La surveillance de masse d’internet pousse les internautes à s’autocensurer

De plus en plus les gouvernements mettent en place une surveillance généralisée d’internet et des réseaux sociaux, surveillance qui vise tout le monde sans distinction, pour officiellement lutter contre la criminalité. Cet argument ne tient pas car on sait que les terroristes ou autres grands criminels savent contourner cette surveillance, ce qui leur permet -hélas- de continuer leurs méfaits comme le prouvent les attentats dont nous sommes témoins, sachant du reste que le gouvernement lui-même nous avertit que d’autres attentats auront lieu. Dès lors se pose la question de savoir pourquoi maintient-on et même renforce-t-on cette surveillance inefficace ? Une étude réalisée aux Etats Unis et dont s’est fait écho le Monde nous donne une explication, beaucoup plus vraisemblable : La surveillance de masse conduit les internautes à s’auto-censurer, ce qui permet aux gouvernements de limiter l’expression d’opinions politiquement incorrectes. Ainsi, la surveillance généralisée, loin de lutter contre le terrorisme, permet un contrôle de l’opinion et de limiter le développement d’idées dissidentes.

Pour étudier ce phénomène, la chercheuse Elizabeth Stoycheff, de l’université de Wayne State (Michigan), a mené une expérience sur 255 personnes, à qui elle a fait remplir un questionnaire. Pour la moitié des participants, ce questionnaire était accompagné d’un message rappelant que « même si nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que vos opinions restent confidentielles, il est important de garder à l’esprit que la National Security Agency surveille les activités en ligne des citoyens, ce qui est hors de notre contrôle ». Tous les participants devaient répondre à des questions sur leur personnalité, puis étaient confrontés à un article de presse sur la poursuite des frappes américaines contre l’organisation Etat islamique en Irak. Ils devaient ensuite donner leur opinion sur le sujet, dire ce qu’ils pensaient être l’opinion majoritaire parmi les Américains, et s’ils comptaient partager leur propre point de vue sur la question.

Résultat : les personnes à qui l’on a rappelé la surveillance d’Etat étaient moins enclines à parler de leurs idées, si elles les jugeaient non conformes à l’opinion majoritaire. Même parmi les participants qui, selon leur profil psychologique, étaient les moins sujets à l’autocensure.

Plus étonnant, les personnes les plus à même de s’autocensurer sont celles qui, dans l’absolu, soutiennent les programmes de surveillance : « Ces individus ont indiqué que la surveillance était nécessaire pour la sécurité publique et qu’ils n’avaient rien à cacher. Pourtant, quand ces individus perçoivent qu’ils sont surveillés, ils modifient leur comportement en conséquence : ils expriment leur opinion quand elle est majoritaire et la taisent quand elle ne l’est pas. »

Ces conclusions sont cohérentes avec la théorie de la « spirale du silence », mise en avant dès les années 1970, qui démontre que les individus ont tendance à taire leur point de vue s’ils sentent que celui-ci n’est pas partagé par leurs pairs, par peur de l’isolement. Mais cette dernière étude apporte un nouvel élément, en s’intéressant notamment à l’expression sur Internet et à la surveillance gouvernementale : « C’est la première étude à apporter la preuve que les programmes de surveillance gouvernementaux en ligne peuvent menacer l’expression d’idées minoritaires, et contribuer au renforcement de l’opinion majoritaire. »

La Russie envisage de couper son internet du reste de la toile en cas de guerre

Poutine« En raison de l’imprévisibilité totale des États-Unis et de l’Union européenne, nous prenons des mesures pour garantir notre sécurité ». C’est ce qu’a déclaré ce matin le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, annonçant l’intention du gouvernement de couper l’internet russe du reste de la toile mondiale en cas de guerre afin de protéger le réseau russe, ajoutant que « des mesures concernant la sécurité de l’internet russe sont étudiées en permanence à différents niveaux et dans différentes administrations ».

Un quotidien russe, Vedomosti, rapportait par ailleurs aujourd’hui que le Vladimir Poutine tiendrait lundi prochain une réunion du Conseil de sécurité afin d’aborder cette possibilité. Une manœuvre difficile, selon le journal, puisque l’internet russe est, contrairement au web chinois, profondément intégré au réseau mondial.

Le journal affirme également que d’autres réunions avec des fournisseurs d’accès et des entreprises liées à internet sont prévus pour aborder le « fonctionnement d’un segment russe de l’internet en cas de situations d’urgence ». Un employé de l’un de ces fournisseurs d’accès a expliqué au journal que Moscou envisageait simplement de se protéger en cas de sanctions supplémentaires de l’Occident qui pourraient affecter internet.

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Internet censuré, liberté en danger

sécurité

Les députés ont voté mardi, en commission des Lois, le blocage administratif de sites « faisant l’apologie du terrorisme », et ce, sans intervention de la justice.

L’Assemblée devra se prononcer en plénière mi-septembre sur l’ensemble du projet de loi de lutte contre le terrorisme.

Quelques heures avant le vote, une commission spécialisée avait durement contesté le projet du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en rappellant que « le préalable d’une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, de nature à respecter l’ensemble des intérêts en présence, lorsque est envisagé le blocage de l’accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques ».

Mais le projet, très cher au cœur de Manuel Valls sera surement validé en septembre.

Aujourd’hui, comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet (Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), des députés de tous bords tentent de s’opposer en vain, à la marche forcée du contrôle d’Internet, priorité de « droite » comme de gauche.

Libertés en danger

Reporters sans frontières (RSF), qui n’a pas pour habitude de critiquer la France, n’y va pas de main morte. Dans son communiqué, ils affirment que cela « pourrait engendrer un recul de la liberté d’information puisqu’il (…) prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance ».

A l’heure où certains partent en garde-à-vue pour un tee-shirt Manif Pour Tous pendant que d’autres défilent librement dans nos villes un drapeau du djihad à la main, la lutte contre le terrorisme mériterait d’être bien définie…

Le terrorisme progresse, des centaines de jeunes « Français » partent faire le djihad en Syrie sans que nos services secrets ne soient capables de les intercepter ou de les surveiller correctement et les terroristes sont les premiers au courant de cette surveillance accrue d’internet. Pas moins malins que les autres, ils ont depuis longtemps opté pour une communication sans internet ni le téléphone (Lire à ce sujet Al Qaida en France, de Samuel Laurent).

La « sécurité de tous » ne passera pas par le contrôle d’internet, la censure en revanche, oui.

Et si derrière le mot « terroristes », les seuls opposants politiques étaient visés ?

Voltaire, chantre de la liberté d’expression… vraiment ?

[Tribune libre] Un lecteur nous adresse, en exclusivité, sa Lettre ouverte aux animateurs du nouveau site « Boulevard Voltaire », dirigé par Robert Ménard et qui se veut un nouveau vecteur de réinformation, en pointe dans le combat pour la liberté d’expression :

« Apparemment, pour vous, Voltaire est synonyme d’opposition à l’intolérance et au fanatisme.
Le problème, c’est que, dans la réalité, ce fut l’inverse : Voltaire fut ultra-intolérant et ultra-fanatique.
Le grand journaliste libre de cette époque, c’est Fréron.
Fréron contre qui Voltaire n’a pas hésité à requérir la censure et la prison.
Voltaire a d’ailleurs réussi : Fréron a vu son journal interdit plusieurs fois par la censure et il a même été embastillé à plusieurs reprises. Inutile de dire que Voltaire n’a jamais réclamé sa mise en liberté…
Voltaire a essayé de faire taire par la censure tous ceux qui le critiquaient.
Chacun sait que la fameuse phrase qui lui est attribuée sur sa prétendue résolution de se battre pour ceux qui ne pensaient pas comme lui est un FAUX. Non seulement il n’a jamais dit ça, mais il a démenti cette attitude par tous ses actes
La seule liberté de parole dont Voltaire se souciait, c’était la sienne propre et celle de ses amis. Les autres, il les écrasait.
Il s’est servi de Calas pour sa publicité personnelle, mais il a écrit, dans ses lettres privées, tout le mépris qu’il avait pour lui.

Bien sûr, Voltaire a brandi le mot « tolérance ». Mais c’était la tolérance pour lui seul. Non pour les autres. Fréron l’avait bien deviné, qui écrivait en 1772 :
« Si les sages philosophes du siècle, qui réclament la tolérance avec tant de chaleur et d’intérêt parce qu’ils en ont le plus grand besoin, étaient eux-mêmes à la tête du gouvernement et se voyaient armés du glaive de la souveraineté, ils seraient peut-être les premiers à sévir contre tous ceux qui auraient l’audace de contredire leurs opinions. »
Et encore :
« Jamais peut-être il n’a coulé autant de sang qu’ils en feraient couler eux-mêmes ! » Continuer la lecture de « Voltaire, chantre de la liberté d’expression… vraiment ? »

Peine de mort pour les violeurs d’enfants !

Des nationalistes russes se sont fait passer pour une petite fille de 13 ans sur internet. Lors d’une discussion sur un forum, un pédophile de 36 ans lui a fait des avances et voulait rencontrer la (fausse) petite fille ! Alors qu’il pensait pouvoir assouvir sa perversion, le pédomane a trouvé des nationalistes au rendez-vous…

Attention certaines images peuvent choquer : Voir la vidéo!

Merci à Tanguy

Laissés sans surveillance, des élèves de primaire consultent des sites pornographiques en classe

Une dizaine d’enfants de CM2 de l’école primaire Victor Hugo, à Bouthéon (42), a été laissé sans surveillance par une enseignante, convoquée à une réunion durant les heures de cours.

Elle a alors laissé des devoirs aux enfants, qu’ils devaient réaliser par informatique, demandant à sa collègue de la salle voisine de jeter un œil au travers de la porte, restée ouverte.
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Encore plus de flicage sur Internet

Lu ici :

PC INpact vient de révéler l’existence d’un projet de décret qui donnerait au gouvernement un pouvoir de censure arbitraire de tous les contenus et services d’Internet. Le gouvernement poursuit sa politique de contrôle du Net, au mépris des droits et libertés des citoyens.

En application de l’article 18 de la loi pour l’Économie Numérique du 21 juin 20041, le gouvernement propose de donner à plusieurs ministères le pouvoir d’ordonner la censure de contenus « lorsqu’il est porté atteinte ou qu’il existe un risque sérieux et grave d’atteinte au maintien de l’ordre et de la sécurité publics, à la protection des mineurs, à la protection de la santé publique, à la préservation des intérêts de la défense nationale ou à la protection des personnes physiques », définition aux contours extrêmement flous et particulièrement vaste. Les mesures de censure des contenus, qu’il s’agisse de retrait ou de filtrage, seraient directement prises par le gouvernement, sans décision de l’autorité judiciaire et s’appliqueraient en pratique à toute forme de sites ou services d’information en ligne2.

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Scandales sexuels chez les nationalistes turcs

Des vidéos montrant les ébats extra-conjugaux de plusieurs hauts cadres du « Parti d’action nationaliste » (parti turc qualifié d’« extrême-droite », 3e formation du pays) ont été diffusées ces derniers temps sur internet, causant un séisme dans le monde politique turc. L’origine de ses videos filmées à l’insu des hommes politiques reste inconnue.

La république « française » peu armée pour surveiller internet

Article du Figaro :

Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10 % de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. Selon nos informations, la France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – «les écoutes» – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui. Pas de débat en revanche sur les interceptions sur Internet – les interceptions IP – car celles-ci peinent à décoller. La principale raison en est le coût : une interception téléphonique coûte aujourd’hui 12 euros par jour en moyenne tandis qu’une interception sur Internet vaut encore 80 euros. «Avec ces tarifs, les juges rechignent à autoriser une interception IP, explique une source policière. Les enquêteurs se voient souvent refuser leurs demandes.» Parfois, ce sont aussi les opérateurs qui ne sont pas assez réactifs.

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Big Brother vous enregistre

Lu sur le Salon Beige :

« Le gouvernement a fait paraître mardi au Journal officiel un décret attendu depuis l’adoption de la Loi de (dite de) Confiance dans l’économie numérique de 2004. Il précise les données que doivent conserver les hébergeurs lors de la transmission ou de la modification de contenus en ligne. Il s’agit de simplifier les enquêtes et poursuites judiciaires. Ce décret vise aussi les services de partage de vidéos ou d’hébergement de blogs.

Nous rappelons qu’une directive européenne impose à tous les fournisseurs d’accès l’enregistrement de toutes les adresses de connexion utilisées par tous leurs abonnés pendant un an. Un chercheur franco‑algérien au centre de recherches de physique nucléaire de Genève s’est retrouvé en prison pour avoir utilisé une connexion cryptée pour aller discuter sur des forums islamistes liés à Al‑Qaïda au Maghreb islamique. Continuer la lecture de « Big Brother vous enregistre »

Vie virtuelle, mort réelle

En Corée du Sud, un garçon de 15 a tué sa mère après qu’elle l’a réprimandé parce qu’il passait trop de temps à jouer sur son ordinateur, avant de se donner la mort par pendaison.
Ce pays asiatique, « très connecté », est régulièrement confronté à des faits divers tragiques de ce genre (homme mourant de faim après 5 jours de jeu ininterrompu, parents laissant mourir leur bébé).
Son gouvernement estime à deux millions le nombre de « drogués » à l’internet et aux jeux vidéo.

Source

Vers la fin de l’anonymat sur les blogs?

Jean-Louis Masson, sénateur apparent UMP, a déposé le 3 mai u projet de loi visant à mettre fin à l’anonymat des blogueurs.

Les personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne mettent à disposition du public, dans un standard ouvert :

a) S’il s’agit de personnes physiques, leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone […]; (rédaction proposée de l’article 6, III, 1 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique – LCEN).

Certains n’ont pas hésité à rappeler que d’ordinaire, «personne ne prend au sérieux» ce sénateur «considéré comme un hurluberlu».

De nombreuses réactions hostiles ont été publiée sur la blogosphère, aussi bien chez les anonymes que chez les autres.
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