3 février 1917 : mort d’Edouard Drumont,

journaliste, écrivain et homme politique.

Presque aveugle, Edouard Drumont décède peu avant 20h dans sa résidence de Moret-sur-Loing, près de Fontainebleau, à l’âge de 72 ans.

Outre de nombreux ouvrages consacrés à Paris (dont il était amoureux), ce brillant pamphlétaire est l’auteur d’une description de la société française au XIXe siècle : le « best-seller » La France juive (disponible ici), « livre magique » pour Georges Bernanos qui lui consacrera un ouvrage fameux : La Grande Peur des bien-pensants (disponible ici).
La fin d’un monde (disponible ici) est aussi un maître-ouvrage d’Edouard Drumont, qui a, à notre avis, moins vieilli.
Drumont fonda en 1892 et dirigea le journal La libre parole et fut un leader du camp nationaliste et antidreyfusard.

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C’était un 20 janvier… (mort de St Sébastien / découverte de l’Antarctique et invention du dessin animé par des Français / bataille de Vinh Yen)

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Né à Narbonne et renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.

Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes.

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C’était un 10 septembre 1955… Poujade contre Faure (+ bonus Mendès)

Pierre Poujade était à l’époque un meneur populiste de premier plan, leader syndical pouvant rassembler des centaines de milliers de personnes à une réunion, député et dirigeant de l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA).
Voyons ci-dessous et ci-contre comme le « populisme » de l’époque différait de l’actuel.

Ce 10 septembre, Pierre Poujade adresse dans Fraternité française (organe de l’UDCA) un éditorial au président du Conseil Edgar Faure :
« Aujourd’hui la France bouge, car elle ne veut plus de ta politique de trahison. Elle ne veut plus de cette lutte fratricide en Afrique du Nord et ne te confiera pas ses enfants pour un nouveau Dien Bien Phu. (…)
Aujourd’hui, Faure, tu t’inscris dans l’histoire comme l’un des hommes les plus néfastes à la patrie.
Aujourd’hui, Faure, je te dis : fous le camp, toi et les tiens
[Faure était juif, NDCI], car demain il sera peut-être trop tard.
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Après Tintin, les Schtroumpfs sont dans la ligne de mire…

Antoine Buéno, écrivain, chargé de mission au groupe centriste du Sénat, enseignant à Sciences Po et plume de Bayrou en 2007 est l’auteur du « Le Petit Livre bleu » sorti mercredi. Le sujet du livre ? les Schtroumpfs… Ces petites créatures bleues vivant sous le régime de la communauté nées à la fin des années 50 seraient, au choix, fascistes ou antisémites. Il s’explique : « Ma théorie est que les Schtroumpfs sont l’archétype d’une utopie totalitaire empreinte de stalinisme et de nazisme. Une utopie, parce que c’est une société de félicité, une collectivité sans argent, en autarcie, stable. Le communisme, on le trouve dans la collectivisation, la condamnation de l’argent, les grands travaux. Puis il y a l’uniforme rouge du grand Schtroumpf. Le nazisme, c’est le racisme avec le Schtroumpf noir, le faciès de Gargamel qui rappelle les caricatures antisémites. Le fait qu’il soit accompagné d’un chat qui s’appelle Asraël. Il est mû par la cupidité. Et il y a la sublimation de la blondeur de la Schtroumpfette. »

Source : merci Tanguy

Sarközy se prend les pieds dans le tapis et se réfère à des antisémites

En visite jeudi matin au Puy-en-Velay (Haute-Loire), une des étapes du pèlerinage catholique vers Saint-Jacques de Compostelle, Nicolas Sarközy s’est exprimé sur « l’héritage patrimonial de la France », mais il a aussi débordé sur « l’identité » et la « laïcité ».
Avec un culot caractéristique, il déclara notamment : « Grégoire de Tours, le plus ancien de nos [sic] historiens, dans son Histoire des Francs, évoque le sanctuaire du Puy et la synagogue de Clermont. Il écrivait il y a 15 siècles. C’est la France que nous aimons, c’est la France dont nous sommes fiers. C’est la France qui a des racines.»

Anne Kling l’évoque et rappelle les propos atroces relatés et confortés par Saint Grégoire de Tours :
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