Violences policières contre les catholiques à Lyon : une victime témoigne

Pourquoi étiez-vous mardi soir devant la cathédrale Saint-Jean à Lyon ?

Martin : Nous avons voulu exprimer notre désaccord par rapport au « kiss-in » prévu par les associations homosexuelles devant un symbole du christianisme. Dès 19h00, nous avons donc occupé le parvis afin d’empêcher les homosexuels et les « gauchos » d’y accéder. Avec succès. Leur opération « kiss-in » a pitoyablement échouée.

Mais la manifestation des associations homosexuelles avait été autorisée par la Préfecture, pas la vôtre !?

M. : C’est vrai et c’est scandaleux. Celle des homosexuels d’abord prévue pour samedi soir 15 mai, a d’abord été interdite par le Préfet, certes. Mais elle a ensuite été reportée au mardi 18 mai et autorisée cette fois.

En ce qui nous concerne, notre objectif était tout à fait noble, même si notre action n’a pas été autorisée par le système. Lorsque le droit devient un non droit, la résistance devient un devoir ! En effet, il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, mais il faut aussi avoir le courage de les appliquer. Ou pour le dire comme le pape Saint Pie X : « La force des méchants est notre lâcheté ». D’où notre présence pour rappeler aux Français le bon sens de l’ordre social et naturel, et le rejet de la « cathophobie » ambiante de plus en plus présente et cautionnée par l’Etat. La cathédrale Saint-Jean est aux catholiques et aux Français fiers de l’être, non aux manifestants homosexuels et « gauchos » qui voudraient la salir !

NPI : Que s’est-il donc passé exactement ?

M. : À partir de 19h00, nous nous tenions sur le parvis devant la cathédrale. En face, et séparés par un cordon de CRS, de gendarmes et de personnels de la BAC en civil, se tenaient les homosexuels et les « gauchos » dont certains avaient le visage cagoulé ou masqué. Alors que ces derniers pratiquaient des gestes obscènes et proféraient des insultes contre nous, nous avons répliqué soit en priant, soit en scandant nos slogans en faveur de l’Eglise et de l’ordre naturel. Le face à face a duré 2 heures environ.

Vers 21h30, les forces de l’ordre ont commencé à disperser la manifestation homosexuelle. Trois minutes plus tard, ils se sont subitement attaqués à nous. Ils ont commencé à nous gazer et à nous matraquer alors que la plupart d’entre nous étions en train de prier à genoux ou paisiblement assis. La brutalité pratiquée par les CRS et gendarmes mobiles contre nous a été inouïe. Ils s’en sont même pris à une bonne sœur présente sur les lieux.

Etant donné que la manifestation des homosexuels avait été dissoute, il n’y aurait plus eu aucune raison pour nous de rester sur place et tout aurait pu se terminer paisiblement. Mais au lieu de nous laisser partir ensuite, ils ont déployé de la brutalité gratuite contre nous.

Que vous est-il arrivé alors ?

Malgré le gaz lacrymogène, je suis d’abord resté assis par terre tenant au bout d’un de mes bras tendu une croix. Un CRS s’est ensuite arrêté devant moi en m’aspergeant de gaz jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer, au point d’être asphyxié et brûlé au visage par le gaz. Je me suis malgré tout levé pour me diriger vers le bord du parvis afin de récupérer assis sur la chaise d’un bar. Deux minutes plus tard, arrivant à nouveau à respirer un peu, je me suis remis debout brandissant à nouveau ma croix. A ce moment-là, les forces de l’ordre avaient déjà repoussés une partie de nos manifestants dans une rue adjacente à 10 mètres devant moi, de telle sorte que je me suis retrouvé seul dans le dos du cordon des CRS.

Subitement, un CRS d’une section 3A et qui répond au prénom de Philippe m’a attaqué par derrière. Il m’a poussé par terre et a d’abord cassé violemment avec sa matraque ma croix, puis il m’a blessé moi-même avec cette même matraque. Il m’a ensuite bloqué les mains avec ses bottes. Paradoxalement, il m’a demandé simultanément plusieurs fois de mettre les mains dans le dos alors qu’il les bloquait avec ses pieds. De plus, à ma grande surprise, il m’a donné des ordres non seulement en français mais également en allemand !? D’où savait-il que j’étais Allemand ? Etonnant, non ? Reste à ajouter qu’il a également cassé le chapelet que je portais autour du cou.

Pour terminer, il m’a ligoté et emmené à l’un de ses collègues qui m’a conduit 200 mètres plus loin vers les camionnettes des CRS stationnées au bord de la Saône. Là bas, on m’a fait asseoir par terre en attendant que les CRS enregistrent mes données personnelles. Alors que je me trouvais ainsi assis par terre en attendant, Philippe le CRS est venu nous rejoindre. Me voyant encore là, il m’a à nouveau insulté en criant à la fois en allemand et en français : « j’ai bien envie de te casser la gueule. Tais-toi, compris ? » Je lui ai fait comprendre que j’avais bien compris. Puis, j’ai été finalement rendu à la police nationale et conduit dans un commissariat du 8e arrondissement de Lyon.

Que s’est-il passé ensuite ?

Au commissariat, un policier a enregistré la version des faits que je lui dictais. Mais comme j’y mentionnais l’intervention du CRS avec son prénom (Philippe) et sa section (3A), le procès-verbal a été détruit au moment où il aurait dû être imprimé pour la signature. Pour établir un nouveau procès-verbal, on m’a demandé de répondre uniquement aux questions que l’on me poserait. Le but était clair : empêcher que ne soit décrite nommément l’intervention violente du CRS Philippe dans le procès-verbal. Ma demande qu’il soit mentionné dans le nouveau procès verbal a d’ailleurs été refusée.

Vers minuit, j’ai été relâché avec en mains une convocation pour le lendemain dans un autre commissariat lyonnais. Ma femme m’a alors conduit dans le service d’urgence d’un hôpital pour que je puisse faire établir un certificat médical constatant que j’ai été blessé à plusieurs endroits. J’ai quitté les urgences le matin vers 6h30.

De quoi vous a-t-on accusé ?

Au commissariat, on m’a dit : « si vous n’aviez rien fait, on ne vous aurait pas arrêté ». Néanmoins, aucun policier n’a déposé de plainte contre moi ou n’a déclaré m’avoir vu frapper quelqu’un ! La vidéo surveillance du parvis de la cathédrale saint Jean n’a rien donné non plus. De plus, mon casier judiciaire est vierge. Au commissariat du 5e arrondissement de Lyon où je me suis rendu le lendemain, on m’a d’ailleurs expliqué en 2 minutes que mon affaire serait classée sans suites. Pour la police, l’affaire est donc classée. Pour moi, par contre, c’est loin d’être le cas.

Que comptez-vous faire ?

Par chance, les violences contre moi et mon arrestation ont été filmées et photographiées par plusieurs journalistes. On voit clairement dans ces enregistrements non seulement que je n’ai effectivement frappé personne, mais également toute la violence que j’ai subie de la part du CRS Philippe, probablement parce que je brandissais une croix dans la main droite. Les vidéos permettent aussi de prouver que ce CRS a délibérément détruit cette dernière. Avec ces preuves, j’ai donc l’intention de déposer une plainte auprès du Procureur de la République contre le CRS Philippe d’une section 3A. Je compte lui demander des dommages et intérêts pour les préjudices physique (blessures), matériel (croix, chapelet) et moral subis. De plus, je demanderai qu’il soit mis en examen pour avoir porté atteinte à la neutralité policière en matière philosophique, politique et religieuse.

Je trouve qu’un homme tellement brutal et vulgaire n’a rien à faire dans la police. La seule qualité que je puis lui trouver, c’est qu’il parle bien allemand (rires). A mon avis, il serait beaucoup plus utile comme interprète que comme policier.

Enfin, ma plainte permettra plus globalement de désigner les coupables de cette action brutale et insensée contre les catholiques à genoux ou assis devant la cathédrale Saint-Jean.

Affaire à suivre…

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6 commentaires concernant l'article “Violences policières contre les catholiques à Lyon : une victime témoigne”

  1. Martin : Bravo pour ton courage. Merci à toi et à tous ceux qui se sont mobilisés ce jour là.

    UDP

  2. Totale solidarité avec Martin. Il ne fait aucun doute que ce CRS a commis plusieurs graves fautes professionnelles, fautes prouvées par les vidéos. Pourquoi ce CRS s’en est-il pris si violemment à Martin ? Nul ne le sait. A mon avis, c’est soit par cathophobie, soit qu’il est lui même homosexuel, et de ce fait, se sentait insulter par les contre manifestants.

    Il est très bien que toutes ces plaintes soient posées, y compris le fait qu’il n’ait pas respecté la neutralité policière en matière philosophique, politique et religieuse. Rappelons nous qu’un policier avait été sanctionné à ce titre, simplement parce qu’il… avait salué Catherine Mégret (seulement dit « Bonjour »), du temps où cette dernière était maire de Vitrolles en Provence.

  3. Soutiens à toi Martin, et tous les autres contre-manifestants.

     » Ce qui nous tue pas,nous rend plus fort »

  4. Je crois que Dieu ne supporte pas du tout vos manifestations homophobes. Il soutient par contre toutes les personnes qui respectent l’humain dans l’étendue de toute sa palette de couleurs et de genres. Le CRS Philippe est catholique. Il pense que Martin use du symbole de Dieu alors qu’il ne respecte pas Dieu. Il n’y a rien de catholique dans l’attaque discriminatoire d’un groupe de personnes qui a fait des choix différents. c’est pour cette raison que le CRS philippe a détruit la « fausse » croix du faux chrétien.

  5. « Je crois que Marx ne supporte pas du tout vos manifestations cathophobes. Il soutient par contre toutes les personnes qui respectent l’humain dans l’étendue de toute sa palette de couleurs et de différences. Le CRS Philippe est communiste. Il pense que Martin utilise un symbole marxiste alors qu’il ne respecte pas la pensée de Marx. Il n’y a rien de communiste dans l’attaque discriminatoire d’un groupe de personnes du fait de sa religion. c’est pour cette raison que le CRS philippe a détruit la « fausse » faucille et le « faux » marteau » du faux communiste. »

    C’est toujours sympa de recevoir des leçons d’humanisme de la part de quelqu’un qui se revendique d’une idéologie qui a fait plus de 100 millions de morts!

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