C’était un onze mars : l’assassinat du colonel Bastien-Thiry

Le 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.

Il avait organisé l’attaque du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livrait l’Algérie française aux mains des égorgeurs et liquidé le camp nationaliste en France.

Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin).

Un très bon petit livre constitue une bonne synthèse sur ce sujet : Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide, par l’abbé Olivier Rioult (cliquer ici).

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice.

On peut retrouver cette chanson sur le cd du Chœur Montjoie St Denis, Chants de France XI, ou encore sur la compilation de l’ADIMAD.

Un colonel se suicide pour dénoncer la vilenie des autorités françaises

« Après une période de découragement, j’ai décidé de jouer ma dernière carte ou, plus exactement, de tirer ma dernière cartouche.
Dans ma tête. En d’autres termes, je vais me « faire sauter le caisson » pour expier ma part de honte et protester contre la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis Lao. Ce n’est pas un suicide mais un acte de guerre visant à secourir nos frères d’armes en danger de mort. Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous, les grands « média » sans courage et vous, les « collabos » sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule ! »

Le colonel Robert JAMBON, commandeur de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs, croix de la valeur militaire, chevalier du Million d’éléphants et du Parasol blanc, commandeur de l’Ordre national de Côte-d’Ivoire, est décédé le 27 octobre 2011, à l’âge de 86 ans.
Il s’est tiré une balle dans la tête devant le monument aux morts indochinois à Dinan (Bretagne).

Par son geste, il entendait protester contre le silence des dirigeants politiques de France face aux persécutions subies par les Lao et H’mongs, peuples des Hauts Plateaux, suite à leur engagement aux côtés des Français durant la guerre d’Indochine, notamment à Dien Bien Phu. Le colonel Jambon avait combattu plusieurs années avec eux.

Ci-dessous sa lettre d’adieu.

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Hommage à la mémoire du Colonel Argoud

Communiqué de l’Association de Défense des Intérêts Moraux des Anciens Detenus (de l’Algérie française) :
« L’ADIMAD a décidé de rendre hommage à l’un des plus prestigieux chefs de l’Organisation Armée Secrète, le Colonel Antoine ARGOUD.
Le vendredi 10 juin 2011 à Darney (88260), dans les Vosges, près de Vittel, nous scellerons sur la tombe du Colonel une plaque en granit noir portant le logo de l’ADIMAD et en lettres dorées l’inscription suivante :
Au Colonel Antoine ARGOUD
Ses Camarades de combat de l’ Organisation Armée Secrète

PROGRAMME DU VENDREDI 10 JUIN 2011 :
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