C’était un 6 février…


1934 : à l’appel d’organisations patriotiques (Croix-de-feu, Ligue d’Action française, Jeunesses patriotes, Solidarité française…), des dizaines de milliers de Français, dont beaucoup d’anciens combattants, manifestent à Paris contre la corruption extrême qui règne dans les milieux politiques (l’affaire Stavisky est un élément déclencheur), au cri de « à bas les voleurs ! »

Alors que la tension monte et que les Croix-de-feu se dispersent sagement, rive droite, des heurts ont lieu entre manifestants et policiers. La foule s’approche trop du Palais Bourbon au goût du Régime, qui fait tirer les Gardes mobiles sur les citoyens…

22 Français mourront sous les balles de la République et plus d’un millier sera blessé.

La Gauche prétendra qu’il s’est agi d’une tentative de « coup d’Etat fasciste » et à son arrivée au pouvoir en 1936, dissoudra les puissantes ligues.
Côté patriote, les déçus de l’attitude de Maurras (maniant la plume dans les locaux du journal ce soir-là, pendant que les militants se battaient et souhaitaient pour nombre d’entre eux prendre la Chambre) vont créer une organisation clandestine qui fera beaucoup parler d’elle : « la Cagoule » (lire article ici).

Chaque année les nationalistes rendent hommage à ces morts.
Comme Robert Brasillach en son temps :

« Pour nous, nous n’avons pas à renier le 6 février. Chaque année nous allons porter des violettes place de la Concorde, devant cette fontaine devenue cénotaphe, en souvenir des vingt-deux morts. Chaque année la foule diminue, parce que les patriotes français sont oublieux par nature. Seuls les révolutionnaires ont compris le sens des mythes et des cérémonies. Mais si le 6 fut un mauvais complot, ce fut une nuit de sacrifices, qui reste dans notre souvenir avec son odeur, son vent froid, ses pâles figures courantes, ses groupes humains au bord des trottoirs, son espérance invincible d’une Révolution nationale, la naissance exacte du nationalisme social de notre pays. Qu’importe si, plus tard, tout a été exploité, par la droite et par la gauche, de ce feu brûlant, de ces morts qui ont été purs. On n’empêchera pas ce qui a été d’avoir été. »

Robert Brasillach, in Notre avant-guerre.

1945 : mise à mort du poète et journaliste nationaliste Robert Brasillach, à l’âge de 35 ans, victime de l’Épuration. [livres de lui et sur lui ici].

Les derniers coups de feu continuent de briller
Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.
Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ?
Je pense à vous ce soir, ô morts de Février.

Robert Brasillach, 5 février 1945

Ses Poèmes de Fresnes méritent de figurer dans les bibliothèques des patriotes. Ils ont été l’objet d’une heureuse réédition dont voici la 4e de couverture :

« Ecrivain reconnu et journaliste engagé, Robert Brasillach va payer cher les choix qu’il fit durant la Deuxième Guerre mondiale.

Condamné à mort pour des écrits, après un procès de six heures et une délibération de vingt minutes, il ne bénéficiera d’aucune grâce en dépit d’une large mobilisation de personnalités de divers bords (tels que Paul Valéry, Paul Claudel, François Mauriac, Albert Camus, Marcel Aymé, Jean Cocteau, Jean Anouilh, Thierry Maulnier…). Aucun des recours déposés par Jacques Isorni, son avocat, n’aboutira.

Robert Brasillach va donc se retrouver à Fresnes, dans le quartier des condamnés à mort. Les semaines passant, le funeste sort qui l’attend se fera de plus en plus certain.

Durant ses quelques mois de captivité, il rédigera secrètement des poèmes (il n’avait droit ni à un stylo, ni à du papier), jusqu’à l’issue fatale qui le verra tomber sous des balles françaises, le six février 1945, à l’âge de trente-cinq ans.

Ils dévoilent un poète de grand talent, sensible, témoignant d’une hauteur d’âme remarquable. »


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17 commentaires concernant l'article “C’était un 6 février…”

  1. Les maîtres actuels du pays, les mondialistes, sont bien conscients que les Français ne peuvent pas être d’accord avec leur projet, c’est bien pour cela qu’ils ont fait voter des lois qui interdisent de désigner l’ennemi et d’avertir les autres Français. Les lois antiracistes servent à ça !

    Désigner l’ennemi est condamné par la loi. incitation à la haine raciale. Les juges sont tous des rouges et des racistes anti – Français.

    Ceux qui sont conscients de cette situation de pré – génocide des Français, représentent une menace pour le système, ils sont désignés à la populace comme des extrémistes, des gens qui sont contre la démocratie, des gens qui ne sont pas républicains.
    Puisque nous somme en démocratie ou que le populo le croit, c’est la base de la légitimité du système, les personnes qui s’organiseront pour leur propre défense seront mis hors-la-loi, hors-la-démocratie, et puisque l’Etat ou le gouvernement représentent le peuple et que les lois sont l’expression de la volonté générale ….. L’Etat, (l’ETAT), mandatera ses fonctionnaires juges et flics pour mettre hors d’état de nuire les dangereux extrémistes qui mettent en danger la république.
    C’est L’Etat qui trahit le peuple qui est l’ennemi, et l’Etat ce sont les fonctionnaire en réalité, et le PS est le lobby des fonctionnaires !

    Si en haut de l’échelle les fonctionnaires sont des français de fraiche date venu de Roumanie et de Pologne après guerre; En bas de l’échelle les fonctionnaires dévolu à l’application des basses oeuvres de la république sont des Français de souche bien blancs;  » Les hommes pervers sont utiles aux oeuvres perverses »; et une autre partie sont des andouilles gauchistes/ fascistes qui obéissent à leurs supérieurs et qui ne se sentiront jamais ni coupables ni responsables de quoi que ce soit.

    Indirectement le fonctionnaire est l’ennemi objectif du peuple Français.

  2. A lire: Les mémoires de Porthos de H. Charbonneau
    Qui relate bien cette période, mais egalement celle de la cagoule ou de la collaboration.
    Je me suis replongé dedans et je trouve qu’il a une excellente vision de « l’extreme droite » de l’époque.

  3. Le 6 Février 1934, pouquoi cela à foiré !!! une part c’est au fameux, colonel de la roques, qu’on le doit lire l’exellent livre de Maurice Pujo « comment de la roques à trahis  » éditons sorlot 1938 disponible actuellement à libre diffusion sur le net. de la roque avait ses dites croix de feu puis le PSF aidé le gouvernement d’alors avec ses CdeF parti de neutralisation tout comme actuellement le FuN nouvelle mouture. D’ailleur les nationalistes de l’époque disaient de la loque pour de la roques, et l’action française l’inaction française c’est dire l’état de la droite française à cette époque, puis l’on a vue 1936, et surtout 1940.

  4. La république a toujours eu le privilège de tirer sur la foule et de justifier ensuite au nom de la « démocratie » ce qu,elle condamne fermement chez les autres.

  5. « les derniers coups de feu continuent de briller
    dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.
    sur onze ans de retard,serais-je donc des vôtres ?
    je pense à vous ce soir. ô morts de février »

    Brasillach, poème de Fresnes

  6. (Je tiens à dire que je ne suis pas de l’ Action-Française, bien que je respecte ce mouvement qui m’intéresse).

    Il ne me semble pas qu’il y a eu de « mollesse » de la part de Charles Maurras le 6 février 1934. Il y a eu autre chose -selon les choses qui m’ont été expliquées par quelqu’un qui y était- et ce fut d’ailleurs regrettable. Car s’il y avait une réelle révolte, une prise de pouvoir, de la part des Nationalistes, je pense que cela aurait évité une guerre mondiale bien inutile à la France, la gôôche (ces « va-t-en-guerre » sanguinaires) aurait pu être écartée du pouvoir. Dommage.

  7. Oui, « mollesse » n’est peut-être pas le mot le plus juste, il a été modifié. Maurras était occupé à rédiger des vers pour une dame tandis que les militants se battaient et tachaient (pour beaucoup) d’investir la Chambre.
    Rebatet a des mots percutants sur le vieux maître à ce sujet dans ses Décombres.

  8. Les termes exacts de Maurras a ses militants etaient : « Je n’aime pas qu’on perde son sang-froid ». (cf. Rebatet)

    Cela dit, si Maurras est tres critiquable par son manque de vision et de strategie (c’etait un masturbateur intellectuel a l’ancienne), on ne peut pas l’accuser seul d’avoir fait capoter le 6 fevrier 34.

    Il etait douteux que le coup d’Etat reussisse, simplement parce que la police, en plus d’etre acquise au regime democrate qui savait la flatter, etait tres superieure en moyens et en nombre aux menifestants. Meme en cas d’occupation du Palais Bourbon, les « joyeux drilles » auraient tres vite ete deloges. La plus grande motivation ou la plus grande intelligence ne vous sauvera pas la peau si vous etes seul et sans armes face a dix gendarmes vous tenant en joue avec leur fusil charge.

    Un coup de force de ce genre ne se tente que quand on a soi-meme les moyens d’etre plus forts que la police etatique (c’etait le cas de Mussolini ou Napoleon), ou quand on a, par planification strategique en amont, et non durant la confusion de l’action, les moyens de paralyser totalement les capacites de reaction d’un regime : c’etait ce qu’avaient tente Hitler et ses allies de « droite molle » a plusieurs reprises, par exemple en ralliant a leur cause le chef de la police ou en kidnappant des ministres, sans succes cependant.

    La verite, et Hitler l’a compris lors de son sejour a Landsberg, c’est qu’il est extremement difficile de reussir un coup d’Etat au sein d’un pays democratique, principalement pour des raisons de psychologie. Cela reviendrait a creer, d’office, une tyrannie, c’est a dire un gouvernement agissant contre les interets immediats du peuple, et n’ayant pas non plus de legitimite historique ou divine. Dans ces conditions, difficile de recolter des impots sans avoir a tirer sur quelques recalcitrants et prendre ainsi le risque d’etre hai par son peuple de maniere indefinie.

  9. « La République gouverne mal, mais elle se défend bien! » (Maurras)

    le 6 février 1934 n’était pas un « coup d’Etat »… une manif qui tourne au coup de chaud et dégénère. Une grosse colère justifiée mais peu, ou pas organisée, et ne visant pas au renversement du régime. C’est plus compliqué que ça. Quand on reprend l’histoire des révolutions réussies, il est vrai que ça tient à peu de chose, sauf qu’il y a un climat favorable.

    En 1934 la France est encore un pays de BLANCS (des Francs quoi!) En 2012 avec une population blanche vieillissante, une immigration-invasion jamais vue (15 à 20 millions d’extra-européens! ou mâtinés cochon-d’inde) le sursaut qui n’a jamais eu lieu (hélas) quand il était temps, s’annonce de plus en plus hypothétique… je voudrais tant me tromper! 🙁

  10. Helas tu as taison le huron le sursaut j’en rève mais je doute qu’il survienne. Je l’attend tellement que j en pleure certain jour car l’homme blanc a dressé son propre buché funéraire…Pour nous dans 10 ans c’est la fin des Mohicans à ce rythme.

  11. Il faut donc tenir compte de ce fait (handicap très grave) avant de le critiquer. Il ne pouvait évidemment pas militer comme tout le monde. Quant à séduire une dame, je ne pense pas qu’il pouvait seulement le tenter, vu son handicap.

    Je ne comprends pas que l’on puisse écrire sur lui sans tenir compte de ce handicap et sans décrire comment on communiquait avec lui… Il devait de pouvoir lire et écrire à ce que sa surdité n’était apparue que vers l’âge de 10 ans, à l’école, pendant une dictée.

    La surdité survint brusquement, fut totale et incurable. Les sourds muets sont muets parce qu’ils n’ont jamais entendu la voix humaine (ils sont nés sourds), lui l’avait entendue pendant 10 ans environ.

    Je ne comprends pas que l’on dissimule ce fait. En tous cas, il rend odieux le procès que l’on a fait à ce handicapé. Il est mort en proférant ces mystérieuses paroles : « Pour la première fois, j’entends quelqu’un qui vient… »

  12. Vous êtes mal renseigné, il n’était pas totalement sourd (pouvait entendre avec un cornet) et avait du succès auprès de dames (succès qui s’est concrétisé…)

    Par ailleurs il parvenait assez bien à communiquer avec ses militants et collègues, à donner des ordres, à les engueuler (cf les Décombres de Rebatet).

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