28 juillet 1985 : mort de Michel Audiard

scénariste, réalisateur et écrivain.

Les dialogues de ses films (entre autres) Un singe en hiver, d’après le roman d’Antoine Blondin, et Les tontons flingueurs restent un modèle du genre et l’archétype d’une certaine esthétique, disparue avec « la France d’avant ».
Nombre de ses répliques sont d’ailleurs devenues « cultes ».

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Les « Écrits céliniens » de Robert Faurisson

C’est après la mort de Robert Faurisson que les éditions Akribeia ont décidé d’éditer ce recueil de textes du célèbre professeur, visant à réhabiliter pleinement Louis-Ferdinand Céline, l’écrivain maudit du XXe siècle au style inimitable, et qui fut injustement calomnié après guerre.

Le premier chapitre porte sur Bardamu, le héros du principal roman de Céline, Voyage au bout de la nuit. Ce n’est pas un hasard si le livre commence sur ce personnage de roman car il semble bien que pour comprendre Céline, il faut comprendre Bardamu avec son voyage où il allait passer de Charybde en Scylla : dès le début, le héros du voyage est sur un champ de bataille de la première guerre mondiale où les balles sifflent et la mort fauche… Incontestablement, cela expliquera pourquoi Céline sera du côté des pacifistes dans les années 30.

La suite du livre visera à expliquer et même justifier les prises de position de l’écrivain controversé. Faurisson s’emploiera à justifier les titres des pamphlets, notamment Bagatelles pour un massacre : le massacre dont il est question, c’est la deuxième Guerre mondiale dont on sent les prémices en 1937 tant les bellicistes soufflent sur les braises et que Céline prévoit avec justesse qu’elle s’annonce comme une boucherie, et qu’il faut donc éviter :

« Il nous faut le répéter, jamais ce titre n’a signifié que Céline préconisait un quelconque massacre des juifs. En réalité, le massacre en question était celui qui allait se produire de 1939 à 1945 (avec, ensuite, l’horreur du traitement infligé aux vaincus par les vainqueurs).
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Il y a 50 ans : mort de Louis-Ferdinand Céline

Révolte et autres bagatelles: Louis-Ferdinand Céline, regard sur un artiste controversé

Cinquante ans après sa mort, son nom continue à susciter le trouble et la discorde : tout au long de son œuvre Céline s’est plu à semer le vent, à soulever tempête sur tempête – nous en sentons encore le souffle, amer et vivifiant à la fois. Tout récemment encore il faisait polémique : on pense à cette affaire au terme de laquelle M. Mitterrand a jugé bon de retirer le nom de Céline de la liste des célébrations nationales, pour le plus grand soulagement du président de l’association des fils et filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld. « Je considère Céline comme un grand écrivain, déclare ce dernier, mais c’est un être abject également. (…) De ce point de vue-là, Céline n’avait pas sa place, ce n’était pas à la République de célébrer entre guillemets le plus antisémite de tous les Français de l’époque. »
On est pour ou contre Céline, par principe, par conformisme ou provocation. Surtout lorsqu’on ne l’a pas lu, cela va sans dire.
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Le caniche Mitterand ne tient pas de son oncle

« Les bouquinistes des quais de la Seine rapportent qu’à l’automne dernier, François MITTERRAND recherchait les « pamphlets » de Céline. On peut espérer qu’il n’a pas rencontré des militants du MRAP qui, sous la férule de leur dirigeant Mouloud Aounit, militent, constat d’huissier à l’appui, pour que ces textes maudits ne soient plus exposés sur les quais. » ( Bulletin célinien, mars 1996).

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