28 septembre : mort de Roger Nimier

Le célèbre écrivain, passionné de voitures, se tue au volant de son Aston Martin à l’âge de 37 ans, en compagnie de la romancière Sunsiaré de Larcône, à la hauteur de La Celle-Saint-Cloud, le 28 septembre 1962.

Il était considéré comme le chef de file du mouvement littéraire dit des « Hussards ».

Ce courant, dans les années 1950 et 60, s’opposa aux existentialistes et à la figure de l’intellectuel engagé qu’incarnait Jean-Paul Sartre. Les Hussards se distinguaient d’abord par un style, cinglant. On les caractérisait aussi comme antigaullistes de droite, anticonformistes, refusant les modes et ayant le goût des causes perdues.

Les plus fameux romans de Roger Nimier sont Les épées, Le hussard bleu et Les enfants tristes.

Son ami Antoine Blondin lui consacrera un ouvrage : Monsieur Jadis ou l’école du soir.

Quand Désir dénonce la lepénisation de la droite parlementaire…

Amusant. Car précisément, quand la droite parlementaire s’oppose au « mariage » homosexuel, elle ne fait que conserver les positions sociétales qui ont toujours été les siennes. Pourquoi dès lors suggérer un mouvement idéologique de la droite parlementaire, en l’occurrence vers l’«extrême-droite» ? Manifestement, pour Harlem Désir, lorsque la droite refuse d’être de gauche, y compris sur les sujets de société, elle devient « extrémiste ». Un bon politique de droite se doit finalement d’être culturellement de gauche.

A la vérité, et on y voit plus clair ainsi, lorsque la droite ne souscrit pas au principe du progressisme de gauche, qui n’admet aucun ordre naturel des choses, mais postule  l’évolution permanente d’une société qui doit s’émanciper des règles issues de notre culture chrétienne, cette droite est nécessairement « homophobe » ou « réactionnaire ». La gauche, incapable d’ouverture intellectuelle, analyse finalement les positions de la droite à partir de ses propres prémisses à elle, s’interdisant ainsi de comprendre le discours de droite.  Et de disqualifier alors cette droite, qui refuse de rejoindre la gauche sociétale (rendez-vous compte !), en lui accolant les épithètes les plus convenues : on sort alors de l’univers de la pensée pour entrer dans celui, irrationnel, de l’invective et du slogan.

Le ressort est éculé : la bonne vieille dialectique trotskyste a déjà fait ses preuves. Elle consiste à diaboliser l’adversaire par la caricature, afin de le discréditer dans l’opinion, chaque fois qu’il s’éloigne des balises de la bien-pensance. Autant qu’il est possible, il faudra l’associer, en imposant une rhétorique calculée, vectrice d’une charge affective démesurée, aux « z’heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ». Tout un concept. C’est ainsi que tous ceux qui ne sont pas de gauche sont et resteront toujours des fascistes…

Jean de Rouen

Biographie de Maurice Bardèche

Beau-frère et ami de Robert Brasillach, professeur de littérature et balzacien éminent, Maurice Bardèche (1907-1998) est devenu après la guerre la figure de l’intellectuel  de « droite », de l’intellectuel « fasciste ».
Parmi ses divers ouvrages (disponibles ici), si on ne devait en conseiller qu’un, ce serait Sparte et les Sudistes, essai politique anti-moderne d’une grande puissance.
Francis Bergeron – déjà auteur de plusieurs biographies dans cette même collection (disponibles ici) – revient sur ce personnage au parcours singulier dans un livre qui vient de sortir chez Pardès (commandable ici).

4e de couverture :

« Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté, à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hiérarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré.

Normalien jusqu’au bout des ongles, professeur sans élèves, politique sans militants, fasciste autoproclamé, quand tous les vrais fascistes étaient morts et quand ce qualificatif n’était plus qu’une injure…
Continuer la lecture de « Biographie de Maurice Bardèche »

Transexualisme : Roselyne Bachelot ouvre la voie

Le transsexualisme n’est plus une maladie mentale dans notre pays.
La République française est ainsi le premier gouvernement au monde à faire cette démarche par un décret publié, mercredi dernier, au Journal officiel. Ce décret du ministère de la Santé supprime « les troubles précoces de l’identité de genre » d’un article du Code de la Sécurité sociale relatif aux « affections psychiatriques de longue durée ».
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait annoncé, le 16 mai 2009, à la veille de la Journée mondiale de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, sa volonté de ne plus considérer les transsexuels (50 000 personnes environ) comme des malades psychiatriques.

Les associations transsexuelles sont bien sûr satisfaites, mais elles ont toutefois précisé qu’elles veilleront à ce que les transsexuels français continuent d’être pris en charge par la Sécurité sociale, le transsexualisme pourrait être alors classé comme affection longue durée « hors liste ».
Ce qui veut dire en bref : « On est comme tout le monde, mais on veut que la Sécu continue à payer nos délires! »

L’association Outrans a rappelé que ce changement n’empêche pas pour autant le transsexualisme de rester psychiatrisé. En effet, les trans restent notamment soumis à un suivi psychiatrique, la transphobie n’est toujours pas reconnue comme une discrimination par la Halde, le changement d’identité reste difficile et la stérilisation forcée obligatoire.

Une fois de plus la droite est pire que la gauche. Il serait bon que tous les naifs qui ont voté Sarkozy s’en rendent compte.

Source