« Bombe à retardement algérienne »

Extrait d’un article paru dans l’excellente revue L’Héritage n°11 (disponible ici) :

« […] l’avenir trouble de l’Algérie pourrait être lourd de conséquences pour nous.

En effet, le règne d’Abdelaziz Bouteflika touche à sa fin et la mort du despote — qui n’a pas désigné de dauphin — pourrait précipiter dans l’instabilité politique, sinon le chaos, ce pays sans réel facteur d’unité si ce n’est un bien injuste et ingrat ressentiment envers la France, dû à la propagande du FLN au pouvoir depuis 1962.
De plus, l’économie de ce pays que la France avait créé, façonné et enrichi, et à qui De Gaulle a offert le Sahara et ses ressources énergétiques colossales […], est structurellement défaillante et actuellement, avec la chute des cours du pétrole, fort mal en point.

Un effondrement économique et social est très possible dans les prochaines années, et des millions d’Algériens auraient soudainement la furieuse envie de quitter le pays pour d’autres cieux, économiquement et socialement plus agréables. Vers quel pays dont ils connaissent un peu la langue et dans lequel ils comptent de nombreux cousins se tourneraient-ils alors ? …

Début 2016, l’ancien directeur du journal algérien Le Matin, Mohamed Benchicou, envisageait d’ailleurs lui-même « une faillite qui engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ». L’écrivain algérien Boualem Sansal se montre aussi pessimiste : « Le scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien me paraît tout à fait crédible ».
Sans oublier que l’Etat islamique rôde alentour (Sahara et Lybie)… »

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