoir, afin de la « saigner à blanc ».
A 7h15, un millier de bouches à feu commencent leur tir. Alors que la disproportion des forces est énorme, d’autant que la préparation d’artillerie a mis hors de combat la moitié des défenseurs, les Allemands rencontrent une résistance aussi héroïque qu’inattendue. La bataille durera 10 mois (environ 300 000 morts et plus de 400 000 blessés, en tout) et se conclura par une victoire française.

1919 : l’agitateur Kurt Eisner, chef de la République soviétique de Munich depuis le 8 novembre 1918 (il avait renversé la dynastie des Wittelsbach), est assassiné par un jeune monarchiste, le comte Arco-Valley.

Issu d’une famille juive, Eisner s’était attiré la haine des nationalistes en faisant publier des documents officiels confidentiels tendant à prouver la responsabilité du gouvernement impérial dans le déclenchement de la guerre.

1973 : l’aviation israélienne abat un Boeing 727 des Libyan Arab Airlines au-dessus du désert du Sinaï (alors occupé). L’avion (piloté par un capitaine et ingénieur de vol français et un copilote libyen en vertu d’un arrangement contractuel entre Air France et la Libyan Arab Airlines) s’écrase, entraînant la mort de 108 personnes parmi les 113 occupants.

1979 : Le Monde publie une déclaration, rédigée à l’initiative de Léon Poliakov et de Pierre Vidal-Naquet, israélites, en réplique à deux textes que Robert Faurisson avait publiés dans le même quotidien, où il affirmait que, pour toutes sortes de raisons, en particulier techniques, les « chambres à gaz nazies » ne pouvaient pas avoir existé. Cette « déclaration d’historiens » s’achevait sur les mots suivants :
« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz. »
Le texte portait les signatures de trente-quatre historiens. En plus des noms de L. Poliakov, de P. Vidal-Naquet et de F. Braudel se trouvaient également ceux de Philippe Ariès, Alain Besançon, Pierre Chaunu, Marc Ferro, François Furet, Jacques Julliard, Ernest Labrousse, Jacques Le Goff, Emmanuel Le Roy Ladurie, Robert Mandrou, Roland Mousnier, Madeleine Rebérioux, Maxime Rodinson, Jean-Pierre Vernant et Paul Veyne.
Il faudra néanmoins attendre la loi du communiste Gayssot pour interdire le débat, en 1990.

2012 : à l’initiative du Premier ministre de la fausse droite François Fillon, le terme « Mademoiselle » disparaît des formulaires administratifs français.