Pétition de professeurs militants : « Nous n’enseignerons plus que le masculin l’emporte sur le féminin »

Parée d’une supposée vertu égalitariste, les attaques contre notre langue se font chaque jour plus violentes. Ne pouvant imposer brutalement à tout un pays, la folie de l’écriture inclusive, les militants féministes, communistes et homosexualistes, tentent l’étape intermédiaire en supprimant une règle fondamentale de notre grammaire.

314 membres du corps professoral de tous niveaux, enseignant la langue française ou ayant à corriger des copies ou autres textes rédigés dans cette langue, s’engagent à ne plus enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « le masculin l’emporte sur le féminin ».

Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d’enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « Le masculin l’emporte sur le féminin ».

Trois raisons fondent notre décision : • La première est que cette règle est récente dans l’histoire de la langue française, et qu’elle n’est pas nécessaire. Elle a été mise au point au XVIIe siècle. Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c’était le cas en latin et comme c’est encore souvent le cas dans les autres langues romanes.

Bien souvent, on pratiquait l’accord « de proximité », venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche. Par exemple : « afin que ta cause et la mienne soit connue de tous » (Ronsard, épître à la Response aux injures et calomnies…, 1563).

La nouvelle règle a d’ailleurs dû attendre la généralisation de l’école primaire obligatoire pour être appliquée massivement: « On peut aller sur le lac [d’Évian], en bateaux à vapeur ou petits-bateaux, et visiter les coteaux et montagnes voisines, à pied ou en voiture » (Dr Linarix, Guide pratique de la Savoie et Haute-Savoie médicale et pittoresque, 1896).

• La seconde raison est que l’objectif des promoteurs de la nouvelle règle n’était pas linguistique, mais politique: « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif. » (Dupleix, Liberté de la langue françoise, 1651) ; « Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle » (Beauzée, Grammaire générale… 1767).

Si l’école de la République a préféré abandonner cette formule au profit de celle qu’on connaît, c’est en reconduisant l’ordre de valeur qui est à son fondement. Un ordre que les classes politiques maintenaient parallèlement, en refusant aux femmes les droits politiques jusqu’en 1944, et en refusant plus longtemps encore de leur ouvrir les grandes écoles ou d’abroger les dernières dispositions du « Code Napoléon ».

• La troisième raison est que la répétition de cette formule aux enfants, dans les lieux mêmes qui dispensent le savoir et symbolisent l’émancipation par la connaissance, induit des représentations mentales qui conduisent femmes et hommes à accepter la domination d’un sexe sur l’autre, de même que toutes les formes de minorisation sociale et politique des femmes.

Pourquoi n’accepteraient-elles pas de gagner moins que leurs collègues, ou d’accomplir des corvées dont leurs compagnons se dispensent, ou de supporter leurs coups, s’il est admis au plus haut niveau que « le masculin l’emporte sur le féminin »? La lutte contre les stéréotypes de genre, qui est essentielle au progrès de l’égalité réelle des femmes et des hommes, ne peut être efficacement menée si cette maxime n’est pas mise au ban de l’école.

D’autres mesures travaillant à l’expression d’une plus grande égalité dans la langue sont nécessaires, mais le plus urgent est de cesser de diffuser cette formule qui résume la nécessaire subordination du féminin au masculin.

En conséquence :

– Nous déclarons enseigner désormais la règle de proximité, ou l’accord de majorité (1), ou l’accord au choix (2);

– Nous appelons les enseignantes et les enseignants de français, partout dans le monde, à renouer avec ces usages;

– Nous les appelons à ne pas sanctionner les énoncés s’éloignant de la règle enseignée jusqu’à présent;

– Nous appelons le Ministère de l’Éducation nationale à donner à ses personnels et à ceux des établissements sous sa tutelle des instructions précises allant dans le même sens;

– Nous appelons les professionnelles et les professionnels de la presse et de l’édition, les correcteurs et correctrices, les écrivaines et les écrivains à en faire autant;

– Nous appelons les citoyennes et les citoyens francophones à en faire autant.

Signataires

Malika Abdesslem, Lyc. Jean Rostand, Strasbourg (67) — Celine Alenda, IUT de Bobigny-Paris XIII (93) — Céline Allain, Lyc. général et technologique Newton, Clichy-la-Garenne (92) — Béatrice Alonso, Lyc. Pablo Picasso, Perpignan (66) — Véronique Ancey, CIRAD, Montpellier (34) — Laurent Angard, Col. Lamartine, Bischheim (67) — Dominique Angelini, Éc. Anatole-France, Vitry-sur-Seine (94) — Vincent Arimondo, Cité scolaire Internationale, Lyon (69) — Charlotte Artois, Col. Jean Giono, Saint Genis-Laval (69) — Isabel Ascencio, Lyc. Paul-Émile Victor, Champagnole (39) — Caroline d’Atabekian, Col. Claude Chappe, Paris (75) — Catherine Athiel, Éc. Jean Moulin, Annonay (07) — Benoît Auclerc, Univ. Jean Moulin Lyon 3 (69) — Karine Audinet, Univ. de Poitiers (86) — Christelle Avril, EHESS, Paris (75) — Ariane Bach, Lyc. de Ronceray, Bezons (95) — Nicolas Balutet, Univ. de Toulon (83) — Delphine Barbirati, CNED — Christine Bard, Univ. d’Angers (49) & IUF — Cyril Barde, Lyc. César Baggio, Lille (59) — Alaïs Barkate, Col. Françoise Giroud, Vincennes (94) — Julien Barlet, Lyc. Frédéric Fays, Villeurbanne (69) — Noëlle Bastin, Éc. Escale, Bruxelles (Belgique) — Sandrine Baud, Col. Saint-Pol-Roux, Brest (29) — Mireille Baurens, Univ. Grenoble-Alpes (38) — Margot Beal, Lyc. Jacques Brel, Vénissieux (69) — Anne-Sophie Beau, Col. Georges Politzer, Bagnolet (93) — Émilie Beguinot, Éc. Charles Dickens, Montpellier (34) — Benjamin Belghit, Col. de l’Edit, Roussillon, et Col. Jean Ferrat, Salaise-sur-Sanne (38) — Imen Ben Ammar, Univ. de Lorraine, Nancy (54) — Valérie Benmimoune, Col. Alex Mézenc, Le Pouzin (07) — Laure Bereni, CNRS, Paris (75) — Claire Berest, Lyc. de l’Iroise, Brest (22) — Anne Emmanuelle Berger, Univ. Paris VIII (93) et CNRS Paris — Sébastien Berlendis, Lyc. Blaise Pascal, Charbonnières les Bains (69) — Gwladys Bernard, Univ. Paris VIII (93) — Sophie Bernard, Univ. Paris Dauphine (75) — Nolwenn Benoit, Éc. élémentaire Robert Doisneau, Lyon (69) — Alexandra Berthomet-Thareau, Lyc. Albert Camus, Rillieux la pape (69) — Céline Bessiere, Univ. Paris-Dauphine, Paris (75) — Stéphane Bikialo, Univ. de Poitiers (86) — Émilie Biland, Univ. Rennes 2
(35) — Corinne Billard, Lyc. Utrillo, Stains (93) — Camille Bloomfield, Univ. Paris 13 (93) — Isabel Boni-Le Goff, Univ. de Lausanne (Suisse) — Patricia Bonnard, Col. Louis Leprince-Ringuet, Genas (69) — Soizic Bonnet, Lyc. The Village School, Houston (TX, États-Unis) — Marie-Pierre Bouchet-Pineau, Lyc. La Martiniere Duchere, Lyon (69) — Émilie Bouvier, TZR Acad. Lyon (69) — Michel Briand, Univ. de Poitiers (86) — Catherine Briat, ESPE Clermont-Auvergne (63) — Cécile Brunon, Éc. publique Saint Jeure d’Ay, Ardèche (07) — Élodie Buisson, ENSAD, Montpellier (34) — Françoise Cahen, Académie de Créteil (94) — Emmanuelle Camelot, Univ. de Pau et des Pays de l’Adour (64) — Maria Candea, Univ. Paris 3 (75) — Laurène Cairon, TZR zone Ain Sud, La Boisse (01) — Sarah Caro, Éc. élémentaire publique Jean Macé, Lyon (69) — Nada Chaar, Univ. Paris VIII (93) — Denis Chaix, Col. Saint Joseph, Gap (05) — Erwan Chasles, Lyc. professionnel Jean Moulin, Rosny-sous-bois (93) — Pascal Charroin, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) — Sébastien Chauvin, Univ. de Lausanne (Suisse) — Hélène Chesneau, Col. Marcel Pagnol, Bonnières-sur-Seine (78) — Frédérique Chevillot, Univ. of Denver, Denver (CO, États-Unis) — Nina Childress, ENSAD, Nancy (54) — Jeanne Chiron, ESPE de Rouen (76) — Maria Ángeles Ciprés Palacín, Univ. Complutense de Madrid (Espagne) — Tatiana Clavier, IUT de La Rochelle (17) — Michèle Clément, Univ. de Lyon 2 (69) — Agnès Constant, Col. international, Noisy-le-Grand (93) — Marie Cosnay, Col. François Truffaut, Saint Martin de Seignanx (40) — Sylvie Cosseddu, Lyc. Renoir, Cagnes-sur-mer (06) — Sigolène Couchot-Schiex, Univ. Paris-Est Créteil (94) — Émilie Coulet, Lyc. Martinière Duchère, Lyon (69) — Marlène Coulomb-Gully, Univ. de Toulouse III (31) — Thérèse Courau, Univ. Toulouse 2 Jean Jaurès (31) — Julie Coussay, Éc. primaire publique, Beaumont-Saint-Cyr (86) — Marie Couzin, Lyc. Ella Fitzgerald, Saint Romain en Gal (69) — Nathalie Couzon, Col. Jésus-Marie de Sillery, Québec (Canada) — Amandine Daumas, Lyc. professionnel Roland Garros, Toulouse (31) — Sophie Deilhes, Éc. publique de Saint-Étienne de Maurs (15) — Lola de Cazenove, Col. Jacques Prévert, Gaillard (74) — Myrtille de Lamotte, Éc. primaire publique, Peyraud (07) — Sophie Deleuze, Éc. Frank Dickens, Montpellier (34) — Marie-Anne Delmoitié, Col. Félicien Joly, Fresnes-sur-Escaut (59) — Corinne Denoyelle, Univ. Grenoble-Alpes (38) — Hélène Deutsch Rome, Lyc. Eugène Henaff, Bagnolet 93170 — Grégory Devin, Col. Marcel Grillard, Bricquebec (50) — Claudette Dhelens, Lyc. Pierre de Fermat , Toulouse (31) — Amélie Djondo, Col. Alexandre Mauboussin, Mamers (72) — Céline Doaré, Éc. élémentaire Nouvelle Ville, Lorient (56) — Benoît Dodivers, Lyc. français Prins Henrik, Copenhague (Danemark) — Claire Doquet, Univ. de la Sorbonne Nouvelle, Paris (75) — Isabelle Dorche, Lyc. Bellevue, Toulouse (31) — Karine Dorvaux, Éc. George Sand, Angoulême (16) — Jean-Christophe Dourdet, Univ. de Poitiers (86) — Armel Dubois-Nayt, Univ. Versailles-St Quentin en Yvelynes (78) — Anne E. Duggan, Wayne State Univ., Detroit (MI, États-Unis) — Céline Dunoyer, Lyc. René Schuman, Charenton-le-Pont (94) — Florence Dupont, Univ. Paris-Diderot (75) — Ilana Eloit, London School of Economics and Political Science, Londres (Angleterre) — Caroline Fage, Lyc. le Garros, Auch (32) — Déolinda Faisant, Inspection du pays de Gex Nord (01) — Jules Falquet, Univ. Paris Diderot (75) — Farinaz Fassa Recrosio, Univ. de Lausanne (Suisse) — Éric Fassin, Univ. Paris VIII, Saint-Denis (93) — Samantha Faubert, Univ. du Havre, Le Havre (76) — Charlotte Faure, CFPPA du Morvan, Château-Chinon (58) — Azélie Fayolle, IUT de Meaux (77) — Jérôme Férec, Col. Françoise Seligmann, Paris (75) — Claire Fetet, Col. Cesaria Evoria, Montreuil (93) — Hélène Fleckinger, Univ. Paris VIII (93) — Agathe Flejszerowicz, Éc. Quinet Bert, Roubaix (59) — Aline Folgalvez, Col. Françoise Sagan, Bornel (60) — Sabine Fortino, Univ. de Paris Ouest Nanterre La Défense (92) — Sophie Fotré, Lyc. général technologique Jacques Prévert, Taverny (95) — Frédérique Fouillet, Lyc. Paul-Émile Victor, Champagnole (39) — Astrid Gache Kaya, Col. Les Perrières, Annonay (07) — Noémie Gallesio, Éc. Voltaire, Montpellier (34) — Fanny Gallot, ESPE et Univ. de Paris-Est-Créteil (94) — Vanina Géré, ENSAD, Nancy (54) — Murielle Gerin, Académie de Rennes (35) — Sibylle Gollac, Univ. Paris VIII (93) et CNRS — Remedios Gomez-Cassagne, ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, Tarbes (65) — Sylvie Gonthier, Lyc. professionnel François Mitterrand, Château-Chinon (58) — Luz Gonzalez Parente, Lyc. français de Barcelone (Espagne) — Geneviève Goubier, Univ. d’Aix-Marseille (13) — Camille Gourdeau, Univ. Paris Diderot (75) — Carine Goutaland, INSA Lyon (69) — Isabelle Graci, Éc. élémentaire du Soleil et Col. Jules Vallès, Saint-Étienne (42) — Claire Grafion, Lyc. Paul-Émile Victor, Champagnole (39) — Luca Greco, Univ. Paris 3 (75) — Sandrine Grié, Lyc. Jean Baptiste Poquelin, Saint-Germain-en-Laye (78) — Frédéric Grimaud, Éc. Henri Tranchier, Martigues (13) — Daniel Grivellé, Éc. Frédéric Mistral, Toulon (83) — Colette Guedj, Univ. Côte d’Azur (06) — Celia Guerrieri, Lyc. Goscinny, Drap (06) — Marjolaine Guillemin, Col. La Lombardière, Annonay (07) — Thomas Guyard, Lyc. Léonard de Vinci, Melun (77) — Danielle Haase-Dubosc, Univ. Columbia à Paris (75) — Nadine Halberstadt, CNRS, Toulouse (31) — Nahema Hanafi, Univ. d’Angers (49) — Clément Hazera, Col. Victor Grignard, Lyon (69) — Maud Heurtefeux, Éc. maternelle Paul Bert, Lyon (69) — Valérie Heller, Lyc. Darius Milhaud, Le Kremlin-Bicêtre (94) — Kim Lan Hoang-Thuy, Col. Albert Schweitzer, Créteil (94) — Thierry Hoquet, Univ. Paris Ouest Nanterre La Défense (92) et IUF — Myriam Houssay-Holzschuch, Univ. Grenoble-Alpes (38) et IUF — Laurence Huc, INRA-INP-Univ. Paul Sabatier, Toulouse (31) — Caroline Imbert, Univ. de Grenoble-Alpes (38) — Audrey Imbert-Ducloux, Col. Victor Schoelcher, Lyon (69) — Nieves Ibeas Vuelta, Univ. de Zaragoza, Zaragoza (Espagne) — Alban Jacquemart, Univ. Paris-Dauphine (75) — Armelle Jayet, Lyc. Blaise Cendrars, Sevran (93) — Laurence Joffrin, Col. Jules-Vallès, Saint-Étienne (42) — Natacha Jomain, Lyc. Jacques Brel, Vénissieux (69) — Xavier Jouffroy, Col. Colette, Saint-Priest (69) — Véronique Joumard, ENSA Paris-Cergy (95) — Mélanie Jullien, Lyc. Aliénor d’Aquitaine, Poitiers (86) — Nicolas Kaczmarek, Col. Gustave Courbet, Trappes (78) — Stavroula Katsiki, Univ. Paris VIII (93) — Stavroula Kefallonitis, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) — Edwige Keller-Rahbé, Univ. Lyon 2 (69) — Huguette Krief, Univ. Aix-Marseille (13) — Pierre Laganier, Col. Jean Moulin, La Queue-en-Brie (94) — Régine Lahache, Lyc. Audouin Dubreuil, Saint Jean d’Angély (17) — Alice Lamy, Lyc. Paul-Émile Victor, Champagnole (39) — Isabelle Lamothe, Univ. de Poitiers (86) — Sophie Large, Univ. François-Rabelais, Tours (37) — Géraldine Larguier, Univ. de Pau et des Pays de l’Adour (64) — Françoise Lavocat, Univ. Paris 3 (75) — Jean-Michel Le-Baut, Lyc. de l’Iroise, Brest (22) — Elsa Lecerf, Col. Joliot-Curie, Fontenay-sous-bois (94) — Gabrielle Leflaive, Col. Louis Aragon, Vénissieux (69) — Justine Le Floc’h, Univ. Lille II, (59) — Thierry Legrand, Univ. de Strasbourg (67) — Mathilde Le Monnier, Col. Joliot Curie, Fontenay-sous-bois (94) — Valérie Le Meur, Éc. primaire publique, Dours (65) — Sophie Le Mô, Col. France Bloch Sérazin, Poitiers (86) — Éléonore Lépinard, Univ. de Lausanne (Suisse) — Sébastien Leroux, Univ. Grenoble-Alpes (38) — Marie Liaudois-Soulié, Col. Argote, 0rthez (64) — Marc Lipinski, CNRS, Villejuif (94) — Évelyne Lloze, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) — Marie Loison-Leruste, Univ. Paris 13 (93) — Ariane Louis, Éc. maternelle publique, Étoile-sur-Rhône (26) — Alexandre Magot, Lyc. français de Barcelone (Espagne) — Christiane Makward, Pennsylvania State Univ., State College (PA, USA) — Jean-Jacques Malo, IUT de Nantes (44) — Isabelle Marc, Univ. Complutense de Madrid (Espagne) — Dawn Marley, Univ. of Surrey, Guildford (Surrey, Royaume Uni) — Hélène Marquié, Univ. de Paris VIII (93) — Peter Marquis, Univ. de Rouen Normandie (76) — Lucile Marsac, Éc. élémentaire Gaveau-Macé, Béziers (34) — Rachel Marsens, Col. Les Perrières, Annonay (07) — Emmanuelle Martin, cours particuliers (94) — Tiphaine Martin, Col. Aristide Bruant, Courtenay (45) — Monica Martinat, Univ. Lyon2 (69) — Sylvie Mateo, Éc. Peyssonnel, Marseille (13) — Nicolas Mathevon, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) et IUF — Alice Matricon, Éc. maternelle Lamartine, Toulouse (31) — Florent
 Maurin, Col. Sabine Zlatin, Belley (01) — Valérie Meot-bourquin, Univ. Grenoble-Alpes, (38) — Céline Michel, Lyc. François Mauriac, Andrézieux Bouthéon (42) — Céline Milleret, Col. Molière, Lyon (69) — Julie Minoc, Univ. de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (78) — Cyril Mistrorigo, Col. Albert Thomas, Egletons (19) — Claudine Moise, Univ. Grenoble Alpes (38) — Alexandra Monbet, Col. Jean-Baptiste Clément, Dugny et Lyc. Germaine Tillion, Le Bourget (93) — Julie Morin, Col. Colette, Saint-Priest (69) — Thomas Mortier, Col. la Lombardière, Annonay (07) — Danièle Moulin, Éc. élémentaire Baza, Aubenas (07) — Agathe Muller-Schrade, Col. Jean Zay, Lens (62) — Cécile Nave, Lyc. Raymond Naves, Toulouse (31) — Flora Némoz, Éc. publique, Saint-Marcel-lès-Annonay (07) — Sébastien Nesme, Lyc. Ampère, Lyon (69) — Karine Nevière, Lyc. Ella Fitzgerald, Saint-Romain-en-Gal (69) — Sarah Normand, Col. Maroc Huchepie et Lyc. Bellevue, Le Mans (72) — Fabrice Oberti, Col. François Villon, Yzeure (03) — Margherita Orsino, Univ. Toulouse 2 Jean Jaurès (31) — Agna Ourrouspoure, Col. Michel Debré, Plaine-des-Cafres (La Réunion) — Chloé Pardanaud-Landriot, Col. Colette, Saint-Priest (69) — Isabelle Paget, Lyc. Paul-Émile Victor, Champagnole (39) — Julie Pagis, EHESS, Paris (75) — Florence Paillat, Lyc. Aliénor d’Aquitaine, Poitiers (86) — Isabelle Paillé, Lyc. professionnel Nelson Mandela, Poitiers (86) — Manon Paillot, Lyc. André Boulloche, Livry Gargan (93) — Gaël Pasquier, ESPE et Univ. Paris-Est Créteil (94) — Hélène Paumier, Lyc. Pilote Innovant International, Jaunay-Marigny (86) — Marion Pecot, Col. La Courtille, Saint-Denis
(93) — Stéphane Pellicier, Lyc. Albert Thomas, Roanne (42) — Mireille Peloux, Éc. Jean Moulin, Annonay (07) — Sarah Pépin-Villar, Col. Jean-Jacques Rousseau, Le Pré Saint-Gervais (93) — Irène Pereira, Univ. Paris-Est-Marne-la-Vallée (77) — Christine Perego , Col. Claude Fauriel, Saint-Étienne (42) — Manuel Pérez, ESPE de Toulouse (31) — Hermeline Pernoud, IUT de Roubaix-Lille 2 (59) — Bruneau Perreau, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge (MA, États-Unis) — Gwenaëlle Perrier, Univ. Paris 13 (93) — Laurence Perrier, Lyc. Friand, Poligny (39) — Xavier Perrocheau, Col. Paul Bert, Malakoff (92) — Alix Perrot, Lyc. Boissy d’Anglas, Annonay (07) — Isabelle Petiot, Lyc. Madame de Staël, Montluçon (03) — Anne Petitcolin, Cité scolaire Internationale, Lyon (69) — Chantal Philippe, Lyc. de l’Iroise, Brest (29) — Magali Pineau, Lyc. Condorcet, Saint-Priest (69) — Émilie Pique, Lyc. Pierre Bourdieu, Fronton (31) — Albane Plateau, Univ. de Poitiers (86) — Marc Plateau, Lyc. Camille Claudel, Digoin (71) — Elisa Pradel, Lyc. professionnel Roland Garros, Toulouse (31) — Andreea Prundeanu, Michigan State Univ., East Lansing (MI, USA) — Marie Quesney, Lyc. Victor Hugo, Poitiers (86) — Isabelle Quimbetz-Razoux, Éc. élémentaire communale, Aujargues (30) — Nicolas Rafin, Univ. de Nantes, Nantes (44) — Montserrat Rangel Vicente, Univ. de Lille 3, Villeneuve-d’Ascq (59) — Catherine Rannoux, Univ. de Poitiers (86) — Martin Rass, Univ. de Poitiers (86) — Véronique Rauline, Univ. Paris Ouest Nanterre La Défense (92) — Julien Rault, Univ. de Poitiers (86) — Mathilde Regnier, Col. Henri Barbusse, Vaulx-en-Velin (69) — Martine Reid, Univ. de Lille 3 (59) — Caroline Renard, Univ. Aix-Marseille (13) — Juliette Rennes, EHESS, Paris (75) — Chloé Riban, Univ. Rennes 2 (35) — Micheline Rice-Maximin, Swarthmore College, Swarthmore (PA, USA) — Marielle Rispail, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) — Karine Risselin, Lyc. polyvalent François Arago, Villeneuve St Georges (94) et ESPE Créteil — Anne Robatel, Lyc. Edouard Herriot, Lyon (69) — Cécile Robin, Lyc. Condorcet, Saint Maur des fossés (94) — Agnès Roche, Univ. Clermont-Auvergne (63) — Diane Rodet, Univ. Lumière Lyon 2 (69) — Brigitte Rollet, Sciences-Po Paris et Univ. de Versailles Saint-Quentin en Yvelynes (78) — Zoé Rollin, IUT de Bobigny-Paris XIII (93) — Oscar Roman, Col. Gay Lussac, Colombes (92) — Perle Roman, Col. Lacassagne, Lyon (69) — Cécile Ropiteaux, Éc. élémentaire Voltaire, Dijon (21) — Michèle Rosellini, ENS de Lyon (69) — Ariane Rosenau, Lyc. de la Borde Basse, Castres (81) — Laurence Rosier, Univ. libre de Bruxelles (Belgique) — Julie Rouchier, Col. Jules Michelet, Vénissieux (69) — Catherine Roudé, Univ. de Poitiers (86) — Heta Rundgren, Univ. Paris VIII (93) et CNRS, Paris (75) — Josquin Salata, Cité scolaire internationale, Lyon (69) — Martha Salimbeni, Institut Supérieur des Beaux-Arts, Besançon (25) — Scarlett Salman, Univ. Paris-Est-Marne-la-Vallée, (77) — Geneviève Sellier, Univ. Bordeaux-Montaigne (33) — Céline Santini, Col. La Fontaine, Paris (75) — Salter Stephen, Col. Jean Renoir, Neuville-sur-Saône (69) — Lola Sanchez, Univ. de Grenade (Espagne) — Clément Schnée, Col. Georges Brassens, Sevran (93) — Réjane Sénac, Sciences-Po-CNRS (Paris) — Vladimir Shishkin, Univ. d’État de Saint-Pétersbourg (Russie) — Michèle Soriano, Univ. de Toulouse III (31) — Émilie Souyri, Univ. de Nice Sophia-Antipolis (06) — Véronique Stacchetti, Lyc. Ampère, Lyon (69) — Marie-Laure Steinbruckner, CNAM, Paris (75) — Estelle Telliez-Moreni, 9 écoles de la zone Toulon 2 (83) — Anne-Marie Thiesse, CNRS, Paris (75) — Sandra Tomc, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) — Laurence Tordo Rombaut, Lyc. Saint Exupéry, Lyon (69) — Karine Tordo Rombaut, Lyc. Berthollet, Annecy (74) — Cynthia Truant, Univ. of California, San Diego (CA, États-Unis) — Marilyne Uliana, Lyc. Rosa Parks, Neuville-sur-Saône (69) — Andrea Valentini, Univ. Paris 3 (75) — Éliane Viennot, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) et IUF — Clémentine Vignal, Univ. Jean Monnet, Saint-Étienne (42) et IUF — Julie Vinot, Lyc. Pilote Innovant International, Jaunay-Marigny (86) — Jean-Claude Vuillemin, Pennsylvania State Univ., State College (PA, USA) — Raphaël Vulliez, Éc. élémentaire Michel Servet, Lyon (69) — Svend Walter Lyc. Nelson Mandela, Poitiers (86) — Frédéric Wecker, ENSAD, Nancy (54) — Joëlle Wiels, CNRS, Villejuif (94) — Anne-Laure Zwilling, CNRS, Strasbourg (67)

Slate via FDS

9 commentaires concernant l'article “Pétition de professeurs militants : « Nous n’enseignerons plus que le masculin l’emporte sur le féminin »”

  1. 300 profs dont certains n’enseignent même pas en France, ça fait pas grand chose sur les 1 millions d’enseignants que compte la France

  2. Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin : c’est un mensonge !
    Il s’agit plutôt de la dénomination collective et neutre. Or, les règles sont édictées par l’Académie française qui, rappelons-le, depuis sa création en 1635, est la gardienne de la langue française et la seule institution à faire figure d’autorité en la matière. Elle explique très bien sur son site en quoi consiste la dénomination collective et neutre.

    Comme bien d’autres langues (note 1), le français peut, quand le sexe de la personne n’est pas plus à prendre en considération que ses autres particularités individuelles, faire appel au masculin à valeur générique (note 2). La dénomination collective et neutre repose sur deux principes :

    – Si l’opposition des sexes n’est pas pertinente, elle établit, à l’intérieur même de la langue, une SÉGRÉGATION qui va à l’encontre du but recherché.
    – En ce qui concerne les titres, les grades et les fonctions, au nom de la NEUTRALITÉ institutionnelle et juridique qui leur est attachée, l’Académie française recommande d’éviter, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin » et de préférer les dénominations de GENRE NON MARQUÉ (ce dernier est le seul à pouvoir traduire la nature INDIFFÉRENCIÉE des titres, grades, dignités et fonctions). La NEUTRALITÉ doit souligner l’identité du rôle et du titre indépendamment du sexe de son titulaire. On ne doit pas confondre une personne avec la fonction qu’elle exerce. Mais si l’on veut marquer, par déférence, que c’est une femme qui occupe telle fonction, la formule d’usage est : Madame le député, le ministre, etc.

    Voir :
    http://academie-francaise.fr/questions-de-langue#38_strong-em-fminisation-des-noms-de-mtier-de-titres-etc-em-strong
    http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres
    http://academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie
    http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-titres-et-des-fonctions

    1 Voir le cas de l’espagnol dans l’article « Los ciudadanos y las ciudadanas, los niños y las niñas » sur le site de la REAL ACADEMIA ESPAÑOLA (http://www.rae.es/consultas/los-ciudadanos-y-las-ciudadanas-los-ninos-y-las-ninas).
    2 « En dehors des féminisations socialement signifiantes et reçues sans réticence par la langue, le masculin est depuis longtemps porteur d’une valeur neutre que tout locuteur comprend sans ambiguïté. Par exemple, personne n’irait imaginer, rencontrant la proposition “les hommes sont mortels”, que les femmes sont éternelles ! »
    Source : Philippe Le Quéré, Professeur retraité, membre du collectif Sauver les lettres dans le n° 256 de la revue de Défense de la langue française.

  3. la seule réponse à ces femelles pleines de haine et de mépris envers les mecs , eh bien c’est la haine de ces femelles.Désormais il convient de répondre coup pour coup.De ne pas accepter leur règles grammaticales conformément aux intentions de cette minorité qui ne représente qu’elle même , leurs usages comme par exemple « bonjour à toutes et à tous », comme cela devient de plus en plus usuel , mais bien entendu d’inverser les termes et en toutes circonstances d’accorder la priorité du masculin sur le féminin , de dénoncer toutes injustices et magouilles lors de concours où de plus en plus la priorité est accordée à « elles » etc etc etc ……..Nous aussi devons reprendre à notre compte nous les mecs les paroles sexistes de la Lovergeon ( souvenons nous).Il est temps que les mecs prennent conscience du grand danger qui les menace

  4. Lisez  » Sexe et caractère  » et vous comprendrez ce que tous ont toujours su .
    L’EN est de notoriété publique une horrible plèbe .
    – si vous voulez juger des résultats obtenus par ce ramassis de fous furieux qui ont colonisé l’EN , il vous suffit de vous procurer de vieux livres de classe , des années 1920 à 1940 par exemple . Un bachelier n’était pas alors un illettré . .
    Vous saurez à quoi vous en tenir sur nos intellos .

  5. C’est une information qui me parait extrêmement importante, or seul Fdesouche et Contre-info en parle… Ça doit en gêner certains ! Ce serait bien que ça fasse le buzz !

  6. Cause idéologique totalement vide de sens et tellement dérisoire au regard de la Bérésina scolaire …Les profs de lettres , dont je fais partie, feraient mieux de se pencher sur le seul vrai dossier qui vaille : la transmission de la langue et du patrimoine littéraire. Quant à l’argument brandi pour justifier la suppression de la règle actuelle, et selon lequel il serait DIFFICILE d’enseigner cette règle d’accord « sexiste », c’est non seulement malhonnête intellectuellement, ce qui est déjà grave , mais c’est surtout TERRIFIANT . Imaginons un seul instant que ce principe soit retenu …Il faudrait donc supprimer tout ce qui est « difficile à enseigner  » ? Nous sommes bien dans un processus de mise en danger de notre culture, amorcé depuis longtemps, mais la nouveauté c’est bien que désormais on ne se cache plus pour la démolir …

  7. Cette vague de féminisme devient complètement débile ! Arrêtons le massacre de notre langue si belle ! Que les professeurs de Français se consacrent exclusivement à l’apprendre correctement aux élèves ..

  8. Une belle bande d’abrutis comme hélas beaucoup trop d’universitaires qui viennent compliquer les choses alors qu’aucun d’entre eux n’a été capable durant 40 ans d’enseigner les bases de la grammaire et de la syntaxe à des millions d’élèves qui aujourd’hui sont dans l’incapacité totale d’écrire une seule phrase sans commettre au mieux deux à trois fautes par ligne.
    Même pas capable de dire à un jeune – garçon ou fille – que l’on écrit « sa » lorsqu’il y a possession et « ça » lorsqu’il y a démonstration !.. »
    « Et si sa n’été que se ganre de faute … sa seré pas trau grave »…
    Et le pire, c’est que la même chose concerne toutes les langues européennes, ce qui rend très souvent la communication quasi impossible puisque qu’un français s’adresse en français marotique à un anglais qui lui répond en anglais marotique et que plus personne ne se comprend … Ah elle va être belle cette Europe de dégénérés mélangée à une foultitude de consanguins … Heureusement qu’il ne me reste qu’une quinzaine d’années tout au plus à supporter cette misère intellectuelle imbuvable !..
    Après moi le déluge !..

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