C’était un 6 août 1870 : la « charge de Reichshoffen »

« La charge des cuirassiers » tableau de Théodore Levigne peint en 1878

C’est sous ce nom qu’est rentré dans le mythe français cet épisode tragique de la guerre franco-prussienne.

Ce jour-là, en Alsace, la bataille fait rage, principalement sur les territoires des communes de Woerth, de Frœschwiller et de Morsbronn.

Le nom de Reichshoffen est passé à la postérité car l’état-major de Mac-Mahon s’y trouvait ainsi que plusieurs escadrons de cuirassiers (cavalerie lourde) qui y étaient basés et qui s’illustrèrent dramatiquement pendant la bataille.

Courageusement, les Français se battirent à un contre quatre et les fameux « cuirassiers de Reichshoffen » (de la brigade Michel) se sacrifièrent héroïquement lors de grandes charges contre les Prussiens qui les piégèrent et qui les abattirent quasiment à bout portant ; comme ce fut notamment le cas à Morsbronn, où les cuirassiers chargèrent contre le village et s’engouffrèrent dans les rues étroites, s’offrant ainsi à l’ennemi embusqué dans les maisons.

La défaite des troupes françaises entraina la perte de la province, mais le sacrifice des cuirassiers permit la retraite de l’armée de Mac-Mahon, en bon ordre, au lieu du désastre initialement redouté.
Ci-dessous le récit épique de cet épisode, tiré du livre de Jules Mazé, L’Année terrible. Les étapes héroïques.
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C’était un 27 juillet : la bataille de Bouvines

L’éphéméride du 27 juillet est particulièrement riche mais nous avons opté pour cet épisode historique, crucial dans l’histoire de France (et qui eut d’ailleurs des conséquences européennes notables).

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Texte tiré de la revue L’Héritage :

Le Soleil de Bouvines

La survie de la France tient à peu de choses. Qu’on se rappelle qu’à la suite du partage de Verdun (843) , elle n’était qu’un royaume à la périphérie du Saint Empire. Menacée à l’Ouest par l’Angleterre, à l’Est par l’Empire, la France n’a dû sa survie qu’à la volonté tenace d’une famille, les Capétiens. Ces efforts conduiront enfin sous le règne de Saint Louis à l’officialisation par la papauté de l’indépendance effective du royaume face à l’Empire.

La bataille décisive de Bouvines est là pour nous rappeler que l’indépendance de notre nation fut toujours fragile et mérita tous les efforts de nos chefs.
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15 avril 1450 : la bataille de Formigny

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Le 15 avril 1450, le roi Charles VII, assisté du comte de Clermont, du connétable de Richemont et de l’amiral de Coëtivy, repousse à Formigny, près de Bayeux, une armée anglaise qui venait de débarquer à Cherbourg, sous le commandement de Thomas Kyriel, pour tenter de secourir les dernières places anglaises de Normandie.

Côté anglais : 3800 morts et 1200 prisonniers. Côté français : seulement 12 morts !

Avec cette victoire, qui vaut au roi de France le surnom de « Victorieux », la guerre de Cent Ans touche à sa fin et la Normandie est rattachée au royaume des lys…

Au NPA, bataille autour de l’héritage financier de la LCR

Article intéressant du Monde sur les luttes intestines au sein du NPA pour se partager l’argent de la LCR. C’est beau le communisme.

« C’est la dernière bagarre devant la dépouille de la Ligue communiste révolutionnaire. Un peu comme celle que se livre une famille devant le cercueil d’un être qu’elle a jadis chéri et qui peut lui rapporter gros. Voilà des mois que la direction du Nouveau Parti anticapitaliste se déchire entre sa majorité pro-Poutou et sa minorité, la Gauche anticapitaliste, attirée par le Front de gauche de Mélenchon. Samedi 24 mars, lors d’un conseil politique national, c’est sur une histoire financière que le ton est monté. Depuis sa dissolution en février 2009, concomitante avec la création du NPA, c’est encore la LCR qui touche l’aide publique allouée aux partis politiques en fonction des résultats obtenus lors des élections législatives de 2007.»

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C’était un 26 mars 1944 : l’attaque du maquis des Glières

Ce jour-là, les Allemands et la Milice française lancent une opération destinée à reprendre en main le plateau des Glières. D’après l’histoire officielle, une poignée de maquisards ont tenu tête à l’armée allemande.

« La bataille des Glières » du 26 mars 1944, haut symbole de la Résistance commémoré chaque année par Nicolas Sarkozy, ne serait-elle qu’une légende créée de toutes pièces ? Cette thèse, soutenue par de nouvelles recherches historiques, suscite la polémique en Haute-Savoie.

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