
Marine Le Pen a été condamnée ce mardi par la Cour d’appel pour détournement de fonds publics et complicité du même délit dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens du FN / RN.
Mais sa peine a été abaissée à « trois ans de prison dont un an ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique et deux ans avec sursis », 100 000 euros d’amende et quarante-cinq mois d’inéligibilité dont trente mois assortis de sursis. Elle peut se présenter à l’élection présidentielle de 2027, car elle n’écope que de 15 mois d’inéligibilité ferme, une peine qu’elle a commencé à purger dès la première instance.
Elle a annoncé se pourvoir en cassation, ce qui ne suspend pas le jugement.
Bref, elle est condamnée mais les juges ne l’empêchent pas de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Même si l’on peut considérer cette condamnation comme abusive, il est clair que Marine Le Pen, qui prétendait professionnaliser le parti qu’elle a hérité de son père, paie là son amateurisme total dans la gestion des assistants parlementaires européens.
Dans la foulée, elle a annoncé, malgré ce grave handicap d’image, se présenter à la prochaine présidentielle, alors que Jordan Bardella était prêt pour cette tâche et qu’il est crédité d’ailleurs de davantage d’intentions de vote.
Par cette obstination, Marine Le Pen montre que, pour elle, l’intérêt de son parti et des idées qu’il est censé défendre passe bien après son égo.
Cette femme, qui a trahi tous les idéaux du FN pour en faire un parti de gauche, aurait déjà dû renoncer après son désastreux et ahurissant débat de l’entre-deux-tours de 2017, puis après sa mauvaise prestation, encore, en 2022. Elle s’y était d’ailleurs engagée.

Mais elle s’entête.
Son ego est semble-t-il plus fort que sa suprême passion pour les chats, ce qui relève pourtant de la gageüre.