C’était un 4 décembre : mort de Maurice Barrès

Le grand écrivain patriote Maurice Barrès s’est éteint le 4 décembre 1923 à son domicile de Neuilly.
Il fut l’un des principaux fondateurs du nationalisme français moderne.
« A ma mort, il faudra me conduire dans l’ombre du clocher de Sion[1]la colline de Sion, en Meurthe-et-Moselle, avait été pour Barrès une puissante source d’inspiration, et il l’avait célébrée dans son roman La Colline inspirée. […] J’ai soif d’éternité ».

« C’est une colonne qui s’écroulait » selon le mot de Maurras.

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References   [ + ]

1. la colline de Sion, en Meurthe-et-Moselle, avait été pour Barrès une puissante source d’inspiration, et il l’avait célébrée dans son roman La Colline inspirée.

22 août 1914 : mort au front d’Ernest Psichari,

à l’âge de 31 ans. Ce jeune écrivain était le petit fils d’Ernest Renan.

Il rejetta tôt les idées exprimées par le milieu de la bourgeoisie intellectuelle dreyfusarde de sa jeunesse.
Au pacifisme succéda la ferveur nationale, au culte du moi celui de la communauté enracinée, au rationalisme la ferveur des sentiments.
Même s’il n’a pas laissé une œuvre très importante, Psichari est, par sa personnalité, ses préoccupations, ses aspirations morales et son engagement, emblématique d’une jeunesse exaltée dont fit aussi partie Charles Péguy par exemple.
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C’était un 22 février…

1916 : mort, pendant la bataille de Verdun, de l’héroïque lieutenant-colonel Emile Driant, à la tête des 56e et 59e bataillons de chasseurs, qui écrivit sous le pseudonyme de Capitaine Danrit des romans militaires d’anticipation souvent prophétiques (La guerre de demain, L’invasion noire, L’invasion jaune) qui connurent un grand succès.

Militant antimaçon, il fonda également la Ligue antimaçonnique pour les hommes et la Ligue Jeanne d’Arc pour les femmes. En 1907, il signe une Protestation contre la présence des francs-maçons aux fêtes de Jeanne d’Arc.
Il fut député de Meurthe-et-Moselle de 1910 à 1916.

1945 : près du lac de Constance, en Allemagne, deux avions attaquent en rase-mottes une Mercedes portant un drapeau tricolore peint à l’arrière. Jacques Doriot est tué sur le coup, et son chauffeur grièvement blessé. A Mengen, la tombe du fondateur du PPF fut profanée à l’arrivée des troupes françaises. (livres sur Doriot ici)

 Source

Video d’archive de Jacques Doriot, prononçant un discours devant le PPF en juillet 1941, après des défaites de l’Angleterre :
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27 décembre 1585 : mort de Pierre de Ronsard,

premier poète moderne et patriote fervent.

Il meurt dans son prieuré de saint Cosme (près de Tours). Ce parent de Bayard et de la reine Elizabeth d’Angleterre était né au château de la Possonnière dans la paroisse de Couture-sur-Loir en 1524. Devenu sourd très jeune et donc privé de carrière militaire, il se consacra alors à la littérature. Fondateur du groupe de la Pléiade avec Joachim du Bellay, il a renouvelé l’inspiration et la forme de la poésie française (Odes, Amours, Hymnes, etc.)
Les Italiens le mettent au-dessus de leurs plus grands poètes ; dans l’Europe entière, il est lu et admiré. Lorsqu’il traverse Paris, la jeunesse l’acclame et les étudiants touchent sa robe pour devenir poètes. Ses seuls adversaires seront les protestants. En 1562, Ronsard, expert à l’escrime et à l’équitation, devait réunir une bande de garçons pour massacrer des Réformés qui venaient de saccager des œuvres d’art. Et ce bien qu’il fut « initié » (cf livres d’Alain Pascal).

Voici de ses vers qui n’ont rien perdu de leur actualité :

Des Turcs, des Mammeluks, des Perses, des Tartares ;
Bref, par tout l’univers tant craint et redouté,
Faut-il que par les siens luy-mesme soit donté ?
France, de ton malheur tu es cause en partie ;
Je t’en ay par mes vers mille fois advertie :
Tu es marastre aux tiens et mere aux estrangers,
Qui se mocquent de toy quand tu es aux dangers,
Car sans aucun travail les estrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent.
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Parution de la première biographie de Karl Lueger,

« le maire rebelle de la Vienne impériale », sous la plume de Laurent Glauzy.
155 p. + 16 p. de photographies, 18 euros, disponible ici.

4e de couverture :

« Quand l’« avocat des pauvres » défiait les banquiers et la bourgeoisie corrompus.
Karl Lueger (1844-1910) a trente-et-un ans quand il est élu conseiller municipal de Vienne, en  Autriche. Issu d’un milieu modeste et juriste de formation, il s’illustre en révélant de nombreuses affaires de corruption qui entraînent la condamnation et la démission de personnalités du sérail politique. Lueger attise le déchaînement de la haute bourgeoisie, de la presse et de la finance internationale.
Alors qu’il dénonce l’influence politique et économique juive au sein de l’Empire autrichien, l’« avocat des pauvres » ne craint pas de défendre gratuitement la cause des anarchistes.
En outre, représentant du Parti chrétien-social, il entend faire de la doctrine sociale de l’Église catholique le guide de son action politique, laquelle sera soutenue en 1895 par le pape Léon XIII.
Cette personnalité au caractère bien trempé reste le maire le plus populaire de l’histoire de Vienne, fonction qu’il occupe de 1897 à 1910. Son investiture marque la fin de quatre décennies du pouvoir hégémonique des libéraux.
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Il y a soixante ans : mort d’Evita Peron

à l’âge de 33 ans.

D’origine modeste, elle était devenue l’idole des descamisados argentins, c’est-à-dire des pauvres.
Sa dernière apparition en public, en fauteuil roulant, devant une foule immense et chavirée, provoqua un raz-de-marée péroniste (66% des suffrages le 11 novembre 1951). Plus de 3 millions d’Argentins passèrent devant son corps embaumé (défilé de 3 jours entiers) et plus de 2 millions de personnes assistèrent à ses funérailles.

Jean-Claude Rolinat lui a récemment consacré un ouvrage biographique, disponible ici.

Pieter Kierstens nous communique en cette occasion :

« Le 26 juillet 1952, disparaissait la madone de los descamisados (les sans- chemises), victime de la leucémie, après de longs mois de souffrances et plusieurs interventions chirurgicales. Et pour nombre d’Argentins, même après des décennies, Eva DUARTE-PERON reste une icône.

Celle qui deviendra la seconde femme du Général Juan Domingo PERON est née le 7 mai 1919 à Los Toldos en Argentine.
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Mort de Roger Garaudy

Ce mercredi 13 juin est décédé Roger Garaudy.
Né en 1913, il fut un homme politique, philosophe marxiste et écrivain.
Il fut une figure importante du Parti communiste français (un théoricien même), dont il fut exclu en 1970 pour s’être rapproché de l’extrême-gauche autogestionnaire à partir de 1968.
Il se convertit par la suite brièvement au catholicisme moderniste, avant de tomber dans l’islam.

À partir de 1996, il a fait parler de lui, car après avoir étudié la question, il avait fait part publiquement et courageusement de son incrédulité devant la version officielle de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, et notamment la « Shoah ».
Son révisionnisme l’avait fait condamner par notre belle démocratie pour « contestation de crimes contre l’humanité », « diffamation raciale » et « incitation à la haine raciale » (sic).
Ses deux ouvrages les plus connus sont certainement Les mythes fondateurs de la politique israélienne (dispo ici) et Le procès de la liberté (dispo ici), coécrit avec Jacques Vergès.

Le commandant Guillaume, un Français comme notre époque n’en fait plus

Personnage exceptionnel et fort regretté, le commandant Pierre Guillaume, alias le « Crabe-Tambour », a marqué ceux qui l’ont approché mais aussi ceux qui l’ont écouté fidèlement lors de son émission hebdomadaire sur Radio Courtoisie.

Né en 1925 et décédé en 2002, ce marin breton, officier à la bravoure et au panache remarquables, aventurier, fidèle militant nationaliste, chrétien convaincu, a connu une vie hors du commun, toujours guidée par l’honneur.
Son destin le mena notamment de l’Indochine en guerre au putsch d’Alger et à l’OAS puis la prison, en passant par l’Arabie et l’Afrique où il fut prisonnier d’une tribu primitive et où il revint avec Bob Denard.

La Librairie française propose actuellement les mémoires du Commandant Guillaume – Mon âme à Dieu, mon corps à la patrie, mon honneur à moi – à moitié prix. Elle dispose aussi de sa biographie, par Georges Fleury.

Survol de sa vie :
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Biographie de Maurice Bardèche

Beau-frère et ami de Robert Brasillach, professeur de littérature et balzacien éminent, Maurice Bardèche (1907-1998) est devenu après la guerre la figure de l’intellectuel  de « droite », de l’intellectuel « fasciste ».
Parmi ses divers ouvrages (disponibles ici), si on ne devait en conseiller qu’un, ce serait Sparte et les Sudistes, essai politique anti-moderne d’une grande puissance.
Francis Bergeron – déjà auteur de plusieurs biographies dans cette même collection (disponibles ici) – revient sur ce personnage au parcours singulier dans un livre qui vient de sortir chez Pardès (commandable ici).

4e de couverture :

« Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté, à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hiérarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré.

Normalien jusqu’au bout des ongles, professeur sans élèves, politique sans militants, fasciste autoproclamé, quand tous les vrais fascistes étaient morts et quand ce qualificatif n’était plus qu’une injure…
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Salazar : une nouvelle biographie

Le président nationaliste et catholique du Portugal (1889-1970) avait fait l’objet d’une biographie copieuse par Jacques Ploncard d’Assac en 1983 (disponible ici).

Voila que 30 ans après, le très remarquable chef de l’État nouveau fait l’objet d’une nouvelle biographie en français, sous la plume du journaliste Jean-Claude Rolinat :
Salazar le regretté, Ed. les bouquins de Synthèse nationale, 164 pages, 18 €. Commandable ici.

4e de couverture :
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Lajos Marton : vie hors du commun d’un patriote

 L’un des rares a avoir été condamné 2 fois à mort !
Patriote hongrois et français, Lajos Marton a été espion, combattant à Budapest en 1956, militant OAS, participant à l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle, etc.

Ses mémoires viennent de paraître : Ma vie pour la patrie.
Dans l’émission audible ci-dessous, il est reçu par Emmanuel Ratier pour évoquer sa vie (à partir de la 22e minute).
 

Le livre est disponible ici.

4e de couverture :
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« Georges Rémi dit Hergé », par Francis Bergeron

Vient de paraître cette nouvelle biographie d’Hergé.
Francis Bergeron nous donne sa vision de la vie du créateur de Tintin.

Édité chez Pardès, collection « qui suis-je ?», 128 pages, 12 euros. Disponible ici.
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