22 août 1914 : mort au front d’Ernest Psichari,

à l’âge de 31 ans. Ce jeune écrivain était le petit-fils d’Ernest Renan.

Il rejeta tôt les idées exprimées par le milieu de la bourgeoisie intellectuelle dreyfusarde de sa jeunesse.
Au pacifisme succéda la ferveur nationale, au culte du moi celui de la communauté enracinée, au rationalisme la ferveur des sentiments.
Psichari est, par sa personnalité, ses préoccupations, ses aspirations morales et son engagement, emblématique d’une jeunesse exaltée dont fit aussi partie Charles Péguy par exemple.
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C’était un 5 août…

1884 : pose, par la Grande Loge de New York, de la première pierre de la statue de La liberté éclairant le monde, sur l’île Beldoe du port de New York.
Son auteur est le franc-maçon français Frédéric Auguste Bartholdi.
La statue (dans un rapprochement avec Lucifer, « le porteur de lumière ») symbolise l’expansion de l’idéologie maçonnique à travers la planète.
Et ce, si nécessaire à la lumière des bombes atomiques ou au phosphore…

1895 : mort de Friedrich Engels, philosophe communiste et mécène de Marx.
Coauteur de la plupart  de ses ouvrages, il ne travailla quasi jamais, étant le fils d’un très riche industriel luthérien du textile.
Il mena une existence schizophrénique, se séparant entre action révolutionnaire et exploitation de ses prolétaires.

1914 : décès de Jules Lemaître (né en 1853),  fondateur de la Ligue de la Patrie française (1898).
Cet important mouvement nationaliste fut créé en réaction à la sinistre « Ligue des droits de l’homme », dans le cadre de l’« affaire Dreyfus » – à laquelle il ne survécut d’ailleurs pas (tout comme la Ligue des patriotes de Paul Déroulède), étant dissout en 1904.
Lemaître était toutefois surtout antimaçon.
Agrégé de lettres, écrivain, critique littéraire et dramatique, académicien, il avait fait du mouvement qu’il présidait un repaire d’intellectuels, de personnalités mondaines, d’académiciens.

Intime de Léon Daudet, il avait rallié l’Action française en 1908.
Il laisse une œuvre diverse et solide dont Les contemporains (4 volumes), des contes et histoires de Noël et une biographie de Chateaubriand.

Biographie de Maurice Bardèche

Beau-frère et ami de Robert Brasillach, professeur de littérature et balzacien éminent, Maurice Bardèche (1907-1998) est devenu après la guerre la figure de l’intellectuel  de « droite », de l’intellectuel « fasciste ».
Parmi ses divers ouvrages (disponibles ici), si on ne devait en conseiller qu’un, ce serait Sparte et les Sudistes, essai politique anti-moderne d’une grande puissance.
Francis Bergeron – déjà auteur de plusieurs biographies dans cette même collection (disponibles ici) – revient sur ce personnage au parcours singulier dans un livre qui vient de sortir chez Pardès (commandable ici).

4e de couverture :

« Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté, à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hiérarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré.

Normalien jusqu’au bout des ongles, professeur sans élèves, politique sans militants, fasciste autoproclamé, quand tous les vrais fascistes étaient morts et quand ce qualificatif n’était plus qu’une injure…
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C’était un 5 août… (bis)

1914. Décès de Jules Lemaître (né en 1853),  fondateur de la Ligue de la Patrie française (1898).

Cet important mouvement nationaliste fut créé en réaction à la sinistre Ligue des droits de l’homme, dans le cadre de l’« affaire Dreyfus » – à laquelle elle ne survécut d’ailleurs pas (comme la Ligue des patriotes de Paul Déroulède), étant dissoute en 1904.
Lemaître était toutefois plus antimaçon qu’antisémite.
Agrégé de lettres, écrivain, critique littéraire et dramatique, académicien, il avait fait du mouvement qu’il présidait un repaire d’intellectuels, de personnalités mondaines, d’académiciens.

Intime de Léon Daudet, il avait rallié l’Action française en 1908.
Il laisse une oeuvre diverse et solide comme Les cmpoonterains (4 volumes).

“Vengeances de Femmes” 2 : trois questions à l’auteur

Le livre de Patrick Gofman, « Vengeances de femmes », vient tout juste d’être réédité, dans une version notablement augmentée : 50 historiettes où l’ironie le dispute à la cruauté.
Vous pouvez d’ores-et-déjà le commander sur le site de la Librairie française.
Une séance de dédicaces aura lieu au bistrot « Le doux raisin » (29 rue Descartes, 75005 Paris, M° Cardinal Lemoine), lundi 21 février à partir de 18h.

Contre-Info a interrogé pour vous l’auteur. 

C-I : Pourquoi une 2e édition de “Vengeances de Femmes” ?
Patrick Gofman : L’éditeur de la 1re édition a disparu si vite que ce livre n’a pas eu sa chance. Et il était trop maigre. La 2e édition passe de 30 à 50 anecdotes, et de 108 à 186 pages…

C.-I. : Anecdotes ? La criminalité féminine est anecdotique ?
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Henry de Monfreid : exposition à Paris

Henry de Monfreid (1879-1974) fut un écrivain-aventurier au parcours extraordinaire. 
Pas un modèle, bien sûr, sauf de courage et de ténacité…
Une exposition lui est consacrée à la Bibliothèque nationale de France du  22 février 2011 au 3 avril 2011 : les dons de ses héritiers (papiers personnels, lettres, journaux de bord, photographies stéréoscopiques, films et enregistrements sonores de l’auteur) sont l’occasion de retracer, à travers ses aventures dans la Corne de l’Afrique et en Mer Rouge, les multiples facettes de ce voyageur intépride.

Francis Bergeron lui a consacré une biographie (commandable en ligne ici).
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