Zone occupée de Clignancourt : un cœur illuminé à 650 000€ aux frais des contribuables

Alors que les gouvernement successifs ne cessent de réclamer des efforts supplémentaires pour éponger la dette faramineuse de la France, les dépenses pour des « œuvres d’art » grotesques installées sur des territoires colonisés ne connaissent pas de cure d’austérité.

Trouvé sur Le Parisien : Un gros cœur rouge installé, comme une enseigne lumineuse, sur un mât à 9 mètres de hauteur à la porte de Clignancourt (XVIIIe), c’est la surprise que Christophe Girard (PS), adjoint à la Culture d’Anne Hidalgo (PS), réserve aux Parisiens et à leurs voisins de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour la Saint-Valentin. Œuvre de l’artiste franco-portugaise Joana Vasconcelos, ce cœur composé de 3 800 azulejos peints à la main par des artisans portugais, tourne sur lui-même et s’allume et s’éteint au rythme des battements d’un cœur humain.

Cette sculpture appelée «Cœur de Paris », sera inaugurée à 18 h 30 ce jeudi 14 février, jour de la Saint-Valentin, par Christophe Girard et Eric Lejoindre (PS), maire du XVIIIe. Pour l’occasion, un bal est organisé au pied de l’œuvre. Au programme: accordéon, tango, valse, jazz… de 19 heures… jusqu’au bout de la nuit !

D’un coût de 650 000 € (dont 60% financés par la Ville, 28% par la région Ile-de-France et 12% par l’Etat), le cœur de Joana Vasconcelos s’inscrit dans le programme d’implantation de 24 œuvres d’art appelées à fleurir le long de la ligne du tramway T3. Cet « accompagnement artistique » est doté d’un budget de 17,3 millions d’euros sur la période 2006-2019, la Ville étant aussi chargée de leur entretien. »A ce jour, une dizaine d’œuvres ont été installées ou finalisées », précise Christophe Girard. Des mystérieuses éoliennes de Bruno Peinado aux Complots de Sylvie Auvray, en passant par les Poings d’eau, sculptures fontaines de Pascale Marthine Thayou, il y en a pour tous les goûts aux abords du tramway…

 


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